‹ Œuvres complètes de P. L. CourierChapitre 63 sur 199 · LIVRE IV · texte numérisé non relu

LIVRE IV

parce qu'ils ne se iwuvaicnl accoutumer au\ façons (le faire de la ville, et aussi (|u'ils voulaient faire des noces pastorales ; ee qiu leur fut |>erinis. Si s'en rctournéreut au lo;;is de Ijunun , et presentérenlau bou homme Mcf:aelès le nourricier de Chiot-, l)ryas,etsifemme>apt-àlamère Khode.

la- festin nuptial fut somptueusement prépare-, et M(-|iaeles derechef dévoua sa lllle Chloé aux ^ymphts; et outre plusieurs autres offrandes , leur eioniia les enseifenes aux(|uelles elle avait été reconnue, et donna eneore luuiue somme d’argent à Dryas.

Uionysophanc , pour ce que le jour était beau et serein, fit dresser dedans l'antre même des Nymphes des tables avec des lits de verte ramea-, où prirent place tous les paysans de la à l'cnlour. Lamon et Myrtale y étaient , Dryas et Napé, les parents de Dorcon, les enfants de l’hilétas, Chrontis et l.yccnion. I^mpis meme y vint, apre-s qu'on lui eut pardonné : et lu, eonime entre villageois, tout s'y disait et faisait à la villagcoLse; l'un chantait les chansons que chantent les moissonneurs au temps des moissons, l'autre disait des brocards (}u'on a accoutume de dire en foulant la vendange, i’hilétas joua de sa lli'ite, Lampis du flageolet , et cependant Daphnis et Chloé se iKiisoient l’un l'autre,

Leschèvres mêmes paissaient là aupre-s, comme si elles eussent été participantes de la bonne chère de-s noces, ce qui ne plaisait pas à ceux venus de la ville; et Daphnis, enappe-lant aucunes par leurs propres noms, leur donnait de la feuillée verte à brouter, et les prenant par les cornes, les baisait. Et non pas lors seulement, mais en tout le re-ste de leur vie, passement le plus du temps et la meilleures partie de leurs jours en état dcpastcurs;ear ils acquirent force troupeaux de chèvres et de brebis , curent toujours en singulière révérence les Nymphes et le dieu l’an, et ne trouvèrent point à leur goi'it de meilleure v iitnde , ni plus savoureuse nourriture epic du fruit et du lait; et (|ui est plus, firent teter ù leur premier enfant, (|ui fut un fils , une chevre ; et nu second, qui fut une fille, firent prendre le pis d’une brebis , et le nommèrent Philopœme-n, et la fille Aetélée; et ainsi vécurent aux champs lemgues années en grands soûlas. Ils eurent soin aussi de faire honorablement accoutrer la caverne des Nymphes, y dédièrent de Ik-IIcs images „e-t y édifièrent un autel d' Amour |>astoral ; et à Pan, nu lieu qu'il était à découvert sous le pin, firent faire un temple eju'ils npix-lèrcnt le temnie de Pan le Guerroyeur.

Tout cela fut longtemps npre-s ; mais |)our lors, quand la nuit fut venue, tout le monde les convoya juseju’en leur chambre nuptiale, les uns jouant de la flûte, les autres du flageolet, cl aucuns portant des fallols et flarolK-aux allumés (levant eux ; puis , quand ils furent il l’huis de la ehambre, eomme-nee-rent ù chanter Ilyménce d’une voix rude et fipre, e-omme si avec une marre ou un pic ils eussent voulu fendre la terre.

Cepe-ndant Daphnis et Chloé se couchèrcntnus dans le lit, la où ils s'entre-baisèrent et s’entrecinbrassèrcnt sans e-lore l’œil de toute la nuit, non plus que chat.s-huants ; et fit alors Daphnis ce que Lyeeniou lui avait appris : à ejuoi Chloé eoimut bien que ce qu’ils faisaient paravant dedans les bois et emmi les champs n’étaient que jeux de petits enfants.

NOTES

N R. In nntn narc^ii^n Br apiMriirnarat à Rrunrk, cl *t>ol citraitn tlcM'c mcnaücrit* rommaalqa^i au Irnduclcw par MM. Ica cooterratenra <t« la Blhliexlb^iie du Rot.

P. 137. LKS PA.STOR.\LKS DE LONCUS, ou tupHMs irr ciiia^

pxartement givc : AOn'OT nOIMFiS!KH:«

TDN RATA AA'I'îilN KAI XAOHN AOPOÏ IIPllTOS.

Ikiuivucà l’Aï (lit coninu’ ri(e>f*fut«, ^ed'

iix'ucà , ria^dcvtxixà. I.'nutrc parll(‘ (lu titre rt’pomi juatemeat àcetlo forme luMéechez nous, Üaphni* tt CMoL Dkm Chryso»t(imc, #ixa(ra( t» tw»

rè-4 7ÏI90CV xxt Ar.ixvupxv.

Ain>ot , qui veut paraphraser Ju<M(trna titre de c«( ouvrage^ l’ajaste ainsi à l'iUilimne : fn Ym««rs ptutomlr* dt /hiphtiis etdf Chiot. Il n’f a point d’unioirri dans le yrec» encore moiiif d'fimowri pfuforafes.

P. 138, col. 3,1. M. En VUe 4e Usbos p chassant en un bois consaeri^ aujc lymphes.

Cest If grec mot k mot. Amyot a mal rendu cela. VolH sa traduction : Httinl ttn jonr à l<i ckttue en l'isle de Meh lin, dedans le bois qui est sacré our ^'qmphes.Je vis ta plus bette chose que Je s{ache Jamais avoir me; e'étoit une pnnture d’une histuirr d'anufur. Drm» rcUe pliraN*, beaucoup trop lonfpie, Mfb'iin n« se pc’Ut sourfrir au lieu de I^st>os. Sarri aux ISymphes est un ilalianisiue , saertt atle nin/e. CeUiit la tiHxlc et l« bel airdu teropts d’Amyot de parler italien (ni Iranrais. Dedans te bois est uu coiita'-sens ; le grec dit : dam un bois.

Ibid. l. 13. Vne image peinte, une histoire d'amour.

Amyot : Citoit une peinture d’une histoire d'amour. On traduit le plus qu'un peut mol a mol , et souvent , comme en cet endroit, avec I.1 mi'mo coiiatructlon, le oi(ime ordre de mob (lue dans l'original.

Rrmnrqaex que ra.v\i»d^le une image , une histoire , n est point dans Amyot- Otte ligure, dont W aneieiu. usaient plub «direnientqiie nous, plail a Loiigus,et Amyot ne hs lui conserve jamais.

Tbid. I. 19. Tellement que phaieurs, mfme étrangers...

C’est le grec. Amyot ; Tettewrnf que plusieurs pisMouts.

NOTi:S

P. 138, col. 3, 1. 38. Jeunes gens «nü par amour.

Alluskm à <T ait allMirs, p. I4fl : « ApK-s qui- Jf l«s :ii 1<* malin mis »• El <*n c«’l aulrr Pi>»lr«*ll , p. HO :

f LPiipnvoyrnml aux rh.imp!>. •• Kt, rarnu* page: ■ Tiu^|oiirs sr tpnaicnlon^finble. n lnlrr|m*l»'4. foule de «Vin* rnpp«aé CP» paatiage» . ont f«vrt mal expliqué ici te mot ov-fTaiiuEvci, d Amyot a mal Iradult : une compagnie dejettnt» gent qni t’alloienl êhattrc ohx champt.

Ibid. 1. 31. 5» cherchât quelqu'un... entendu...

TimiI cela est en Iroix mol» d.in» le grec, i^aîitTY.oaucvç; iÇr 7 r.Tr.-» TTC iwcvcç. Mal» dÇT.*;pr.rr; ne »e peiil dire dans noire langue; r%*«t pourquoi on a consacré cette paraphraM' d'Amyot , qui d’ailleurs a de U grâce , et est même iout à fait du style de l.oflgu».

Ibid. 1. 3ft. Hemettreen mémoire de ses omoitri celui qui autrefois aura été amoxtreus.

Tradtirllon d’Amyol un peu longue pour di*us mots, «p«- <î9»yt* i»a}j.vT«ti. Mais du moins rcxprcssloo est IjcUe, et la Konlaine sVn est sen t :

r« loup me remet en mémoire ta de ec» roinpagiaoni qui ftit encor mieux pris.

Ibid. K 43. Regarderont...

Le groc est admirable, et faiblement rendu par celte version d' Amyot, qu’on a seulement abrégée. Quelqu'un trou- X era-l ll âè% terme» pour dire , p-iV.pi; iv xsuac^ f xat

pi:t

Ibid. VV*w»7/e le Dieu.

Amyot dit : Dieu veuille, et c’est un contre-sens.

Ibkl. 1. 45. Mitgléne est ville, de Usbos.

Amyot ; Mitglèneett une ftrte rilleen Vitle de Mrleliu. Pourtpioi forte? et ptiurquol ce nom inodente de Metelin , bien mtxins eonmi que relut de !.e»bo«? ('.'est comme si l’on faisait dire â Thucydide : Lacédémone est une forte ville de Turquie.

Ibid. 1.46. Coupée deeanatisc.

Comme sont anjounllni! Venise et Mexico.

Amyot n’a point entendu cela; il traduit : cweinutNée d'un canal d’eau de mer quijlne tout à Centour.

Ibid. 1. 48. A voir, vous diriez non ttne ville, mais comme un amas de petites lies.

Amyot : On diroit que Cest une isle et non pas une ville.

Lise* dans le texte ; vepiîdtt^ cù ijXk vt.«cu;.

krXkrvjrr.irfAncXtui Cette ri^pétition est une

petite naïveté imitée de Platon.

Ibid. 1. 49. A’nriron huit ou nettf hettes loin de celte ville de Mitglène.

Amyot : d'icelle environ cinq quarts de lieue. Il y a

dans ce peu de mots Iteaucoup de fautes. D'altord il 61e la na!veté«i*une répétition mise à dessein dans le texte : Mitylène est vitle de Lésina... enriron Auif om neuf lieues loin de cette ville de Mityléne. Tli'ui ior\ MiruXiiviî... dDJià t«û-

TT< TT* tt; MirjXrvxi Ensuite loin d'icelle est

style de ehicane; ensuite cinq quarts de lieue... Le grec dit deux cents stades, neuf ou dix lieues; et cette circonstance est fort considérable jwur la vraisemblance du récit , qui devient tout A fait absurrle, si la scène est prcsd'tine grande ville, à cinq qnari» ücUeuc. L'Innocence, des deux bergers, le déharqiienumt des comaires, l'Invasion des Methymidens, bnit cela ne peut avoir Heu aux porte.» de Mityléne.

Par ce détail di^ faute» d’Amyol, dans Iw deux première» » ûn peut »c faire une Idée de sa façon de traouirv. Il ent<fr»d souvent mal son texte, et le rend toi^Juurs par (les glose* paraphrases sans lin. On dirait qu'il

explique Longm à des l'•culil>rs dans une classe. Amyot, d'a- Ixird r^enl de coüége , pul» abbé , puis évêque , puis précep. leur du roi, et grand aumAnler de France, resta toqbnirs homme de coUége , ainsi qu'avaJl fait avant lui le cardinal Betoariun, bien plu» savant.

P. 1.19, col. f, I. 5. (Me plage étendue de sable fin.

Lise* dans le grec : tfpeatxXytiv ^isveç ixrtTxutvxc p.x>üaxf. Br.

Ibid. 1. 9. Et foici la manière comment.

Amyot ajoute cela, fort bien ; car . encore que cette phrase ne soit pas dans le lexic , est elle grecque et antique : s

tfw; È-jiviTO.

Ont ISouxdifX Douvelles : Il lui dit la raison pcuirquoi. .Ailleurs : .VoureWe d'un curé... et de la maniéré comment ledit cwré«VcAo/>/M7. Arrêts d'amours : Et rf*co«/ero< la mottierr comme le president partait. (3)mntque du psdit Jean de. Sointré : ht sçais bien la façon comment.

Ibid. I. 31. Peur de lui faire mal.

Il faut bien se garder d'ajouter au grec ts Ppt©:; . qui est exprifm* plus haut. Br.

Ibid. 1. 30. Si fut entre deux d'cmporler...

