‹ uvres complètes de Paul VerlaineChapitre 11 sur 86 · APAISEMENT · texte numérisé non relu

APAISEMENT

La jalousie est multiforme Dans sa monotone amertume :

Elle est minime, elle est énorme, Elle est précoce, elle est posthume 1

Méfiez-vous quand elle dort :

C'est le tigre et non plus le chat.

Elle mord bien quand elle mord, C'est le chien enragé ! Crachat,

Insulte, adultère à sa face L'affollent, et le sang ruisselle...' Ou la laissent calme à sa place, Froide et coite comme pucelle.

(1) Le manuscrit de Verlaine commence ainsi : Apaisement, II ; en note, au crayon, Verlaine indique en rappel « Vous avez le n° 1 de la série »

Voici des cheveux blancs et de la barbe grise.

La pièce qui commence ainsi figure dans Dédicaces, pièce C du volume, p. 204 du tome III des Œuvres complètes, titre, l'Aimée. Le manuscrit d'Apaisement porte comme indication, hôpital Broussais, septembre 1893. Le poème l'Aimée est indiqué dans Dédicaces du 16 septembre 1896,

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