ÂGÉE DE TROIS MOIS
LE iOUK DE SON BAPTÊME Aux : fmig bon cfiaitseur autre/bis.
Ma filleule, où diable a-t-on pris Le pauvre parrain qu'on vous donne?
Ce choix seul excite vos cris :
De bon cœur je vous le pardonne.
Point de bonbons à ce repas :
A vos yeux cela doit me nuire ; Mais, mon enfant, ne pleurez pas, Votre parrain vous fera rire.
L'amitié m'en a fait l'honneur, Et c'est l'amitié cyii vous nomme.
Or, pour n'être pas grand seigneur.
Je n'en suis pas moins honnête homme. Des cadeaux si vous faites cas.
Vous y trouverez à redire; Maib, mon enfant, ne pleurez pas, Votre parrain vous fera rire.
Malgré le sort qui sous sa loi Tient la vertu même asservie, I^uissioDs-nous, ma commère et moi, Vous porter bonheur dans la vie!
Pendant leur voyage ici-bas, Aux bons cœurs rien ne devrait nuire ; Mais, mon enfant, ne pleurez pas, Votre parrain vous fera rire.
Qu'à vos noces je chanterai, Si jusque-là mes chansons plaisent!
Mais peut-être alors je serai Où Panard et Collé se taisent.
Quoi ! manquer aux joyeux ébats Qu'un pareil jour devra produire!
Non, mon enfant, ne pleurez pas, Votre parrain vous fera rire.