‹ Œuvres complètes de P. L. CourierChapitre 149 sur 199 · A M. RAOUL DE ROCHETTE · texte numérisé non relu

A M. RAOUL DE ROCHETTE

Paris, k' 18 â\rii ISIS-

Monsieur, je n'aurai point l'honneur de dîner demain avec vous, parce que je pars pour la campagne, à mon grand regret, je vous assure.

Ne croyez pas que je me plaigne de votre académie; je reconnais au contraire qu'elle a eu

INÉDITES

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tuute sorte de raison de me refuser; que je n'étais point fait pour être académicien, et que c'était à moi une insigne folie de me mettre sur les rangs. Seulement, je ne veux pas qu'on me croie plus sot encore que je ne suis ; et comme bien des gens s'imaginent (|ue je me présente û chaque élection pour essuyer un refus , je ne dois pas négliger, ce me semble , de les désabuser. C'est là l'objet du petit mémoire que je vais publier, et dans lequel je ne prétends point justifier , mais atténuer ma sottise : je n'en ai guère fait en ma vie que par le conseil de mes amis. Ah I Visconti I Visconti I

[C'est au mois d'avril de cette année que Courier acheta samaisondelaCliavonnière. Il était à Paris pendant que sa femme sollicitait à Tours an sujet du procès contre Claude Bourgean ; procès perdu par Courier, et dont l'objet est connn p.ar le Mémoire contre Claude dourgeau. I.a lettre qui suit a trait à cette affaire.]

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