‹ uvres complètes de P. J. de Béranger (volume 2)Chapitre 80 sur 166 · A MON AMI DÉSAUGIERS · texte numérisé non relu

A MON AMI DÉSAUGIERS

QUI VENAIT n'iVlP.E NOMMli DIP.RCTKUr. DU VAUDEVILLE

DÉCEMBRE 18d5

Air : lit Ccilacoua.

Bon Désaugiers, mon camarade.

Mets dans tes poches deux flacons, Puis rassemble, en versant rasade.

Nos auteurs piquants et féconds.

Ramène-les dans l'humble asile

Où renaît le joyeux refrain.

Eh! va ton tram, Gai boute-en-train!

Mets-nous en train, bien en train, tous en train. Et rends enfin au Vaudeville Ses grelots et son tambourin.

Rends-lui, s'il se peut, le cortège Qu'à la Foire il a fait briller :

L'ombre de Panard te protège; Yadé semble te conseiller.

Fais-nous apparaître à la file^ Jusqu'aux enfants de Tabarin.

Eh! va ton train.

Gai boute-en-train j Mets-nous en train, bien en train, tous en train, Et rends enfin au Vaudeville Ses grelots et son tambourin.

Au lieu de fades épigrammes.

Qu'il aiguise un couplet gaillard :

Collé, quoi qu'en disent nos dames, Est un fort honnête égrillard.

La gaudriole, qu'on exile.

Doit refleurir sur son terrain.

Eh ! va ton train.

Gai boute-en-train!

Mets-nous en train, bien en train, tous en train. Et rends enfin au Vaudeville Ses grelots et son tambourin.

Malgré messieurs de la police, Le vaudeville est ne frondeur :

Des abus fais ton bénéfice, Force les grands à la pudeur.

Dénonce tout flatteur servile A la gaieté du souverain.

Eh! va ton Irain, Gai boute-en-train !

Mets-nous en train, bien en train. Ions en Irain, Et rends enfin au Vaudeville Ses grelots et son tambourin.

Sur la scène, où plus à son aise Avec toi Momus va siéger, Relève la gaieté française A la barbe de l'étranger.

La chanson est une arme utile Qu'on oppose à plus d'un chagrin.

Eh! va ton train,

Gai boute-en-train !

Mets-nous en train, bien en train, tous en Irain, Et rends enfin au Vaudeville Ses grelots et son tambourin.

Verse, ami, verse donc à boire;

Que nos chants reprennent leur cours :

Il nous faut consoler la gloire,

11 faut rassurer les amours.

Nous cultivons un champ fertile

Qui n'attend qu'un ciel plus serein.

DE BÉUANGEU. 185

Eh ! va ton train , Gai boute-en-train !

Mets-nous en train, bien en train, tous en train, Et rends enfin au Vaudeville Ses grelots et son tambourin.

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