PARIS
Uvournp, k* 10 avril inm.
Mon générni , M. Pigallc mon parent , qui vous remettra la présente , vous expliquera l'embarras où je me trouve, et l'extrême besoin que j'ai d'un congé , pour des Intérêts d'où dépend toute ma petite fortune.
Depuis einq ans que je suis hors de France, mes affaires vont de mal en pis, et cela, joint aux pertes que j'ai faites dans la dernière campagne , me mène tout doucement à l'hôpital , si mon absence dure davantage. Je vous supplie , mon général , de prendre en pitié un paavre diable ù qui vous avez témoigné autrefois quelque intérêt, et de dire un mot aux gens de qui dépend cette faveur, la plus grande que l'on puisse me faire aujourd'hui.