Expression d'Amyol , qu'il emploie souvent. Dans la vie de Calba : Enrore dit^on qu'il fut entre deux de déposer tes co«. suis. El dans celle de Catim dXUlque : De quoi Caton fort courroucé fut entre deux de Ven poursuitre ftar Justice.

Ibid. 1, 38. Comme il t’avait troui'é gisant et la chèvre le nourrissant.

On garde ici l« consonnances qui sont dans le grec, et la coupe même de la phrose;et, autant qu’il se peut, partout on en use ainsi.

Ou A bien fait de mettre dans le texte de*Rome, ttm; tîfsv sxxit|stvcv, ffsK 1*^1 Tfi^îfsiKcv. Mai» H y a erreur dans le» variantes, au bosdeia page. Cette k*^ est relie du manturril de Florence , et la seule lionne. Celui do Rome porte , itô»; îxxiijsivcv trû; iSft rp.

Ibid. 1.40. Elle fut bien d'avis que vraiment il ne l'avait pas dû faire. Et ious deux d'accord de l’étever...

Paraphrase de ce» d»*ux mots ^eÂ*v -Ît. xxxitvi;. La tournure est Iwlle; c'est pourquoi on l’a conMTVéc d'Amyol ; H d’ailleurs celte explication sert à la clarté du récit.

lidd. 1. 43. Quant et lui.

C’est-a-dlrr, awcfui. Amyot emploie souvent celle expressbm. La Fontaine :

Comnr elle mII |>«r«aaii(r et pUire .

Inspire on cfasme à font ce qu'elle 4it.

Tnoebe inujnuni le cenir fuds/ à l'esprit ,

Je luis cerula , de.

Ainsi sont imprimés cm vers dans la nouvelle Vie de l.v Fontaine; mais il faut lire assurément le ewur quant et l'esprit : autrement cHa n'a point de sens. I.a Fontaine s'c»l souvent plaint de la sottise de ses imprimeurs. Dans la fable de l'AloueUc :

Nm «mit ont sraad tort, et toit qui le rrpoM ^ar d« tell pamicu « *cndr «but lenti.

Uses : et sol qui se repose.

Bemarquer qu'Amyol a écrit quant et lui, quant et elle, quant et eux, ni>n pas, comme l’ont corrigé hirt mal ses éditeurs , quand et lui , quand et elle : de même U écrit quant et quant, non pas quand et quand, qui se lit dans toutes les réimpressions.

SUR LES PASTORALES DE LONGUS

I'. 139, col. 2 , 1. 4. Du mihru df la roe/te et du plus Cl eus de l'antre sourdait une/untaine.

Amyol : fs dettsus , o» , /tottr inirux dirt , la coAle de cette ear^rae ëioit te milieu de ta nM'he, an fond de itiquetle sourdoit une fontaine. Oo ne snil ce qu'il veut dire. Le Icxtc i»l p*rfailrment clair. 11 âpre» cela : L'humeur de la

fontaine nonrriwit ta belle herbe. — itiimeur, on cc sem, t>»l iUlion, matü niillcuuni fraiiça», et fort d«âagrèablo kl , comme dans Régnier :

Mc» jeu* tnula^n mraillri d’asc bonenr coatinHC.

Ibid. I. 10. Offrandes des anciens pasteurs.

Version d’.4myol. Ce t»>sl p.u la Imil à fait le wns. I.e loite dit, mai.N on lmb mol* : Offrandes de qiieftjnrs vieux fuislenrs qui , en quittant leur profevion, /lour se reimsrr, avaient cunsucrè leurs outils aux \>jmphes; coutiiine aneienne. Voyez cl-de**ous. p. 170. Lucien dans le Timon, el Horace, /'ejanius armis.

Ibid. 1 14. Afin qu’clledemeunU au troupeau, comme dvrnnt, à paître avec tes autres.

Amyol ; sans plus s’écarter ni ëgitrer, comme elle

faisait iirdinairemeut. Quatre lignes de fraiieaU pour quatre mot* de grec ! Il est sotivoni bien plus prolixe , el même ln.*ère volootkr» do* commenlains dan.s sa sersion. S<in Plutarque e>t trois fois plu* long que roriglnal. C'est a lui que Plular- (piedoil iVpilhèlede A'>r, qui no l’eût (>as natlêdeson vivant- Aucun auteur n'a eu plus de soin de bien écrire. H ferait gagner a PompiV la bataille de IMiarsalc , si cela pouvait arruidlr tant soit peu sa phrase.

Ibid. 1. 10. D coupe un scion... dont il fit... <■/ aVii trnait...

.4myot : fl coupa... it fit... il s'appmrha...

Le grarul défunt de celte version, c'est que In temps n'y sont iMilnt variés ronune dan» le grec. i/;tuleur anime son récit, en parlant tantôt au préM*nt, Unlùl au p.issé, et à tous les temps du pas.sé .dan* uw même phrase ; ce qu'.Amyol n'olMerv e Jamais , non plu* que le Can>. Cela ne fait rien au sens; mais, faute de ces nuance*, la |»rinliire est toute plate. Dans Tite-Live, |vir exemple : ut prima stalim coaeuntM Inen'puere itmwf , micautesque foUerr gladii , horntr ingtns speetantes pi-rstringit, et neutr» htclinatd Sfte , torpt‘h.'d l'ox spiritusque. Qui écrirait là perstrinxit et lorpnit, glacerait tout ce récit.

Ibid. I. 31. Dnjas estimant cette rencontre...

.\mvül : jdussi le berger estimant cette rencontre. Que fait heet adverbe oussj.^ c'est peut-élreune faute de nmprinnnir.

traduction d'.4myol ne fut point imprimée sou* ses yeux, iqcwjue tous les nonw grecs y sont esliopiés. Il s’y tnnne s^mvent des phrase* lelleinent brouillées, qu'on u'en peut tirer aucun setu, meme en cmuuitaut 1« texte grec.

Ibid. 1. 38. Dnneuronee.

Amyot emploie souvent ce mot et d’autn's pareils , snirrenonce, accoutumanee , sigiujlanre, oubtiancr.

Ibid. I. 50. Ces deitx enfants en peu de temps...

Amyot tratiuil : Ces deux enfants en peu de temps det'inrrnl grands , et mantmi^nt bien à leur gentillesse el ÂeoN/é qu’ils n'ëloieut point is.sus de gens de village ni de paysans. Il découvre ain.*l ce que lault^r laisse seulenw-nt enlrevoir p<vur préparer le (!éno«iment.

P. 140, ml. I, I. 2. // tmr fut avis que les Symphes...

Le texte de Colombaiii porte : cTvai s^oxeuv t*î Nûuça;. Brunck veut qu'un supprime itvzt , qui manque en effet dan* lo inanuveril de Florence. Mais celui de Rome mérite bien phi* de conJiance,et oo trouve, 6 la place du mot itv»: , un blanc, qui veut dire que le copiste n'a pu lire en cet endroit son original.

P. 140, cul. 1, 1. 13. Aussi destinés A garder les bUes.

Ce paivsAge est bien rétabli d.in» l'tidilion de Rome. Celle de C.4>loiid>ani pork : t./Ô^vî*. p.i# ti «t fotsvrc xaù low;

îv?r,i xvK'.Mx, Les deux mots ’ocaî tarti manpient un dotilo du copiste ou une conj<‘clure de qiu'lqu'un sur le mol ztrr-j- Â&t. De même, à la page SI de (àilumliani, àu.iA6’i>9ivieM;xxt ces ino I» :««: *xl r.uit; sont évMemmenl pasM-s de la marge t]an* le li'Xle; et, page 23 de Villoisoo, ur. On voit bien que (au; p.r,est

une note marginale.

Ibid. l. 18. Leur faisant apprendre les lettres.

C'est le grec mol à mol, el pourtant c'est un contre-sens d'Amvot. L'auteur a voulu dire qu'ils leur fireni apprendre à lire et à écrire. Amyot commet la même faute dan* la Vie de tonton l'ancien. Catnn tui-mëme, i\\\.\\,enseignoitlesfel~ très à tes enfants, bien qu’it eût pour rsetave un bon grammairien. Traduise/ : montrait à tire fui-intmf d ses enfants . bien qu’il eût piair esclave un bon madré tTêrole, uamnië ('hiton, qui eNse<^mi/r d'antres enfants. Et dans la Vie do Caton d’ITllque, où Amyot dit : // rrmimejiro d'apprendre les lettres. Corrigez : U comment a d'apprendre a lire et à écrire.

Il ne faiil pas dire non plus, comme l’alibé Bartbéiemy el d'aiiires, que Denvs ac^irinlhe eitsrignail la graminaire; il monirait ,v lire aux enfant*. Dan.* Hénulole, liv. VI. eh.ip. XXVII : îtxio: ■jpitxaxT» JtJ'xexcu.tWîoi ttrimai y. oT«*pr.. Traduisez : le hât tomba sur des enfants qui appreuuieut à lire, et non qui apprenou'nt les lettres.

Amyot sut toujours peu de grec. Tiimèhe l’aida d.vns son Plulan|u«*, ou cependant II y a encore, comme l'a bien dit Me/iriac, un nombre liilini de fautes énormes.

Ibid. Et tout le bien et honneur.

Ix cure rabronant ton clerc, dit que cVfoif un ma/orr« qui ne Mvait ni bien ni A^uineur. Ont Nouvelles nouvelles. f'out qui sat*es tant de bien. Rabelais.

Ibid. 1. 35. Car ils n'en eussent su dire le nom.

Hérodote, llv. t, u.it* tout» Twi< ( cy

f7.cyoi «7rr,YT'îa9^*0 çaov-..

Ibid. 1. 35. Trop plus affectueusement.

Italianisme d'Amvot : lr*>ppo pià.

Ibitl. 1. 39. Or étail~U lors environ le commencement du printemps.

Voici une de ces description* cjue le* rhéteurs nommaient fxvpzan;, et que tout le monde n'approuvait pas dans la pit’ise, témoin Denys d'Ualicaniasse. N«>lre auteur s’y cornpUiitet y rétt.*sil bien. .Son ouv ragee.%t le plus ancien modelé que nous ayons du genrt* appelé de>cripUf.

Ibid. I. 43. lîourdondemrnl d'abeilles.

Celte IradticUon rend le grec mol I mot. avec le* mêmes conMtnnances qui sont dans le texte. Amyot : AusJÙja cornmençoieni lesabeillts à boutdunnrTy les oiseaux à roMiÿHo/er, el les uj^MCiiiirx o sautelcr.

Ibid. 1. 51. Car entendant chanter les oiseaux, ils chanfaient.

Amyot : Se mirent à imiter ce qu’ils r«/enrfoien<el coyo/>a/ .• caroyant chanter les oiseaux, ils ehaiitoient; voyant sauter les agneaux, ils sauloient. <>s détestables son» plaisent a Amyo). Il dit dans le Irotsiême livre : les Jeunes gens 6nihieni en oynnlce qu’ils oyaient, *e/o«diMVn/ en voyant ce qu’ils voyoient. El un peu après, dan» le même livre : afin que si elle crie, personne ne l’oye; ri elle pleure , prninine ne la voie. Ceci n’est guère moins mauvais dons Polyeuclc : Oyez, Féfix, dil-il , oyez peuple, oyez'tous. Au contraire, dan» la Fontaine , écoutez ce récit , oyez cette mrrx eilU- , wt bien dit et ne choi|ue prdnt.

NOTES

l>. MO , ttil. 2 , 1. 9. /)« roctœi's droits tf coupés.

Tutilr» {p& Mitions d’Amyot portent drrW/j et couppus: faute d'imprimnir. Amyot emploie frw|uirmiitejit CftUf expression dam M>n PJulanJue. et dit partout droits et foifpr*. Voy<*«, liv. 4, f“74 de redition originale, du haut d’une roche coupée.

Ibid. ». 19. Et s’apprenait à en jouer.

Toutes les n impn'Miuns du I.oncus d’AmyoI pi>rtrnt : et nppreuoit : mais on lit dam la première MîUon originale : ê'apprcnoii. Aiuyot parle de même ailleurs.

Ibid. 1. 22. Se faisaient part Vun à l'autre.

U répêtillan dans le texieest rhoquanle. Il faut

lire dUcfxcdcv fAsgev, ou bien li; xowi» cîtvTO, ou plulAt inOivTC. Hr.

