‹ uvres complètes de P. J. de Béranger (volume 2)Chapitre 107 sur 166 · MA NACELLE · texte numérisé non relu

MA NACELLE

C![.\NTi';E A ME> AMIS , RKUNIS POLU MA FÈ 1 !i

Ain ; Elt! vogue la galère.

Sur une onde tranquille Voguant soir et matin, Ma nacelle est docile Au souf'He du destin.

J^A !i^Aes

■■^ 'rr' Il \ ig^

DE BÉRAN / 25

La voile s'enfle-t-elle, J'abandonne le bord.

Eb! vogue ma nacelle (0 doux zépbyr! sois-moi fidèle), Eb î vogue ma nacelle, Nous trouverons un port.

J'ai pris pour passagère La Muse des cbansons, Va ma course légère S' égayé à ses doux sons.

La folâtre pucelle Cbante sur cbaque bord.

Eb ! vogue ma nacelle (0 doux zépbir! sois-moi fidèle), Eb! vogue ma nacelle, Nous trouverons un port.

Lorsqu'au sein de Forage Cent foudres à la fois, Ebranlant ce rivage, Epouvantent les rois ; Le plaisir, qui m'appelle.

M'attend sur l'autre bord.

Eb! vogue ma nacelle (0 doux zépbir! sois-moi fidèle), Eb ! vogue ma nacelle, Nous trouverons un port.

Loin de là le ciel cbange :

Un soleil éclatant

2b2 CHANSONS

Vient mûrir la vendange Que le biivenr atlend.

D'une liqueur nouvelle Lestons-nous sur ce bord

Ih! vogue ma nacelle

(0 doux zépbir! sois-moi iidèle), Eh ! vogue ma nacelle, Nous trouverons un port.

Des rives bien connues M'appellent h leur tour.

Les Grâces, demi-nues, Y célèbrent l'amour.

Dieux! j'entends la plus belle Soupirer sur le bord.

Eh ! vogue ma nacelle (0 doux zéphyr! sois-moi fidèle) ^ Eh ! vogue ma nacelle.

Nous trouverons un port.

Mais, loin du roc perfide Qui produit le laurier, Quel astre heureux me guide Vers un humble foyer?

L'amitié renouvelle Ma fête sur ce bord.

Eh ! vogue ma nacelle (0 doux zépliyr! sois-moi fidèle), Eh! vogue ma nacelle, Nous entrons dans le port.

Di: BEP.ANGER.

loo

Page 1