‹ Œuvres complètes de P. L. CourierChapitre 85 sur 199 · AD MINISTRE DE LA GUERRE · texte numérisé non relu

AD MINISTRE DE LA GUERRE

Paris, le 3 Janvier 1800.

Citoyen,

Je vous transmets ci-joint la feuille de route qui m’a été délivrée à Marseille , en vertu d’un congé de convalescence de trois mois, lequel congé m’a été pris sur la route avec mes effets par les brigands qui ont pillé la voiture publique. Je vous prie de vouloir bien en conséquence de ladite feuille de route , qui ne peut laisser aucun doute sur la légitimité de mon séjour ici , ordonner le payement des appointements qui me sont dus depuis le 18 juin 1799.

Salut et respect.

[ Courier était alt.iqué d’un crachement de sang, maladie dont il s’est ressenti plusieurs fois, et qui faillit l’enlever en 1817.11 garda la chambre pendant quatre mois, et y reçut les soins du docteur Bosquillon. Aucun niMecin ne convenait autant au malade, car il était en même temps professeur de langue et de philosophie grecque.

A jwinc rétabli, il fut employé à la suite de la direction d’artillerie de Paris; ce qui lui laissa le loisir de rejirendre ses études ordinaires. Il s’occupa

rn particulier de Cicéron, et traduisit ses Philippi- (]ues.

Au printemps de 1801 , il eut une rechute qui lui valut un nouveau congé de convalescejicc. Il en profila pour se rendre à la Véronique : sa mère, à laquelle il était tendrement attaché, y terminait ses jours , et il eut la douleur de lui fenner les yeux.

Après avoir réglé quelques affaires, il s'empressa de revenir h Paris : le séjour de cette ville lui était devenu très-agréable depuis qu'il s'était mis en rapport avec les hommes les plus distingués dans la connaissance des anciens; cependant il préférait la solitude de la Véronique toutes les fois qu’il voulait se li\Ter à quelques études sérieuses.

Ce fut liosquillon qui lit connaître à Courier M. Clavier, à l'époque de la maladie dont il est question. I

A M. CLAVIER

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