‹ uvres complètes de Paul VerlaineChapitre 58 sur 86 · DERNIER ESPOIR · texte numérisé non relu

DERNIER ESPOIR

Il est un arbre an cimetière

Poussant en pleine liberté,

Non planté par un deuil dicté, —

Qui flotte au long d'une humble pierre.

Sur cet arbre, été comme hiver, Un oiseau vient qui chante clair Sa chanson tristement fidèle.

Cet arbre et cet oiseau c'est nous :

Toi le souvenir, moi l'absence Que le temps — qui passe — recense...

Ah, vivre encore à tes genoux !

Ah, vivre encor ! Mais quoi, ma belle, Le néant est mon froid vainqueur...

Du moins, dis, je vis dans ton cœur?

SOUVENIRS ET FANTAISIES

Courrier français* 26 juillet 18 ( J1.

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