ACTE P RE MIE R
détesté m^enlève ( // met ia main à ses yeux. ) ; lorsque je m'embarquai yice-roi du Mexique ; au lieu de rester à Madrid , ou dans mon palais ' à Séville y ou d'habiter Aguas frescas ^ qui est un superbe séjour; quelle retraite^ ami^ crois- tu que ma femme choisit? Le vilain château d'Astorga/chefJieii d'une méchante terre, que j'avais achetée des parents de ce page. C'est-là qu'elle a voulu passer les trois années de mon absence ; qu^elle y a.mis au monde.... ( après neuf pu dix mois y que sais-je ? ) ce misérable enfant , qui porte les traits d'un perfide ! Jadis , lorsqu'oa m'avait peint pour le bracelet de la comtesse , le peintre ayant trouvé ce page fort joli, dasirad'en faire une étude ; c'est un des beaux tableaux de mon cabinet.
Bégearss.
Oui.... ( // baisse les yeux. ) à telles enseignes que votre épouse...
L B Comte virement.
Ne veut jamais le regarder? Eh bien I sur ce portrait , j'ai fait faire celui-ci , dans ce bracelet > pareil en tout au sien , fait par le même jouaillier qui moom sous ses diamants ; je vais le substituer k la pîace du mien. Si elle en garde le silence , vous sentez que ma preuve est faite* Sous quelque
forme qu'elle en parle ^ une explication sévère éclaircit ma honte à Finstant.
Bégeakss.
Si vous demandez mon avis^ Monsieur^ je blâme un tel projet.
L B C G H T iS.
Pourquoi?
* B É CE ▲ R s s«
L'honneur répugne k de pareils moyens. Si quelque hasard , heureux ou malheureux , vous eût présenté certains faîls, je vous excuserais de Tes approfondir. Mais tendre un piège ! des surprises ! Eh ! quel homme , un peu délicat , voudi^ait preudre un tel avantage sur son plus mortel ennemi ?
Il est trop tard pour reculer ; le bracelet est fait p le portrait du page est dedans...
Bégearss prend l^écrin.
Monsieur , au nom du véritable honneur...
Le CoMTEa enlevé le bracelet de Pécrin,
Ah ï mon cher portrait , je te tiens ! J'aurai du moins la joie d'en orner le bras de ma fille , cent fois plus- digne de le porter !... (Il y substitue Vautre. )