‹ Œuvres complètes de P.-J. de Béranger (volume 5)Chapitre 272 sur 323 · I.a liberté, là, m’offrait le repos · texte numérisé non relu

I.a liberté, là, m’offrait le repos

Je franchirais ces monts à crête immense,

* <Juelqc« s personnes m'avaient écrit de Suisse pour m'offrir an refuge si je voulais éviter ta détention dont i 'étais menacé.

Où je crois voir nos vieux drapeaux flottants. Mon cœur n'a pu s'arracher à la France.

O bon Génie, amusez-moi longtemps.

Dans mon désert encor quelque mirage !

Génie, allons sur ces coteaux boisés.

En vain tout bas on me dit : Deviens sage*;

Plie un genou, tes fers seront brisés.

Vous, qui, bravant le geôlier qui nous guette,

Me rendez jeune à près de cinquante ans,

Sur ce brasier, vite, un coup de baguette.

O bon Génie, amusez-moi longtemps.

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