‹ Œuvres complètes de P.J. de Béranger :Chapitre 86 sur 129 · ÂGÉE DE TROIS MOIS · texte numérisé non relu

ÂGÉE DE TROIS MOIS

LE iOUK DE SON BAPTÊME Aux : fmig bon cfiaitseur autre/bis.

Ma filleule, où diable a-t-on pris Le pauvre parrain qu'on vous donne?

Ce choix seul excite vos cris :

De bon cœur je vous le pardonne.

Point de bonbons à ce repas :

A vos yeux cela doit me nuire ; Mais, mon enfant, ne pleurez pas, Votre parrain vous fera rire.

L'amitié m'en a fait l'honneur, Et c'est l'amitié cyii vous nomme.

Or, pour n'être pas grand seigneur.

Je n'en suis pas moins honnête homme. Des cadeaux si vous faites cas.

Vous y trouverez à redire; Maib, mon enfant, ne pleurez pas, Votre parrain vous fera rire.

Malgré le sort qui sous sa loi Tient la vertu même asservie, I^uissioDs-nous, ma commère et moi, Vous porter bonheur dans la vie!

Pendant leur voyage ici-bas, Aux bons cœurs rien ne devrait nuire ; Mais, mon enfant, ne pleurez pas, Votre parrain vous fera rire.

Qu'à vos noces je chanterai, Si jusque-là mes chansons plaisent!

Mais peut-être alors je serai Où Panard et Collé se taisent.

Quoi ! manquer aux joyeux ébats Qu'un pareil jour devra produire!

Non, mon enfant, ne pleurez pas, Votre parrain vous fera rire.

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