Ibid. 1 26. Or, parmi tels jre^ew/ftrifins. Amour leur roulut (Irmner du souci.

Amyot ; Àiusi comme ifs éhient oreupés à têts Jeux , .4mour leur dressa à Aon escient une telle embûche. U u'est point question IA dVmbùcbe, et à bon escient ne veut rien dire. Amyot n’a p<dnt compris l’opposilion qui est dans le grec lulrc wxiJ'tâ et

Ibid. 1. 31. Faisaient la nuit des/osses.

f>lte description de la fmse au Iwip «t imllèe d'Hénxlofe , 1.IV: Nuxti; Txçprv ipûÇatç iwpftv firiTiive ÇyX» àoôrvix wirip xaflvîîffi» immXxi t«v ÇyXoïv x^5v

iniçcptiffi ivstfcov Tç 5 xXt. -yf

Ibid. Des/osses.

Il faut écrire etpeu; dan» le grec, comme fira-slollu-ne : r, Tiîî'* xoCXcu ^pitaTC< lipU xûtoç. Br. On fait aujourd’hui eu dalabre des fusses appelées s<ïo; elles servent à garder le blé.

Ibid. 1. 40. Oui étaient, par manière de dire, plus faibles que brins de paille.

TraductUjn d’ Amyot. Tl s’exprime de même ailleurs. Vie de IMon, BU eommcn«.'mt‘ot : Tous deux sont, parmamrre de dire, sortis d’une même e'ade.

Iliid- 1. 49. Deuj: boucs.

Dans le grec, rap îÇ’jvôtvTi; ii; fntx»5v ouviîttffcv,

phrase mutilée. On pourrait Hrc, rps*T(>i wxpîÇ. Ou plutid : iax'i etÙT» Tpat^ci Voyez cl-dessou* ; OyTti trxpc^vS. tt; fl. ouvtir. ('omnae dans le quatrième livre, As'aîriî ?;{t[v Jk’jxsXoç* (fivxre...

I». i4 1 , col. 1 , 1. 5. 5a boulette.

I.e mol^X<,v est une glosr dan» ► lexle.commcdan» ll^•sy• èliius, xxXxûpcrz , ÇùXtv. El de ii»ème, page 90 du texte de Borne, eu5m ’fi ?à gp*jav&v. Efface/, ri cp*jav6v,

gios<> marginale.

Ibid. 1. 23. Ils le mirent hors dupié^e.

A partir d’ici, touteequi suit, jusqu'aux mnts.p. MA, Dca, que me fait donc le baiser de Chtoé , manque dans la version d’Amyoi, qui avertit |*ar une iwde epiVn crt endroit il y a une gronde obmisston dans l’original. On a rempli celle lacune a falde du roamiscrit de rol>bayc de Florence, où le texte s’esl trouvé complet.

llMd. I. 29. Si on ledemandail , quele ImtpVarait em~ \!orté.

lajclen, ou plutôt Lucius de Fatras, dam I'.4ne : xxi r» ?i; fsxTxt, cuv am'Ootvcv A sve;, Xgxso tcûtc xarx4<u* oxofli.

I*. 141, col. I , I. 36. Ti'oce de sang ni mal quelconque.

Il faut lire dans le grec : TirpMTC firv cSi ci^i

W1ZXT4. X«}i«TC« ^î... Voye* p. l7&deJ‘édiUondeRonie une faute M'mbLilde , 4 îd'ùv XXîp'tv xxi X*?®*

XXîT.v. M.i| 9 quelqu’un peut-être aimera mieux garder dam ces deux endroit» la leçon des manuscrits.

Ibid. col. 2 , 1. 50. Ab ! que ne suis-je sa Jldte,

Cela est pris de cet antique couplel ou souHc :

Ktdi Xûpx xxXt, ^tvcîiAi^ 4X«çxvrîvx ,

Kxî fi« xxXcl trxtJt; çipcitv Atcrycicv ii /.cp^'v*

EW’ Ifiupsv xxXôv *jivcî|iTiv fii^«.ypu<ncv,

Kxt fil xxXr. yrrr, ^epeir. xxâxpiv fiifitvn vssv.

P. 142, col. 1 , 1. 36. Elle, simfde et sans défiance

On trouvera ced un peu long. La phrase grecque est char mante, mai.» dinicile h nnidn* dan» les mêmes mesures.

Ibid. col. 2, 1. 30. A'c put le laisser acbever.

Lucien : cù tripifiiîvx; ifè® rà riXa; tû» Xÿywv, «vxcTà; «îTior.vxfiiîv...

P. 143, col. I , I. 12. .Sa bouche plus douce qu’une gouffre à miel.

Amyot : Sa bouche et ion haleine pins douces, etc. Point d’hak'inedans le grec.

Ibid. I. 23. Mais comment n'en est-elle point morte ?

Amyot : St faut dire que non, car j*en fusse mort. CxHitreseiu. C'est assez d’une panûlle sottise pour gâter toute une page.

Ibid. I. 34. Mais Dorcon, ce gars, ce boutirr amoureux aussi de Chloé.

On a voulu ganler quelque air de la phrase naïve cl enfaii- Une, 4 Aspxuv, 4 fkuxoXcf, 4 rr.; XX&tc ipxarrl;. Aniy«4 ne «-ni point ox dunes-là. En quelqmx endroits. Il a aussi des ttHiniun-M Iteun'Uses, qui relèvent la penM-e de l'auteur, et cela repart* un peu te tort qui! lui fait oiüeurx.

Ibid. 1. 36. Dnjas plantait un arbre injur soutenir quelque vigne.

Amyot n’a point entendu le texte. Il traduit : Dryas plantoit «a arbre firès de /Ki,’ccla veut dire apparemment, prés du lieu qu’habitaU Dorcon. Ce n’est point la te sens.

Ibid. 1. 47. Cinquante pieds de pommiers.

Version d’Aroyol trés-Iittérale. On a mal à propos changé cela dans tes réimpressions qui purUmt : cinquante pvmtniirs.

Ibid, «d. 2, 1. 10, Mettre la main sur Chloé,

Amyot : .-Uteuter de jouir par force de Chtoé; grossièreté qui n'est point (Lins te texte.

Ibid. 1. 13. U usa d'une, finesse de jeune pâtre qu'il était.

Amyot : Il imagina une finesse merveilleusement scirtable fl un gros bouvier comme lui. Dorcon n'est point un gros Uiu> vler, d il n'y a qu'un gruaévéque lel quVdalt messin* Jacques Amyot, qui puisse entendre ainsi Longus.

Ibiii. 1. 34. Elle amenait boire les deux troupeaux.

Amynl ; Chloé amenait scs bétes boire. Un peu plus iKt» il dît de même : 1rs chiens suivoient h troupenn. 11 n'a fait ancime attention .vu texte ni à la narration, et il n’a pa» vu que Chloé menait «*ule les deux troupeaux.

SUR LES PASTORALES DE I.ONGUS

TM4J,coI.3,l.3â. Comme naturellement iU chaaent.

Ecrivez daoe le texte, oî* ^r.xuviv... iri^iip-yia. Euripide dans les Héraclldes : Kgîpi«|siv, y Trap'.u^-,?. Br.

Ibid. 1. 44- Mordent en furie la peau de loup.

Alexandre, lyran de Plières , faisait cmivrlr des Itommes de peaux de b«tes, et lAcher sur eux des rhien» qui Iw mettaient CO pièces. Plutarque, PélopUlas.

Ibid. La peau de loup.

La première édition d'Amyot porte la peau du loup, faute que Ton a corrigée clans les reimpressions : mais plus bas , effrayées de la ptau de hup, la même faule se retrouve, et ou ne l’a pas corrigée.

Ibid. I. 53. Lors il se prit d crier.

P. 1 4 4, col. 1,1.51. Les vents semblaient orgues ou .

On pense bien qu’il n’y a point d’orgues dans le grec : mais il a fallu conserver cette phrase d’Amyot, qui est fuit

Ibid, col, 2,1. 10. Oemeurait emjt^hée je laraittr

visage... emplissait fineje6i/e.,.pMij, quandee renoif... adonc étaient-iis... pensait ruir une des .\umphes ffrcoi/raiflncoM/lnen/.,. e/r.

ri , "f* ou Amyot dénature eotieremeiil le récil.

Il traduit, denuum empêchée... se lava U eimge... emplit, et quandee vint... adoncfurfut-àls... pensa voir...aceourut. . etc. Il représente ainsi ooinme un fait du moment ce qui n’e^l dan.s 1 auteur qu'une peinture des habitudes Journalières df s peiwnnages ; bévue énorme par laquelle U embrouille deux ou trois pages.

Aroyot : Il « peint ndone à crier. Les nouveaux éditeurs d'Amyot ont cru corriger cela en imprimant »7 se prit donc à crier, qui ne veut rien dire du tout. Ils n’ont point entendu adonc, adverbe de temps qui signinca/<>rs. Amyol,üans son Plutarque, Vie de Brutus : Ils dr libérèrent cTexecufer adonc leur entreprise ; c'est-ii-dire alon, sur*le-champ.

P. 144, col. 1 , t. 8. Lui mirent dessus.

Ibid. I. 15. Emplissait une sébile de vin mêlé, avec du lail.

Breuvage usité aujourd’liul encore dans le l.evanl et en Calabre. C’est ce qu'on appelait craogala. OU n’a point été compris par Amyol , qui traduit : emplistoit un pot de eiN et un autre de lait.

La note de Valkenaér, que cite l'éditeur (Villoison), prouve qu'il faut lire, jirfirXxexv, non lîriîraaxv. nss9h> ne se dit que des drogues sécbeset pulvérisées. Br.

Ibkl. î. i7. De la gueule, non du loup.

L’auteur n’aurait-il pas écrit , fx xw?; sù Xûxc’j xts* iAX7e<? Br.

Ibid. I. 38. Ils voulaient queJque chose . et ne savaient ee qu'ils voulaient.

Amyot : Us se douloient pour ce qu'üs te t^utoirnt ; quand tout est dit, ils ne savoieni ce qu'ils wuloient. Les nouveaux édlleurs d’Amyot , qui ont essayé de corriger celte détestable version , n'ont entendu ni Ixingus ni Amyot. Quand tout est dit , leur a paru inintelligible. C'est une vieille expression qui signifie après tout. Brantôme : On en peut dire autant de beaucoup de maris, lesquels, quand tout est dit, débauchent plus leursfemmetque ne /ont tes ansoureux. Le ménse ailIruK : j4u diable soit le maraud; n'en partons plus. Quand tout est dit. Je suis bien hnsir d'en parler. El en un autre endroit : Vne femme , quand tout est bien dit , ne se fera Jamais de tort quand elle aimera un bel objet. Marot :

Qaaad toat «at dit . sasil msiiTaisc baxnc ,

0« p«a s'en fSnt , q«e renmc ds Paris.

Ibid. 1. 42. Mais plus encore les n\fiammait la saison de l'année.

Amyot : Outre et que la saison de l'année les enjlammoit encore davantage. Dans les réimpressions on lit : Outre ee , la saison de tannee, etc. ; mauvaise correction. Alors on disait : outre ee que, arec ce que. .\myot, Vie de Galba : Outre ce qu'il commandoit d une grosse arnice. Cbdessous, üv. tV« , avec ce qu'il étoit si ivre. El dans ie même livre , outre ce qu'il aimait.. .. : avec ce que la tourmente y oida un petit; et dans la Vie de Brutus : C'était au cseur de l'été; il /a isoit fart grand chaud, avec ee qu'on avait rampé près de lieux marécageux.

Ibid, 1. 49, Les fleuves paraissaient endormis.

On ■ lu dans le grec iixaeiv àv ri; roù( ««txiaoù; sû^su i$pf(sx picvTx<. Comme 1a Fontaine a dit :

Cas rivlj-rr dont le eoare,

Imafe d’n fomaell doai , paisible, trasgalllc

Toutefois la le^n vulgaire te peut défendre par des exemples et par le icxpieov : r&U; rroT&p.cUc x^stv, rcù< x>tp.«uc

d’rf^TTSlV.

». t. <otair.«.

Ibid. I. 40. Puis il en parcoiirnif des lèvres.

Amyol : Pour toucher de ta langue et des lèi^s. Celle grossièreté n’est point dans le lexie.

Ibid. I. 47. Ckloe ne se donna garde qu'elle fui endormie.

