‹ Œuvres complètes de P. L. CourierChapitre 126 sur 199 · A PARIS · texte numérisé non relu

A PARIS

Florence, lo 8 fécricr 1810.

Vous ne m’écrivez plus, Monsieur; je m’en prends à madame Clavier, et tout en lui présentant mon respect, c’est elle que je querellerai de votre silence. Au fait, quand elle était loin do vous, j’avais de vos nouvelles; depuis son retour, pas une ligne.

Je vous félicite de tout mon cœur sur votre entrée à l'Institut , qui , ce me semble , avait plus besoin de vous que vous de lui. Cela vous était dû depuis longtemps. Mais c’est beaucoup d’obtenir tôt ou tard justice.

Je ne me trompais pas quand je vous marquai, dans ma dernière lettre , que je trouverais ici un Ixingus complet. Monsieur Renouard, témoin de cette découverte, vous contera comme il m’en a vu copier environ dix pages qui manquent aux imprimés, plus des phrases par-ci pai>là, et des variantes inestimables. Vous verrez tout cela imprimé dans peu, et traduit selon mon petit pouvoir.

Si vonk ne voulez ou ne pouvez m’écrire, gardez-moi an moins, je vous prie, un souvenir d’amitié. Je mets aux pieds de madame Clavier mes hommages respectueux.

P. S. C’est Renouard qui se charge de l'imprcs-

ÉCRITES DE FRANCE ET D’ITALIE

sion du Longus. Il a, dit-il, des gens capables de cette besogne. Dieu le veuille ! et s'il dit vrai , avril ne se passera point que vous n’en ayez le premier exemplaire.

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