‹ uvres complètes de P. J. de Béranger (volume 2)Chapitre 157 sur 166 · A L'USAGE DE DEUX OU TROIS MARIS · texte numérisé non relu

A L'USAGE DE DEUX OU TROIS MARIS

Am : Eh! gai, gai, gai, mon officier!

Eh! gai, gai, gai, de profandis!

Ma femme A rendu l'ame.

Eh! gai, gai, gai, de profandis!

Qu'elle aille en paradis.

A cette âme si chère

Le paradis convient ;

Car, suivant ma grand'mère, . «

De l'enfer on revient.

Eh! gai, gai, gai, de profundkl Ma femme A rendu l'âme.

Eh! gai, gai, gai, de profandis!

Qu'elle aille en paradis.

Hélas 1 le ciel lui-même Avait tissu nos nœuds :

Mon bonheur fui extrême...

Pendant un jour ou deux.

Eh! gai, gai, gai, de profundi^l Ma femme A rendu l'âme.

Eh ! gai, gai, gai, de profundis!

Qu'elle aille en paradis.

Quoiqu'il fût impossible D'avoir l'air |)lus malin, Elle était trop sensible...

Si j'en crois mon voisin.

Eh! gai, gai, gai, de profundis!

Ma femme A rendu l'àme.

Eh! gai, gai, gai, de profundis!

Qu'elle aille en paradis.

Non, jamais tourterelle N'aima plus tendrement ; Gomme elle était fidèle...

A son dernier amant!

Eh! gai, gai, gai, de profundis!

Ma femme A rendu l'âme.

Eh! gai, gai, gai, de profundis!

Qu'elle aille en paradis!

Dieu! faut-il lui survivre?

Me faut-il la pleurer? Non, non, je veux la suivre, . .

Pour la voir enterrer.

Eh! gai, gai, gai, de profnndh!

Ma femme A rendu l'âme.

Eh! gai, gai, gai, de profirndis !

Qu'elle aille en paradis.

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