Leçon titifrcorreetr de la première édition. Depuis on a mal imprime : «c se donna garde qu'elle ri'sr cNtforwir. Il ne faut |w.s d'oplatif. Amyol , dans la vie d’.Alexandrc : /I «c se donna garde qu’il se tr>iui'a loin de son armée.

Ibid. I. 49. Pour à .ion aise la regarder.

Amyot gjoute partout , et son mohI; autre groMièrelé qui n’est point dans le grec.

Ibid. I. 52. Oh! comme dorment ses y<*M,r.' comme sa bouche respire !...

Cela est traduit ad verbum , et le» mois arrangé» tout de même que dans le grec. Amyot ; O comme ses beaux yeux dorment soèvement que son Adfeixe sent bon! les pommier» nj les aubépines fleuries u'ont point ta senteur si douce, il n y a dans le grec ni beaux yeux, ni haleine qui sente b*>n ou mauvaU, ni aenfrxr.

P. 145, col. 1 , 1. I. Je ne l'ose baiser toule/ois; son baiser pique au cœur.

Amyot : car son baiser pique au etrur : ce r«îr n’est point dans le grec, et fait fort mal Ici. Voyez page J&S, ligne 3» , et la noie sur cet endroit.

Ibid. I. 10. Vne cigale poursuivie par une. arondellv.

Les hirondelles ne mangent point de cigales; mais il y a en Grec un oiseau appelé guêpier, que l'auteur a pu prendra pour une hirondelle , et qui poursuit le» cigale».

Ibid. I. 17. Quand elle eut r*tt l'arondelte.

Lisez dans le grec l'^oûox rc» x*^^®**- p. 44

du texte de Rome, note 4. Partout dans le texte de Longus les f»pistes ont rots xxt pourri.

Ibid. I. 48. f’n chant plus fort.

Amyot : U se mit à chanter ri doucement et si mèfodiVttfemen/ qu’il attira à lui. Ce n’est point la ce que dit Fauteur.

Ibid. col. 2,1. Demandait aux dieux d'élre oiseau avant que relourner....

C'est le vreu ordinaire du rlicrur dans 1rs tragédies.

NOTES

«Qoeo#MiU-Jf l'ülseau léger qui fmocliU ksiootiU el let mers! »

I». Uâ,col.2,l. 12. A/in qu'on neprnsdt...

Àmj'Ot : yfft» potsibU qu’on «e peniât. Il n’a pas vu que Uans le grec Tou; est une gktse marginale.

Ibid. 1. 21. Ea/oiatront lui faire quehiue déplaisir. Amyot: Chhé, qui craignoit qut les autm pasteun ne lui Jtùfnt peut-élrf quelque violence. L’auteur n’a garde de s'exprimer aussi grcwslerement.

Itiid. I. 34. Apporiait une/lûle.

axiv^r» T» Aâçvuïi Jwptv acfxiJiouea, leçon du maottscrit de Florence. Aûpcv manque dans celui de Rome et dan.s Culumbanl. Il faut le conserver. Cela fait une phra^ Irés-helle , Imitée peul-<qre de ce passage de Théopompe : Tt Tfc»v ta Tf.< a»Xfir» ^ eux jxcjixo^ ^ûpcv wc

«ÛTe»;

P. I4«, col. 1,1. 15 . SejVf^fïil en meuglant dans la mer.

Amyot : Et foitfes <Time secousse je^e//érra/ enaernWe dans la mer: te saul detquellei , pour ce qu'elles sejettèrent toutes fl coup dans la mer, le sout sur l’un des côtés de la /uste/ut si pesant el si lourd, avec ce que la tourmente y aida mm petit , que la /uste en tourna sens deuus dessous. Tout cela pour une ligne dans le grec fort claire et Men tournée !

Ibid. I. 7k. Comme celui qui ne menait ses chèvres que dans la plaine.

Amyot n'a point entendu cela. Il traduit : Comme celui qui gardait les biles aux champs.

Ibid. 1. 26 . Car il faisait encore chaud.

Amyot: cor c'étoi/ en ilé. Nullemenl ; c’était en automne : on vient de le dire tout à l’heure. Il est aisé de voir avec quelle négligence Amyot a fait sa veralou.

Ibid. I. 30. Si |>ct< de vêlement qu'il portait. Expression d'.Amyot, usllée de son temps. Voltaire l’a blAmée dons ce vers de Polyeucte :

SI peu qu j’al d'espoir bc Mt qa'sTec coBtralots.

Fénelon , de l’Education des Filles : Si peu qu’on connaisse i'Atsfoi're, il n’y a pas de moyen de douter de cela. Dans la Vie de Brutus, Am>ut : // mit ificon/inent aujr champs si peu de gens qu'il avait.

A propos de Fénelon , J'écrla ainsi ce nom avec un seul accent, comme )e le vois Imprimé dans toutes les vieilles éditiuos. Ha mère disait Fénelon et non Fénélon.

Ibid. I. 31. N'ayant coutunu de nager que dans tes rivières.

Il est plus aisé de nager dans la jner que dans les rivières. L'auteur ne savait pas cela.

Ihtd. 1. 41. SUti corne de leurs pieds ne s’amollissait dans Veau.

Amyot : Si les eomes de leurs pieds ne s’aecrochoient en nageunt à quelque chose dedans Veau. Contre-sens.

Ibid. col. 2. I. 9. Y pffidircnl chacun quelque chose de ee qu’il recueillait aux champs.

Amyot : Quelque chose de leur métier.

Ibid. I. 20. Pour la première fois en prê.^cnce de Daphnis.

t>ci est omis dans Amyot.

Ibid. I. 37. Mais, quoi qu’il y eût.

C'est la phrase d’Amyol. De même dans le Plutarque, Vie

de Pompée : Ils n’stoicHt point délibérés, quoi qu’il y eût, de l'abandonner.

P. 146, col. 2, !. 37. DaphnLi ne se pouvait ê/ouir.

C'est ainsi qu’Amyot a écrit . et non , comme on a mis dans quelques éditions, ne se pouvait réjouir. La Fontaine,

On remporte, oa le sale, oa en f^it oalnl repas.

Dont maint voisin s'éjoait d'élre.

P, 147. col. 1 , 1. 2. Étant jà l'automne en saforce.

Amyot dit : en sa vigueur. La phrase de la Fontaine vaut mieux :

I4 prlatempa par nalbeor était lors en sa fores.

Thucydide avait dit ; Étant jà Vété dans m JFnret et les bleds en maturité. Mais cette expression ne s'applique pas également bien à l'automne.

Ibid. 1. 3. Chacun aux champs était en besogne. nôc f» xxT« Tcùç i K*’ Xrvsùc ti«-

muûa^rv , 6 , x. t. X. l4Klen , Comment il faut écrire lliis*

lülrc : el Kcoîv^toi ‘ffeîvTt; sv i (siv cn>.a Ixt*

flxtûxl^tv, 4 ai rrxpi^iftv, é ^i...

Ibid. 1. 5. Les autres nettoyaient les jarres.

Amyot J Ractoient les tonnenuT.

Quoique les barils fussent connus du temps de Longue , oo serrait encore cependant le vin dons des Jarret beaucoup plus grandes que nos tonneaux. Ven al vu de telles dam la Calabre, où elles servent à garder l'huile. Diogène n'hablialt pas un tonneau , mai* une de eee grandes Jarr«. H y pouvait être fort bien. Celles que J’ai vues avaient cinq ou six pieds de diamètre et autant de profondeur. Le cuvier du conte de la Fontaine est une Jarre dons Apulée, testa.

IbkI. 1. 7. La meule à pressurer les raisins écrasés.

Il faut lire, comme l’a proposé l'éditeur de Rome, x16mj TÔ v Givsv Ix twv ^orpôwv. Car outre le pa.sMgo cité d'AIclphrun, en vold un autre de Lucien, Histoire véritable, llv. n dftTra).oiporpytsvitXTpitÇ’ «ivov kùtûv A irt6>.t^c.v7i( îinvcpiiv.

Ibid. léCS raiiinj écrasés.

Tà nxTTiOsvTx ^orpû^tx, plus bas.

Ibid. I. 18. Et fcttr iwifll/du rtn.

Amyot : et leur porloit du rin. Il a lu dans son texte T,vi*jxt «orsv aÙTCvç, ou milieu de ivi'xii rr. aû.

Ibid. I 24. Si qu’un ci\/ant hors du maillot.

Amyot : Si qu'un enfant de mamelle. Le grec est clair. Ibid. I. 28. Des champs de là entour.

On disait du temps d’Amyot : là ca/oi*r, là autour et là alentour. Journal de l’Etoile, t. ♦, page 173, les gens de là autour; et Amyot lul-mémc, d-dessus,/)/io 30, tvrso, de l'édition originale : tous les paysans de là autour. Mais c’est peut-être en cet endroit une faute d'impression; car II dit toujours là entour. Folio &7 , rerw ; Tous les ptysans de là entour; et fdioTI, reetft. .Vais quelque paysan de là entour. Dan* la Vie de Dcmélrius, les barbares de là à Ventour.

Ibid. I. 33. Dont il fut bien aise.

Amyot : Daphnis en fit du courroucé. Contre-sens. Il détfoit l’agrément de ce passage qui est tout dans l’opposition de ccd avec ce qui suit , é quoi Chloé prenait plaisir ; mais Daphnis en avait de Vennui. Ces deux phrases se répondent.

Ibid. 1. 35. Jetaient à Chloé pltuieurs paroles à la traverse.

Mémoires de Vieilteville, Uv. !il , ch. xxil : Ceux de Boulogne rommrnçoient à faire contenance d'entendre à quel-

SUR LES PASTORALES DE LONGUS

que capitMlation. Car tous prétexte de venir avee sauf-conduit visiter Ut prisonniers , ils enjetoient souvent plusieurs propos à ta traverse. Uearl EsUeone , Apolo^ pour Hérodote : .¥ais cependant Je Jetlerni ce mot comme a tu traverse. Gour> ville , Mémoires : Jl en Jeta quelques propos à .V. Uervart.

P. 147, col. t , 1. 37. Comme des Satires à ta vue de quelque Bacchante.

Cm! bien le sens; mais U faudrait exprimer œla avec l'a* erément et le rh> thme qui est dans le grec , traduire Ti^ov, et conserver la naïveté de celte Iroumoreaaî «vxcvts... Eou vm(o4at. Amyot : Les hommes dans les prrstsoirs... sautaient après Chloé comme feraient des Satyres autour de Hacchus. Il met Chloé dans les pressoirs avec les hommes. 11 n’a pas su ce que c'était que les pressoirs dont parle Longus. Cétalent des espèces de bassins de pierre en plein air.

Ibid. col. i,I. 17. Et ainsi comme ils s'ébattaient, survint un vieillard.

Ainyot : 5irm«/en leur compagnie wn vieillard. Ces mots en leur compagnie , ont été supprimés dans les réimpressions.

Ibid. 1. 20. rJei//e aussi la panetière.

Il faut lire certainement dans le grec, kxI inifixv fai«y,ear le sens l'exige, et outre le passage cité wtVXcç, Théocrltcadnauiai,fp*i5v d*0TÎXpiT» wispiv.

Ibid. I. 21 Lebon homme Philétas, et\fants , c'est moi qui Jadis ai chanté , etc.

Tmloo littérale, ad rerfrum; la phrase, la construetloo , les repos, tout comme dans le grec. Amyot traduit : Mes enfants, Je suis le bon Aomnie Philétas. Mais il y a dans l’orignal : «biXitTÔU, w iral^K, 6 TrpieCûrr.; $11 eOt dit : i îraî^iç, ijè» ptiv iîiai dHXnTÔc i n^taSûrrç, ce serait le même sens , les mêmes mots , et la phrase du monde la plus plate. Daxu Plutarque, Thémlstocle : ou, fiaoiXii,

St[uoTtxXf.f f*y».

Les traducteurs qui se tourmentent à chercher des tours élégants . ne savent ^ conabk-n de passages des anciens se peuvent rendre mot à mot avec une gréce infiuie. Ce vers de Virgile:

/Ile mtoe primus qui me sibijunarit astores AMutU ,

a fait le désespoir de tous ceux qui l’ont voulu mettre en franrals. Il est dirlnement traduit , et mot pour mot , dans la Chronique du petit Jean de Saintré : Celui emporta mes amours qui premier me Joignit à lui. Delillea peu de vers qui vaillent cette prosc-lA.

