DERNIER ESPOIR
Il est un arbre an cimetière
Poussant en pleine liberté,
Non planté par un deuil dicté, —
Qui flotte au long d'une humble pierre.
Sur cet arbre, été comme hiver, Un oiseau vient qui chante clair Sa chanson tristement fidèle.
Cet arbre et cet oiseau c'est nous :
Toi le souvenir, moi l'absence Que le temps — qui passe — recense...
Ah, vivre encore à tes genoux !
Ah, vivre encor ! Mais quoi, ma belle, Le néant est mon froid vainqueur...
Du moins, dis, je vis dans ton cœur?
SOUVENIRS ET FANTAISIES
Courrier français* 26 juillet 18 ( J1.