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cette heureuse condition. Mais que. deviendra la perfection du style?. Croiton que les vers inimitables de: Racine, appliqués à Fun de nos meilleurs mélodrames, eussent empêché^ même aux boulevards, l'ouvrage de réussir?
Inventez, concevez pour ceux qui tous ne savent pas lire; écrivez pour ceux qui savent écrire.
Par suite d'habitudes enracinées, nous.ju* geons encore le peuple avec prévention. Il ne se présente à nous que comme une tourbe grossière , incapable d'impressions élevées, gé^ néreuses, tendres. Toutefois, chez nous il y a pis, même en matière de jugements littéraires, sur*tout au théàtra S'il reste de la poésie au monde, c'est, je n'en doute pas, dans ses rangs qu'il faut l'aller chercher. Qu'oiùl essaie donc d'en faire pour lui; mais, pour y parvenir, il faut étudier ce peuple. Quand par
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liasard nous travaillons pour nous en faire applaudir, nous le traitons comme font ces rois qui, dans leurs jours de munificence, lui jettent des cervelas à la tète et le noient dans du vin frelaté. Voyez nos peintres : représen« tentais des hommes du peuple, même dans des compositions historiques, ils semblent se complaire à les faire hideux. Ce peuple ne pourrait^il pas dira à ceux qui le représaitent ainsi : a Est-ce ma faute si je suis misérable*^ « ixae^t déguenillé? si mes traits sont flétris par «le besoin, quelquefois même par le vice?
« Mais dans ces traits hàvés et fatigués a brillé « Tenthousiasme du courage et de la liberté ; « mais sous ces haillons, coule un sang que je (c prodigue à la voix de la patrie C'est quand a mon ame s exalte qu'il fout me peindra. Alors « je suis beau ; » et le peuple aurait raison de parler ainsi.
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Tout ce qui appartient aux lettres et aux arts est sorti des classes inférieures , à pm d'excep* tiens pr^* Mais nous rëssenîblpQS tous à des parvenus désireux de faire oublier leur iorigme ; ou si nous voulons bien so^nr ^hesi notis des portraits de famille, c'est à condition d'en feire des caricatures. 36au moyen de sanc^blir^ vraiinept ! Les Chinois sont plus sag^ : ils ano* bli#seiit leurs a|eux.
Le ftù& graud poëte des ^itaps medero^yet peut-^tre de tpus les temps j Napoléon y lorsqu'il se dégageait de rimitation àe$ aqcieunes formes / iiionarchi<]ues^ j^g^ît le peuple ainsi que de* vraiëbt lé juger nos poëtep et nos artisia^ 11 voulait, par exetople , que le spectacle des re* présentatious gratis f&t composé des cbefer d œuvre de la scène française. Corneille et Mor Hère en faisaient souvent les honneurs, et l'on a remarqué que jamais leurs pièces ne furent
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applaudie» avec plus de discernement. Le grand homme avait appris de boûne heure, dans les camps et au milieu des troubles révolutionnalire^, jusquà quel degré d'élévation peut att^dre Imstinct des masses, habilement remuées. On serait tenté de croire que c'est pour satisfaire à cet instinct qu'il a tant fatigué le monde. L'amour que porte à sa mémoire la génération nouvelle qui ne l'a pas connu ,
prouvé assez combien l'émotion poétique a de • • »,
pouvoir sur le peuple. Que nos auteurs travaillent donc sérieusement pour cette foule si bien
préparée à recevoir l'instruction dont elle a besoin. En sympathisant avec elle, ils achèveront de la rendre morale , et plus ils ajouteront à son intelligence , plus ils étendront le domaine du génie et de la gloire.
Les jeunes gens, je l'espère, me pardonneront ces réflexions que je ne hasarde ici que.