Ibid. 1. 23. Maintefois ai Joué de la flûte à ce dieu Pan que voici.

Amyot • en l'honnevr du dieu Pan. Cest IA une faute considérable; car l'auteur indique à dessein une certaine Image de Pan dont il sera question dans la suite.

Ibkl. I. 44. Qui en dterait la muraille qui le clôt.

Amyot : /-a haye qui le cldt. Il n’a point su ce que voulait dire ftîpLxocat, une m«rai7f« sérAe tans ciment.

P. 148, col. 1, 1. 1 1. Commevieuxei ancienqueje suis. Lises dans le grec, épb&cMç cjacI ‘ftpesv. Br.

Ibid. L 33. Ce ne me serait point de peine de te baiser.

Li^ dans le gr« , ijioi , â «anri , çaüval ei ipéavsç c03il;, et non cùi^tCc.

Ibid. 1. 45. Plus ancien même que tout le temps.

Amyot : Ainstuis ptiu attewH que U vieil Saturne , et que de toute anciensuié. Cela est inintelligible.

P. 148, col. 2, 1. 32. Et ravit les âmes.

L’auteur, sans employer plus de mots , développe mieux u pensée, qui est que les ailes d’.Amour ravissent au ciel les âmes , à peu prés comme Rousseau a dit : ■ Et ces ailes de feu qui ravissent une âme au céleste séjour. » Tout cela au reste est pris de Platon.

Ibid. Ayant plus de pouvoir que Jupiter même. Ménandre avait dit :

Aierctv’ , fpurc; tù^èv ioxftu wXfcv,

Oùd’ aÙToç i ap«Thiv iv cûpxvû éiùy Z*5{, à>.X’ txiîvu w«»t’ ivaixaeéitc «6uî.

Ibid. 1.43. Jtfoi-même J’ai étéjeune.

Dans le grec pn -yip rfsiyy vie;. Mais d’abord *r«» peut souffrir. Ensuite r,uf;y, quoi qu’on en dise, n'est guère usité : c’est un mot macédonien. Longus avait peutêtre écrit , ixÙTè; fùv Siive'fSï?, vie;. Ou mieux encore, xvrâ; (uv îrer’ i-jivofsxv vi'e;, comme dans Ménandre, axirct vie; ireT’ , ^vau

P. 149, col. 1 , 1. 5. CoucAer ensemble mie à nu.

Marot :

La Bslet pause, ea mea Ut J« Mageoy*

Qa'catra laee bru vou leaoie aa à aa.

Ibid. L 13. Enphu grande détresse qu'auparavant.

Amyot Ajoute : parce que Vamour eommençoit à tes toucher au vif. Cela n'«l pas dans le grec , et ne vaut rien du tout

Ibid. 1. 15. Atfec les paroles du vieil/ard.

Amyot ajoute ; Si disoient ainsi à part eux. C‘«t là Justement ce que l’auteur n’a pas voulu dire, et quil supprime a dessein, prenant le rOIe du personnage dont U rapporte lai paroles et se mettant à sa place, comme dit I-ongIn, qui montre par des exemples l’agrément de cette figure et la grande vivacité qu'elle donne au rédi. Aux passages qu’il cite d’Homère et d’Hécalée, on peut Joindre celui-ci de la Fontaine non moins admirable : *

L'épevTsate eit sa aid plu forts qae Jsmsii :

U a dit <ei psreaU , mire, c'eit i crtts hrare...

Noa , mes cafsats . doraws ea psii.

SI cela était en grec , Amyot traduirait : Alors répouvante fut au nid plus forte que Jamais elle n’dpoit été, et quand Valouettefut de retour, un de ses petiU lui dit : Ma mère, le mattre de ce champ a dit qu'on allât quérir tes parents ; c'est maintenant qu’il nous faut partir, A quoi Palouette répondit ! A'tm , mes cnert petits enfants , dormes et reposeziv>Ki bien en toute paix et auurance. C’est ainsi qu’il traite Longus et Plutarque. Amyot a de belles exprmioos ; mais U paraphrase toujours.

Ibid. 1. 39. Mais nota rendurfroni.

Dans le grec, mellex un point apres xofTipiiocjuv , et cnnmenccx l'autre phrase, ^tiiTipsv u.ira «bO.vjràv rtyro «vrit' «ftviTat vyxrtpiviv Br.

Ibid. col. 2. 1. 23. ils éfaient sous le chêne assis.

Amyot traduit tous un ehfne. Voyez page 1, ligne I, à la fto de la note.

Ibid. 1. 34. Comme s'ils eussent été liés ensemble. Amyot ; Comme s'ils eussent été collés ensemble. Cette grossièreté n’est pas dans le grec.

Ibid. 1. 36. Mais pensant que ce/ût le dernter poinf...

Ces mots se pourraient unir aussi bien à oe qui précède, et U ponctuation seule les en sépare. C’est U même faute qu’Aristote reprend quelque part dans une phrase d'HéraclHe , el ou est tombé notre auteur quand U a dit , p. 49 de rédiUon de

iBo

NOTES

Rom» . tù |*w 4 •" f’'*'*'

XXim •»■-,*. tVw 1« pïiuf» d«n» le

roun doivent Hr» innrquée» par le «en», el I* F»">aii« '»* blâmable d'avoir dil dans un de *e* coule» :

Q«ant a» larplai» II* »»»5rnt deoi enfentt,

(iar^n d'an an , flUe en tigt d'«n f*lr«

Comme U arrl*e en aUnat *• tenanl •

IHooeio . je«a« homme de ramüle ,

Jeu •) bien In jeu» iw eatle 811e , ete

Ce ven . comme 11 arrive... . dont la F"»'*'''' «î ““û menrement de la aeconde phrase , première, et le leclear héalle, maigre U poocluatlon.

P. 149, o>l. 5,1. 51. £< «< bordée de beaux édifices.

Tmilea leaedlUona d’Amyol porlenl tdijien. C’e.1 une faute d'impression de lediUon originale,

lUez om«fe, V.w.jiivTi.

P. 150, col. 1, 1. I». S'il leur /allait quelque chose de plus.

Dana i MItion originale d'Amyol, on Ut ; et Icur/altoit quelchftse plut : foule d'impreulon.

P. !61 , col. I , I. 2. Répondit /ranchemfnt.

Avec hardiesse , fraucatnentr. Amyot est plein d’IlaUanUne« , comme lou» le» écrivain» de «on temps.

Ibid. 1. 16. Mais il y avait dedans.

(|UilU:Kaî Tà^ fsi» àsc^ipcyoi» a»» t« Kpo€at»

**T«fri'iou<Ji ( uoo )• X/.cu troXw XciTriv

cûtrleit. nitotç SfWJixflrtv ( non Trteîv ) diettui ;çxp« tôv vx- Ttpx xxi rh |*tT<px, xvi'j twv xviy Xasd;, Xcuwv

ip*rxTT,î (mmXtiWf^xTr,;) f.y.*» "yi?^ vtfitxv frt

6w«v. évTo;»^ ■«; ôxvxTtv ti tccXijuctf;

iTÎp'atx ( non vrci.i^cv i^iûttpc.v ).

P. t62 , col. 1 , 1. 43. Rn fottt semblables aux images.

Amyol: Semblables en tout et partout aux images gvt ètoient dedans la caverne. li allonge sa version le plu* qu'il peut

Ibid. 1. 49. L'at^ns /ait éltrer et nourrir.

L'édition originale d'Amyol el loule» les n impresskin» portenlew/ei'er et nourrir: faute du premier Imprimeur. fofioTâ, recto, de l'édition originale î Je t'ai mot -meme trouvée et depuis nourrie et étevée ; H fotw b,*>eTso, JU priert aux f\'ymphes qu’à frenne Aenrepwf-iV étet'cret nourrir la pauvre enfant.

Ibid. I. 50. Car, afin que tu le saches.

Amyot : A> pente pat que Chloè toit fille de Pryn», née en ce village, et que ce toit tétat appartenant au heu dont elle eti venue que de garder les brebis. I^a plu» grande faute d'Amyol , dans celle pitoyable version , c'esl de dire et narrer toul au long ce que l'auteur veul Mollement laisser soupçonner au lecteur, el qui do» w découvrir plus lard.

«I ■ A—., .yviilaaa la av,mmannamf>n I dü l’oUVTaiZe.

Amyol, dana l'édlUon originale rt dani tout» lea .ions : moM s'il y «noir dedans; ce qui brouUle loule la phrave. Cc»l une faute de l'Imprimeur.

ILid. 1. 33 Comme une tvl/e d'étourneaux.

Amyot a omU cela.

Ibid. 1. 44. Du tourteau.

Usez dan» le grec , , non ÇufiT.TCo. Br.

Ibid. 1. 49. A pied, au lieu qu'ils étaietit reni« en un hem batrnu; blessés et mai menés, au lieu qu'ils étaient partis gais et bien délibérés...

Thucydide, liv. Vn : HiWc ivT> viu?«t»ï irofiut|i.i- V6U«

Ibid. col. î. I. 18. Aller /aire du pis qu'il pourrait Amyol : Du pis qu'ilspourroieul. Feule d'impre»ioo

Ibid. 1. 3Î. «orlf rl pilla.

Amyot ; Ravit et roba. llalianisme.

P. 152, col. 1.1. 15. Vient d'élre arrachée de vos autels. Un peu plas bas, p- A3 du texte de Rome, dîTierrxoxTi irxpâlvcv.

Ibid. I. 26. En quelque ville.

Amyot: En la ville. Méineconlre^sque cl deasu». pag. 77, ligw I , tin de la note.

Ibid. I. 2R. rAw^rr». *nni Chloé.

Amyot : Sans met chèvrrs et sans Chloé. Il n'y a point d'ef dan» le grec : âvtu tûv ai*yS»v , «»i« XXot:;- Rien ne marque mieux lepeude»enUmenl qu'avait Amyot du style de Longus.

Ibid. 1. 29. Pour être désormais misérable mancruvre.

Amyot : Il faudra désormais que je soit un fainéant. O n*e»l pas là le sens.

Ibid. l. 32. Qui i»Vmmr^«e«f aussi.

ItKJl cet emifo», fort rouillé dans k texte grec, para» assez bien rclabU par te» conjecture» de l'éditeur de Rome,

Ibid. col. 2,1. 47. .Soi« «ne roche haute et droite.

On a hi'^uté ce» mois , qui manquent dans le grec par ta faute de quelque copiste.

Ibid. I. 48. A/n que de la côte, à toute orenfurc...

Le grec e»l oorrompu. Peut-être faut-ll lire , w; p.r.^ xp.:ôiv (au lieu de «« |sT.3i pixv) ix tt,; -ytk t«v i-yp&ixsav rwi Xufff,oxi.

P. 153, col 1,1. 23. Et les battant de leur queue.

On lit dan» la version itaUenne du Caro : E ron tanta tempesla pervotes ono la catene eon la coda : c’est une faute de» Imprluaeurs ou des <x>plsle»i car celte version, fort e»- Umée en lUIle, c'a point été imprimée sur le manuscrit du Caro , mais sur une copie assez défectueuse. Corrljrez percofefONo leearene. Au commencement du quatrième livre ou lU: avea daté uno dei lati un albrrrtto, lisez un albercto. Rl dan» le deuxieme livre, DaphnLs , plaidant sa causedevant Hlilleta», dit : «on fu mai che pure «no tota di questi ricini st ramntentatsero chrin loro orto en traue una mia capra. User #1 tamenUmeio.

Ibid. I. 25. Du haut de la roche.

Axc^ûitc tic xitoTTiC epikeu irirpaç, rfe ixpxv.

Celle phrase ne laisse aucun lieu «le douter qu’il n'alt nommé plus haut la roche dont U parle, en di^lgnant sa sItnaUon au-dessus du promontoire- De même dan» le premier livre : îf^ûv TX< NytAŸx; txiîvx; , <v ri xvt?w , Vesi-b-

dire : « Ce» NvmpUes-donl Je viens de parler, el que j'ai dil être dans l’antre. • C'esl une de ces façtm» de dire qu’il imile de Xénophon el de» SorraUque».

Ibid. 1. v39. l’oMr quelque mé/aif.

Amyot : Pour quelque malejtce.

Ibkl. 1. 52. Ai à moi aussi.

