PRÉFACE. XXXIII
Pourquoi no6 jeunes et grands poëtes ontils dédaigné les succès, que, sans nuire à leurs autres travaux, la chanson leur eût procurés? notre cause y eût gagné, et, j'ose le leur dire, eux-^mémes eussent profité à descendre quelquefois des hauteurs de notre vieux Pinde , un peu plus aristocratique que ne le voudrait le génie de notre bonne langue française. Leur style eût sans doute été obligé de renoncer, en partie, à la pompé des mots; mais, par com*pensatiQU, ils se seraient habitués à résumer leura idées en de petites compositions variées et plus ou m<nns dramatiques, compositions que saisit l'instinct dn vulgaire, lora même que les détails les plus heureux lui échappent. C'est là, selon moi, mettre de la poésie en des-» sous- Feu^trètre est-ce, en définitive, une obligation qu'impose la simplicité de notre langue et à laquelle nous nous conformons trop ra-