On disait du temp» d’Amyol ni moi aus*i, pour ni moi non pins.

Je M rtff rok ne prtnee autti ;

Je nU le rire de

El dam l'rpIgramnH-daManU : Adonr, répondu rèpousée, fe H. ro«i ai pas mors aussi. C«l i italivn ne anrhs.

SUR lÆS PASTORALES DE LONGUS.

P. 153, wl. 3, 1. 3. Je vous ferai tous abimer.^... si

tu ne rends CfUoé aux IS’ympheSp à qui tous Ta*

vei enlevée.

Cm chAncnnfnU de personne, comme (ous les anciens cHtiques l’ont remarqué,donnent au discours un mouvement vif et nature) qui peint ta paaaion. lX*moslhèt)e en est plein , et passe souvent du tu au vous dan» la même pliruse. [) y a quelque choae de semblolde dons cet endroit de Racine :

N‘cb douta point, j'y ronr*, et drs re monieot même. .

Bnjaxet , ^canlet , je aeoa qne je vo«u aime ;

Vona TO«j perdca.

Ibid. l. 27. Sans 6rortcAcr.

Ojx iÇôXicdatvcrra Totc tiw Bruuck trouve

étrange qu’on dkte rs XEpara rûv manuscrit de

Florenoo porte : tsI; xipaci twv ^inv. Peut-être y avalt-1)

T«v ito^ûv.

Ibid I. 49. c'était cni'iro» l'heure.

/tmvot afraitilil l’expression en traduisant rnviro» U temps que ton remèHf... Il fallait ^rarder I.x tournure de roiiginal familière au* grands écrisaiiis. Demoalhène , icTtp* aiv tv. Racine :

C'éUlt pendant l'horreur d'aoe proruiide nuit.

P. 154, col. t . I. 30. Et leur en consacra la peau.

Dans \myot ; Et leur en sacrifia ta peau ; faute d’impression répétée dans toutes les éditions.

IbW. I. 30. l'ne libation de ci« doux.

n faut lire dans b* grec iTti-rrcttei. Il répandit celle lilialion sur ia partie de la victinn- offerte au* Nymphes. Remarquez , dans la ie^n t ulgalre, trois fols de suite àiro. Cela est désagréable. Br.

Le manuscrit de Florence porte en effet Irrtartiai.

Ibid. Et ayant accommodé de petits lits de feuiltage.

Aroyot : .éi/nnl ftcrojifré de petits sièges pour te seoir avec forre frutllage et vcrdc retmee. Il oublie qu'on mangeait couché du lempa de Longus. Manger assis était regardé oonune une grande austérité, pénitence, marque de deuil. Caton , depuis la défaite de Pliorsale , ne se ooucba plus pour manger.

Ibid. 1. 43. D'anciens pasteurs.

Bienditid. Voyez d-dessus, page 139, col. 2 , ligue 10 , U note.

Ibid. col. 2, 1. 2. Offrande pastorale.

Dans Amyot : Grande pastorale à »n dieu pastoral. Autre faute d'impression , soigneusement conservée dans toutes les éditions.

Ibid. I. 8. Le bon homme Philétas.

n faut lire dans le grec comme l’a vu Vllloison , i «biXyrrâc il ^uxcXcc. Sur quoi Brunck se récrie h tort : m M. de Vüloison, dit-il, aime par trop les article». •» Cest (/)ngus qui les aime. Le redoublement de i'arUcle est du langage naïf, et convient très-bien kl. On ie supprime au eontraire dans lu slyle élevé. Il y a telle ode de Pindare où vous trouverez A peine un article.

Dans Hérodote 5xw? 4 eJprt; Ttÿ itiî^cî tco 8ïitô; ,

Tcô nip<(txxiu, est bien dit et naïvement. II ne fautpolnt du tout corriger ce passage.

Ibid. 1. 19. Le convièrent à leur repas.

Le grec ajoute ; faisant coucher auprès d'eux. Amyot : l.e firent seoir auprès d'eux , cl de même un peu plus bas î Philétas adonr te leva en pied tttr son siège. Il eût pu dire tout aussi bien : îdit sa perruque et son chapeau.

P. 155, col. I, I. 3. jVi nuire, quel qu'il fût.

Le Caro : Ella disse che non dcgnavtt per suo amante uno ehe RON fosse nè tutto uomo ni lutto becco. Cette version est plus exacte.

Ibid I. 19. Composée, des plus grosses cannes.

Mt-fs xai aù).ûv (Zt-]'x>.uv. Peut-être faut-il lira

KouXûv Br. Du plutôt Mi*fx Ôpvxvsv xaXxuosv

ju*]'âx««v , comme a lu Amyot.

Ibid. I. 21. On eût dit que c'était celle-là même.

Amyot : Tellement qu'on eust dit qne... « Il qjoate cette liaison Tellement que, qui n>sl point dans le texte , et partout Il en use ainsi. C'est le plus grand défaut de son style, que cel enchaînement de périodes, qu’il imite des proses florentines, et qui s'éloigne fort du caractère de l'auteur. Celui-ci, dans sa composition, suivant te précepte des maîtres et l’exemple des Anciens, varie inres.samment le rhythma et la mesure de ses phrases. Crst ce qu’on a lAché d’ob^rver. cl ie lecteurs’en apercevra , dans les endroits surtout qu’ Amyot n’a peint traduits, et qut paraissent en français pour la première fois. Amyol , en général , tout occup«> du sent littéral de l’auteur, en altère souvent la phrase, et ne rend presque Jamais les formes du style, qui, dans un ouvrage tel qut celui-ci , importent autant ou plus que le fond même des idées.

Ibid. 2, 1. 12. Et au liett de roseaux.

On lit dans la première édition d’Amyot : El au lieu de s'aller Jeter entre deux roseaux; faute d’impression reproduite dans toutes Im éditions. Umz : entre des roseaux .

Ibid. 1. 15. En tira d'abord un son doulottrcux.

Amyot : En tonna un chant piteux , comme tTah amoureux transi, comme d'un poursuivant, comme d'un qui tonne la rrtnrik, comme d’un qui va cherchant et rap/te/ant quelque besfe qu'il a égarée. Ce n'est pas U traduire , mais trahir lea anciens, conune dit ntaiien, non tradurre, ma Iradirt.

Ibid. 1.31. Ils se baisaient l’un l'autre.

Amyot : lit prirent l'un de l'autre tout le plaisir qui leur fut possible. Amvot ne manque guère l'occasion de présenter quelqsie image grossière.

Ibid. I. 37. ,S'a//ércif/ asseoir dessous le chêne.

Amyot traduit dessous mr chesne, quoiqu'lt y ait dam le grec le chesne, c'est-à-dire, celui dont il est déjà parle ailleurs : p. ih, iig. 23, i7j s'assirent au pied d'un chesne; p. 17, iig. 6, assit sous le chesne à son ordinaire ; p. 61, iig. 17, ils étoient sous le chesne astis ; p. 71, Iig. la, sou* lefouteau (qu'il appelle ici le chesne); et p. lié, Iig. 2, drvi7 aNcAesfie.

Amyot ne fait nulle attention au récit de son auteur. H a traduit Longus, mais il ne l'a point lu-

Ibid. I. 45. Us conicstaient entre eux d’amour.

C’est ie grec mol à mot. Amyol : Ut faisoient à l’enri Fi»>» de l'autre a qui plus aimeroU sa parité; style de proeurtuc ou d'huissier.

Ibid. I. 53. Lui jurât «« autre, serment.

Racine :

Et tes MrmrBt* Juré* «b ploi mibI de bai reie

i». 156, \. 37. U capitaine, parti aussitôt avec set gens.

Amyot : Le capitaine se pariant auuHott. Lm nouveaux éditeurs ont pris cela pour une faute d'impression, et ont corrigé se partageant, qui est une pure sottise. Amyot dit à l’itnUenije SC porl/r, pour partir. Ci-dessous, p. Iio, miui se partit Daphnis : et plus haut, livre II { folio 24 de l'édition originaie }, mms apres qn'it se fût parti. Dans la Vie da Brutus , et là te partant derethr/.

NOTES

P. 156, col. 1, I. 7. D’avoir #i à la légère offensé leurs «oiitfu.

Ainjot : D'avoir ii tonguement offensé leurs %>eisins. C'est saus douta une faute d'impreuion. Cela n'a aucun sens.

Ibid. l. 19. Car incontinent la neige.

Cette description d« Thiver ne convient guère au climat de Lesboa. Virgile a péché de même contre U vérité en parlant de Tarante, où Jamais on ne vit Ut etitiz enchainéet, ni Us pierres fendues par U froid. Hérodote ayant fait une peinture célèbre du froid de la Scylhle, plusieurs le l'oulurent imiter, tans s'embarrasser des oonvenaoces, mala aucun plus iidi> euJemeot qu’Bérodieo. qui, dans un récit historique, décrit en poète les frimas du Rhin.

Ibid. I. 31. Les uns retordaient du fil.

Amyot : Les wiu fiaient des cordes. Coulre-sens.

Ibki. 1. 32. Les autres tissaient du poil de chèvre.

Amyot : Les autres treuoientdu poil de ehivre. Contre-eene. On fabriquait de grosses étoffes de poil de chèvre; elles ter* vaicol à vêtir les pauvres et à faire des tentes.

fautes d* Amyot te multiplient fc tel point dans les deux demlert livres . que , si on les voulait noter toutes , ce serait une chose Inflnie.

Ibid. 1.51. Chaque fois qu’ils trouvaient sous la main la panetière.

(Test le grec mot à mol. Amyot : Chaque fais qu'ils n'awient ta panetière; phrase inintelligible. Dans Is réimpression, on a mia : chaque fois qu'ils munioient. L'expression est ignoble. Il faut savoir écrire pour em|rfoyer ces mots , comme dans le vers de Rousseau :

ITéprosvtrcat JtniaU , es fsanlaat la lyre ,

Ni fùreers ai trusporSi

P. 157. coL f , 1. 40. roirc même celle de la Scgthie.

Amyot : De la Tartarie. Dans son Plutarque, il dit souvent : la Homagne, U Milanais.

Ibid. 1. 44. Épiant.

Usex dans le grec , mjiuAtvûv , et non pas |Mf i{Avê»v.

Ibid. I. 52. Si mal àpoinl.

On a Imprimé dans quelques éditions mai en point, qui veut dire tout autre chose.

Ibid, col 2, 1. 14. Mieus vaut, disait-il, que je m’en aille.

Amyot : Que Je me taise. Il a lulrl un texte corrompu.

Ibid. 1. 19. Comme si ejcpresséntent Amour eâl eu pitié de lui.

La Fontaine dans Joconde : Amour en eut pitié.

Ibid. 1. 32. Dieu te gard.

Ancien souhait ousalul. Molière : Dieu te gard, CUanthis. Cette locution a été souvent méconnue par les éditeurs de nos poètes. Dana un quatrain à la louange du prince de Coodé, chef des huguenots, sous Henri 111 :

Ce petit bemme taet JaII,

QdI toejoen aiue et toujours rit Et toujoer* b«iM w mlcnunae.

Dira tard de aai le petit hemise.

Voltaire lul*mème a cité : Dieu garde mal le petit homme , croyant que c’était une allusion à la mort de ce prince, qui fut tué a Monoontour. Mais c’est une faute d’imprimeur. Rabelais a dU quelque part : Dieu gard de mat Thibaut Uitaine. La Fontaine, à la dn du conte des Troqueun :

Or n'rat l'ufftiire allée ra cour de Rone ,

Trop bien eet*eüe as Séaat de Roues.

Là le sottlre asm de swlss m gamstc Es plcia bureao. Dteu garde «ira Oudtaet JTma coBMtUer barbos et blea ea feaiBie ,

Qui fe«M aller le cboM du beoact.

Ces vers sont ainsi rapportés dans la nouvelle Vie de la Fontaine. Lisez , pour le sens et la mesure : Dieu gard eirs Oudinet, comme la Fontaine luI-mème a dit: Dieu nou gard de plus grantT fortune. Faul-U s'étonner que les textes grecs et latins soient altérés , quand nous voyons nos auteur* mêmes estropiés de celte façon? Peu de gens aùjounniul savent assez de français pour être édileuri de la Foiilaioc.

P. 157, cd. 2, L36. A peine qu’ils ne tombèrent.

Expression d'Amyot, qn’ll emploie fréquemment. Cette phrase lui est particulière. On disait en oc temp6*la, à peu qu'ils ne tombèrent, comme parlent toujours Rabelais et les Cent Nouvelles nouvelles.

Ibid. 1. 43. Agant aiiui Daphnis...

C’est là certainement ce qu’a voohi dire l'auteur. Mais le texte est altéré.

Ibid. 1. 51. lé louèrent grandement de son bon esprit

Oi irrry(,^'t rè fvtp'^cv. C'est la leçon trêt-oonrete des manuscrits <1« Rome et de Florence. Lucien , dans le Songe :

P. 158, col. 1,1. 12. üf lors assis.

Non plus couchés comme pour manger. Amyot t Toutefois encore assis. Contre-sens.

Ibid. 1. 22. Qu’ils babillèrenL

C'est le mot propre. Cent Nouvelles nouvelles , M : Site avait fait habiller les deux meilleurs chapons de Irons. Moyen de parv^lr : Te t'oilà maître boucher; tu as habillé un veau. Le même caIemJ>our est dans Bonaveiiture Des* perriers : Je lape les tripes du veau que fai Kabilli ce marin.

Ibid. 1. 44. Tendirent des gluaux.

[I y a dans toutes les édiUons d'Amyot : pendirent des gluaux; faute du premier Imprimeur.

Deux lignes plus Iwi :ea«’rn/re-6rtisa«t.llyadans Amyot : et «Vntre-5aùa ; autre faute non corrigée dans les rélmprcs* sions.

Ibid. l. 50. JlTdi-fu poinf oublié?

C’est let>ros.lisezdanslegrec,d^a}itpivT<exi^&o; comme plus bout, dpx fitpkvr.ozi t&û rrtd'i&u xà{sc5.

Ibid. col. 2, L 20. En les baisant tous premier que Chloé.

Amyot : En les 6aiKinf tous, fors que Chloé, depeur qu'il ne souitiast son baiser. On ne sait quel texte U a suivi; ou plutiVt U n’a fait nulle attention su texte , qui est fort clair en cet endroit.

Ibid. 1. 23. A*e se jtassa point tout pour eux.

Dans les réimpressions d’Amyot on a mis : ne se passa point du tout pour eux. Grosse faute.

Ibid. I. 48. Commençant petit à petit, etc.

Amyot : Commençant petit à petit à reprendre leur cAani ramage, après un si long «iVence. Les brebis besloient. Us oprteaux sautaient, etc. Otte mauvaise traduction a été encore mutilée par les Imprimeurs. L’édition originale porte : Commençant petit à petit àreprvndre leur chant ramage. .4 près un si long stTence, tes brebis besloient, etc. On a supprioaé cela dans les réimpressions , et mis à la place une version qui ne vaut guère mieux, faite sur le latin de Jungermann.

Si long silence est ridicule; mais Amyol ne songe guère h ces ch<M«s*là. Le style de Longus périt tout dans ses maint ; c'est un tailleur de ^erre q'ui copia l'ApoUon.

SUR LES PASTORALES DE LONGUS

P. 159, col. 1, 1. 10. Pourchassant le dcrnir but...

Dans le fpw. f^uraCe.T3i>rTt;, comme les stoïques ont dit : CwTiîv *piTTv,el nos mystiques ‘.ekerchtr Dieu.

Ibid. I. 16. Frissnit.

Mut de U façon d'Amyot, Xi'fSfLtvc’*. C’est l'itaUen frizzare.

Ibid. Col. î, 1. 4. Il fciiaif nrcc soi certaine peti te femme Jeune et belle.

Amyol : Sa femme élaii Jeune eibelie, et plue deUcate que ne sont ordinairement le$ femmes des paysans.

Amyot a cru LyœnJon une paysanne, femme du paysan Ctiromls : étrange méprise. Le nom même de Lycenkm indique une courtisane. Cbromis, bourgeois de Milyléue, ou plutôt d'Alhèues , car tout eccl est pris de la Nouvelle Comédie, vit à la campagne avec une tille de la ville. Trois sortes de gens paraissaient dans les comédies , entretenant des tillea pobliquM:yxôxXv.pct, fesiut^oritfnfjouarroateundonavires; orp«TtÛTflu, tes çens de ÿuerre, enricfals en Asie au service des rois ; , fer cultivateurs, riches aussi pour la

plupart ; car AtKenes faisant beaucoup de commerce el ayant peu de territoire, les terres y étaient fort chères.

Ibid. 1. 19. Feiçnanl d’aller voir ta voisine qui travaillait d’enfant.

Le texte est g&té en œt endroit. Le manuKrit de norenoe porte : ùc yrxps rnv XftCtIv -riv tU

KTcoffxv xirtc'jvx. Celui du Vatican : w; Tcxpx ■nir' *pyxûcx XxCfv rh TUCToyxxv. Lise* ; t*ç irxpi rh ‘jwxîxx fxiîvi;v rh nxrcooxv : comme dans Hérodote, Hv. III, is : tôv «y- •pwirev ToÿTtv T9V fsxoTt'j'ttôtvTX ; et cl-dessus,liv. Il ; riy Ilxvx ixtTyov, rv* (nri rp wîtuï t^p'.>fUvcv.

Ibid. 1. 30. Au chêne , sous lequel était assis Daphnis arec Chloé.

n faut lire dans le texte IttI rm ^pôv ^^^x (non (v ixx4él^S76, comme ailleurs 11 dit, tiv. n, irpô; rr* çyri'^v Crpt^tv fv6x (xxdf^'.vTc.

Ibid. I.*33. De mes vingt oisons.

Homère , Odyssée :

Xîjvic pict xarx iowt «Ixcm «upôv l^ooat.

Ibid. 1. 51. Tu aimes, lui dit-elle, Daphnis , lu aimes la Chloé.

Ép^, irirov... Réliodore, liv. III, pag. I30, ligne 16, édition de M. Coral ; et tom. U, p. 62, de la traduction d’Axnyot, dans notre oollecüon.

P. 160, col. 1,1. n. Se prit à l’instruire en cette façon.

Co qui suit n'a point été traduit par Amyot Jusqu'à oes mots : Jlaie l'ataourcuse leçon.

Ibûl. 1. 30. Oit chose ne fl...

Denys d'Halicamasse, II. 2. OItOM. ; xxi ««pup'jraazuivc;, cûtwî tô« ^toXo^Sv.

Ibid, col. 1, 1. 1. ^esavaitpluss'il oserait rien ejciger de Chloé outre le baiser el renibrasser.

Amyot ; Délibérant ne faecher point Chloé outre le baiser et Cembrasser.

Ibid. 1. 14. Puis l’embrassant , la baisa.

Amyoi : Puis sejetanteuretle , ta balsa. GrosMemotUse; ie texte <*t clair.

P. 160, col. 2, 1. 26. Ayant moins de souci de manger que de s’rntre-baiser.

^yot : dinei qu’ils mangeaient ensemble, et à’entrebaisoientplusde fins qu'ils H’avaloient de moreeaur. Imago dégoûtante, qui n’est point dans le texte. Quel langage pour un homme de cour, un prélat, un précepteur du roi! Longus a peint des nudités, qu'Amyot rend toujours obscènes dans sa cojde par la grossièreté de iVxpressliin.

Ibid. 38. De même qu’en un cheeur de musique.

Amyot : comme Von/ait en une danse,

P. 161 , coi. 1 , 1. 23. Toutes belles, toutes savantes en Part de chanter.

Ceci manque dam Amyot.

IbW. 1. 36. Il renr/if/urieiu les pâtres.

Amyot î HJU devenir enragés les bergers.

Ibid. 1. 40. Ses memôrej.

Le mol grec a deux sens, dont l'un s’applique a la musique. Toute la fable roule sur celle équivoque . qui ne se peut guère rendre en français, non plus qu’en laliu , ce me semble. Horace parle grec, quand il dit : dispersi membre poettr.

Ibid. Terre les reçut.

Il faut tint ainsi terre, sans article, comme il est dans to grec; car c'est uue divinité.

Ibid. 1. 43. Inûte les voix et les sons.

n faut lire dam le grec, comme portent les manuscriis irxvTwv Tù»y cpUyMv , de toutes les ebooes susdites. De même .

pag. 31, édit, de Rome, tx ^yopixeOivr* ^ôpa;et pag. m, i iï Apûxç rteX*ftT0 T«U Xeyc^'yctf.

IbkL col. 1, L 14. Se couchèrent tous deux sous une même peau de chèvre.

C’est le sem exact etlllléral. Amyol: en se cowpran/rf’ane peau de chèvre. Il a bien entendu le texte. On a changé cela dans les rélmpreRslom , où l’on a mis : ex étendant sous eux une peau de chèvre; éuorme ooolre-sens-

IbkI. 1. 31. Pour da pomma ou da rosa.

Scarron dam la Mazarinade :

Hamac ans frmoMS et feane soi bomnes .

Pose 4w poires et posr des pomme*

P. t62, col. 1 , 1. 8. Et se séant à terre.

Amyot dit :aeséanfrx ferre. Les nouveaux éditeurs, croyant que c'était une faute', ont corrigé cela dam leurs réfanpresskms. Mais Amyot parle ainsi à ritalieune; cl -dessous, page 166 ( édit, originale, fol. 63 ), relevant les tn^nea çmî Ittmboient en terre; uii peu après, pag. 167, les chèvres mettant le nez en terre; et pag. }45 (édit, originale, fol. 15, verso), descendant en terre armés de corselets et d'épées. Cependant, pag. 160,11 dit : tt sr nusit à ferre, qui était la façon commune de son temps. Boileau même a dit assex mal : et se forment rn terre une ditnnifé.

Ibid. 1. 17. Une chose pourtant le troublait! Lamon n’était pas riche.

Amyot ; fl n’y avait qu’une seule chose qui le troublast, c’est que son père nnurririer Lamon n'étoit pas riche. IJ rend ainsi le sens , mato non le sentiment. La Fontaine observ e ces Duanoes :

Ca point sms plni Icuit i« câlaot «npSché ; n BSfMlt «loel^ae pen , mais 11 fSUnll d* l'side

Ibid. I. 18. Lamon ricAe.

Le manuscrit de Florence ajoute : xXX* O.ivOtpo;, li

NOTES

Kv 3r>.cÛQ:c<. Ce»t une noie roarginak prbe de « qui uiil , 185, édit, de Rome, ivf&t tûv

tttù» jcjf.o;. De même, page m, iÈicit^»TC vioXiî;

(le manuscrit de Florence ajoute twv iriTpewv, et oeia psI prb plus haut, page 6fi , trtTpatcuç «iî tt?» iwXtv

•^ix9w<7«o4xi. De ro^me encore à la page 124, et ftnqfi>.>.c«re }ju^xXs, le même manoscrit ^doute it txûtt^ tv* y sttv; e&^icalion fort inutile-

P. 102. col. 1,1 29. Promettaient.

Dans rédltloo originale d'.4myot : pmmeUoit ; faute d'iuh pression , que Ton a mal corrigée depuis.

Ibid. 1. 43. Fais tant envers Chioé.

(reet la phrase d’Amyot. Journal de l*£toile, tome iV, pag. IM : J> no» Jtt tant envm le pape , tju'U en ofrftnf te payement. Amyot, Vie d'Artaxenès : .Vuû tl supplia tait/ su «ttère. et/lt tant par ses larmes et prières eittvrs elle...

Ibid. col. 2,1. 17. l'ne bourse de trois cents écus.

Le grec dit « de trois mille drachmes. > Ceci parait prb de la vieille faMe attribuée à Fsope: «rnltomnte était pauvre. M I.esdleui lui apparurenten songe, et luidirvnl: Vaaubord " de la mer, m tel endroit ; tu y trouveras mille drachmes. >

P. 103, col. 1 , 1. 41. Combien que d'autres lui o/friS’ sent et donnassent beaua>up pour t'accorder.

Traduction (TAmyot. Toutes lea éditions, et même la première, portent pour la areorder. C'est une faute de Tlmpriiiu'ur; H il faut pour l’accorder, ou bien pour la leur accorder.

Ibid. I. 49. Ces raisons et assez d’autres.

ô fsiv TxûTx xxl fri itasim De même Lucien ,

dans k Songe, Tzûroi x«i frt trXiiovx itm.

Le manuscrit de Florence porte : f, (ûv (c'est une faute, lisez 4 yvtv) ra^TA xx't fri tr>4iM cfx roü mîaat

Xt'VMv^èXvi fxtevTà^T^ioy.ùia;; leçon qui fait une phrase fort |olie et ne peut être l’uuvrage d’un copiste. Il parait au contraire que les autres copistes ont supprimé Xi^etv , comme uu« variante d'fy.uv , ce qui est arrivé ailteun.

Ibid. o^. 2 , 1. 12 . Autrement serais-je bien insensé.

Leçon de l’édition originak d'Amyot. Ou a mal corrigé dans les réimpressions, au/rrmcH/^e sm>ù bien iHsensè. Ainyot dit de même un peu plus bas : seulement te vcux-Je bienavertir d'un point , Dryas.

Ibid. 1. 40. En grande dévotion d’ouir.

Rabelais : De quelle dévotion H le guette. Ont Nouvelles n mv elles : Ijt dévotion lui en est prise. Henri IV, lettre à fi;.vbrlelle d'Fjitrées : /e reçus t>otre lettre é soir, et attends ■^nneterre en bonne dèvotioH.

P. 104 , col. 1,1. 22. Et n’était demeuré qu’une seule /tomme.

Lisez dans k grec xXx^at, nXry p.*îû.ov iv îXttfffrc, ou ptuldl iCUnsT'i. Br.

Ibid. I. 20. Oti ne s'était soucié de l’abattre.

(kiinmbani : C^iotsv 4 ÀvD.9iTv,iîu.iXii;ai xx0iXiîv.

Le manuscrit de Rome... âvtXétîv xxc r.a*‘XT.ci. Lisez àvcXfti'.v ü ii|zt>.Det xad... Les copistes ont voulu éviter l'hiatus T, qui ne devait pas les étonner. Lucien, Dialogue des Dieux : vi ÇrAcîw:rsî r, À^pc^ÎTii nijv Xxotv ^ Xapte

TȟTV|V.

Ibid. I. 37. Les brnuj^ jours d’été l’ont /ait naître, un bel arbre l'a nourrie.

Amyot arrange cela d'aue façon qu'U croll fori galante.

Voici sa traduction : CAtaè ma mie, te 6eau temps a produit cette belle pomme, un bel arbre l’a nourrie, le beau soleil l'a mûrie, et la bonne fortune Ca cantre-gardée pour une belle bergère. C'est IA presque le seul endroit ou Amyot ait eu dessein de mettre du sien et d’i^outer au texte de l’auteur. Partout ailleurs il paraphra.se, mab seulement comme interprète, longuement et lourdement.

P. 104 , col. f , 1. 42. Quelque serpent qui eût frayé au long.

Boaaventnre Desperriers , nouvelle XITI : Le docteur passant sur sa mule , un de ses bœufs s’en vint frayer un pebt contre sa robe.

Ibid. 1. 47. louz avez juges pareils.

Lisez dans le grec, Ixop-iv tcO xiiXXeu^ piapTupcc.

Br. Celle phrase ne vaut rien , el la oorrcction que propose

I éditeur de Rome parait préférable, éfz&icu; fy^cu.êv cixcisu xÂXXcy; jaipTopi;. Dans le manuscrit du VaücaQ,‘4p,6(»ç est écrit au-dessous d'4^ciicv; comme une variante. C'est la mênso erreur qtie cklessus, page 103, col. 1 , 1. «9. Voyez la note.

Ibid. 1. 48. Il était berger, lui.

PArb n’est point nommé dans le grec, el Amyot, qui traduit, Aomx sommet Péris et m*fi juges et témoins pareils, ôtfl toute la grâce de ce passage. U fait la même faute partout où l'auteur supprime à dessein quelque mot ou quelque liaison, par un artilice commun à tous les bons écrivains. Dans Hérodote, Ifv. III, ch. LUI, ô *ftpbiv, le voilà rîcux, Pèrlandre n'est point nommé.

Ibid. col. 2,1. 10. Afin que l’eau en fût plus nette et plus claire,

flTTf»; (^ixaîAxtpiv »; ô3wa xxBxpàv fy^cu». Ce»t la leçon de Colomliani. Lisez h»; ûowp Xaizzîiv fy^citv. Les anciens manuscrits étaient gâtés en cet endroit, comme on le voit par celui de Rome , où le copiste a laissé un blanc à la place de ces doux mob, xsBxpiv fy.cicv.

P. 165, col. 1 , 1. 7. .démêle qui arcoucAarf.

Ainsi l’a écrit AmyoL On a mal imprimé , depub la première édition, Sémtlé. I^ Fontaine, Filles de Minée ;

La Grèce était en Jeux ponr U Ait de Séaélr;

Sr«Let oB vit trait taure coadamaer ce taiar télé

II a dit de même ailleurs :

Brodait mien qat CIoUmi, flUlt mteoi qae Pallai , rapiMallnleaiqa'.dnacAa«, et avalnta aatre tacrvcUlti

au lieud’Arachné.

Ibid. col. 2, 1. 10. Laissant une quantité des plus belles grappes aux branches.

AmyoL dons l’édition originale , et garda Ton une quantité. Les nouvelles éditions portent , et Von garda. Voyez pag. 139, ligue 9 , la note.

P. 100 , col. 1 , 1. 3t. £f Lamon fout éptoré.

Ù (liv Aâiuev. ralmcrais mieux 4 ftiv (fr. Br.

Ibid. I. 45. me dira-t-il, quand U le verra si piteusement accoutré ?

U grec dit : que deviendra-t-il en voyant cela? On a gardé la pltrose d'Amyot, dont la Fontaine s’est souvenu ce vers :

la |ds hil qee ron mit ca piteui éqaipa(« la pavrre potager.

Ibid. col. 2. 1. 10. Étant en la grâce de son maitre.

C'est ainsi qu’il faut lire dans la version d’Amyot. Toutes les éditions portent étant d ta grâce ; faute d'impression. Cidessus, folio I? de l'édilkM) originak d'Amyot. Comment donc suis-jt m ta grâce.*

SUR LES PASTORALES DE LONGUS

P. 171, col. I, I. 46. Rejeta point sans dessein cette parole.

Et te tournaiitvert la ville. Jeta contre elle quelques prth. pas trindiqttatioH. Satire Menlppée. Cette expre&&iou %aut peut'étre mieux que celle de Boileau :

LaiâM tomber ce* mots qa'elle reprend vioft fois

Voyez ct-deuus, page 147, col. 1, ligue 3b, la note.

P. 172. col. I , I. 48. Et les montra de rang.

Dans le texte, lisez: x«t iripi^cpw iràetv

expressloD d'Homère :

Kr.puÇ à-»’ îfuXcv

Aeï^' ^v^cÇia trôotv.,.

P. 167 , ooi. 1,1. 12. Quelque chanson de chevrier.

Lisez dans le grec , ffuptoat Tt attrcXtxsv. Br.

Ibid. 1. 28. yon pour cela Gnathon.

CesMa phrase d'Amyot. De même. Vie de Phodon : Ces dot que te roi lui envogoit, il les refutoU tous; disant : Qu'il me laisse être homme de bien. Sou pour cela les mes> sagers ne reuoient d’aller aprit lui. Et dans les Ont Nuu* velleSDOUtrelles: A'cmpaxrtanfawez ftonrie pièce après il dit... Cest ntaUen non pertanto, et le grec où fZTrv kXXs. Dam 1a Vie de saint Louis, non pourquanL

Ibid. col. 2 , 1. 38. Vn sagon neuf» une chemisette et des souliers.

Plaute, dans l’Eptdicas : soocos, iMniVam , pallium tiAî daho. Tout cela est Imité d’Homère, dons POdyssée :

Ëeoco {ztv x^*^**^ * i*|AX?a xa).a ^

S' Orr» rtccol irtJiXs.

P. 168, col. 2, 1. 2. Celui qui aime, 6 mon cher mattre.

Am>*ot gAte tout cet endroit. Oux qui l'ont voulu corriger dans les nouvelles édllious, ont fait encore pis.

Ibid. 1. 10. roii-/u comment sa chevelure semble la fleur d'hgacinthe.

Amyot : Foyes-vous comment sa permqfuc est belle.* Si Ton voulait marquer toutes les fautes cT Amyot dans cet deux derniers livres, il faudrail le copier en entier.

Ibid. I. 26. Les aigles de Jupiter.

Cest une pen<»ëe de quelqu' un de nos poètes élégiaques , toit Callimaque ou Phiiétas , que Pro perce aussi t'etl appropriée :

Car b»ein terris fbdet bamâoa moratorf Jopilcr, ifiioro pristlox farta tu.

Remarquez que la pensée est ju^te d.ins Longns , mais non pas dans Properce, qui parle d'une femme. Jamais Jupiter n'cnieva de femme. Le poète grec, que Properce traduit et que Loogus copie, parlait sans doute d'un garçon.

Uh(L L 44 Rester bceu/ à l’étable.

Proverbe grec; c'ett-à-dire, tNMfiVe, hors de service.

P. 169, col. 1, 1. 12. En cette sorte.

Aliiil a écrit Amyot , et non pat comme on a corrigé dan s les réimpretsions , de cette sorte.

Ibid. L IS. Je ne te mentirai d'un mot.

Vrai texte d'Amyot. On a mai corrigé i Je ne te mentirai pas d’un mot.

Ibfa). ool. 2, 1. 20. Et s’en courut par te Jardin.

Toutes les éditions d’Amyot portent, comme la première, s’en courut au berger. Lisez , a» t*erjfer.

P. 170, col. 1,1.23. n parlait encore, et Daphnis...

Il y a dans le grec fn oiùtcô Xi'iw«€. A3Mpv^. Plutarque, Vie d’Alexaodre : in Xt*ycvrcc oÙTtû Ttpiasc. Hérodote, llv. VIII, ehap. ex t fn Toim'mv roûTa Xi*p'vT»v.

Ibid. col. 2 , 1. 42. Et tout de même ont été préservés * par les Nymphes.

La première édition d'Amyot porte : et tout de mêmes ont été rrnrtvs par tes SympHet. Remarquez là-dessus , d'atiord que dans toutes les rèlmpressloat d'Amyot on a mit même sans s; mauvaise correction. Corneille, dam le Henleur : Nd-Mèmca à aoo toar j« ae ssU en J'ea sais.

Régnier :

Payer méiaca ea chair iasqeet aa HtUtrar.

Ensuite réservés est une faute dimpressioo ; Il faut tire préserrés, qui se disait alors au lieu d« eo».ten;es, préservés de la mort. Là Fontaine : Simonide préservé par les Dieux.

P. 173, col. 1 , 1. 35. Le plus du temps.

Italla&bme d'Amyol , usité alors : i7 più del tempo. Les nouveaux éditeurs ont cru que c’était une faute, et ont rnrrlgé le plus de temps , qui n'est d'aucune langue et ne signitie rien. Amyot , dans la Vie de Pompée : Toutefois le plus du temps t'/s campoiVnf séparément; et dans le Discours toudiant l’amour : te plu» du temjts elle se tenait au temple. Arrêts d'amour, premier arrêt :le pauvre galand le plus du temps ne savait où il en étoii.

Ibid. 1. 50. Au lieu qu’il était découvert.

On a ealrupié cela dans les réimpressions d’Amyot , «n écrivant au lieu qui étoii découvert, ce qui fait un sens diffèrent et contraire au texte.

Ibid. cul. 2,1. i. Tout cela /ut longtemps après.

iXkk raûTat piT^r ùorz^cv , phrase d’Hérodote, kxkk roûTS (iv^ùoTipcv c*fiviT«, TOTC Plulan]u« l’emploie souvent:

Kai TaûT« p.T?* Ceripov firpax^»

Ibid. L 17. N’étaient que Jeux de petits enfants.

C’est ainsi qu'Amyoi a écrit, et rvon comme on a corrigé dans les dernières éditions, n’étoit que Jeux. ImI ptiraM* d’Amyot est loulooTB italienne; en bon italien , on dirait : dû che facevano iu mezzo as campi mon erano che scAcrzi da /anciulli.

Supplément à la note, pag. 139, col. 1, Ug. 30 : Si /ut entre deux d’emporter.

La phrase est italienne : Stetti infrà duedicorrir giu dalle scale. Beovenuto CelUoi.

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