‹ Œuvres complètes de Pierre Augustin Caron de Beaumarchais (volume 3)Chapitre 145 sur 279 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

Le Comte.

JT uiSQu^ENFiN je suis seul^ lisons cet ét<HinaDt écrit 9 qu'un hasard presque inGonçeyable a &it tomber entre mes mains* ( // tire de son sçin la leUre de Pécrin ^ et la lit en pesant sur tous les mots. ) « Malheureux insensé ! nptre sort est » rempli. La surprise nocturne que tous arez D osé me faire ^ dans un château où vous fô|es. A> élevé , dont vous connaissiez les détours ; la » violence qui s;'en est suivie ; enfin votre crime.^ n — le mien.... ( Il Sr arrête ) le mien reçoit sa » juste punition. Aujourd'hui ^ j^our de Saint-', » Léon y patron de ce lieu et le vôtre y je viens » de mettre au monde un fils , mon opprobre et » mon désespoir. Grâce à de tristesi précautions ^

366 LA MÉKE COtJPÀBLE,

» l'honneur est sauf; mais la yertu n'est plus. — » Condamnée désormais à des larmes intarissa- » blés , je seos qu^eUes n^ef^iicQront point un » crime.... dont l'efifet reste subsistant» Ne me » Yoyez jamais : c'est Tordre irrévocable de la » misérable Rosine... qui n'ose plus signer un n autre nom. » ( Il porte ses mains açec la lettre à son front y et se promène ).... Qui n'ose plus

si^er un autre nom ! Ah ! Rosine I où est le

temps ?.... Mais lu t'es aviKe !.... (// ^agite. ) Ce n'est point là Técrit d'une méchante femme ! Un

misérable corrupteur Mais voyons la réponse

écrite sur la même lettre. ( // li{. ) ce Puisque je » ne dois plus vous voir y la vie m'est odieuse ^ » et je vais la perdre atec joie daas la vive attaque » d'un fort où je ne suid point comoiandé*

» Je vous renvoie tous vos reproches j le por- )i trait que j'ai fait de vous , et ïa boucle de che- )• teuît que je vôuS dérobai. L'ami qui vous ren- )» dra ceci quând )e ne serai plùd , est sûr. Il a » Vu t6ut mon désespoir» Si k mort d'un infortuné » Voué inspirait un reste de pitié? parmi les noms j# qu'oh ta dotinet* à l'héritier.... d'uti autre plus I) heuhetix !*.•*. puis-je espéi^r que le nom de » Léon tt)U8 Rappellera quelquefois le $ouvepir >> du ûàiilheureux...*. qui eîtpire en vous adorant, » et digne pour la dernière fois ; Chérobiii Léoi^ ^ n d'Aétôrga.»

•••»« Puis 9 en caractères sanglanis !...« « Blessé » à mort 9 je rouvre cette lettre ^ et vous écris » avec mon sang y ce douloureux ^ cet éternel » adieu. Souvenez-vous »

Le reste est effacé par des larmes (// j^a-

gite....i ) Ce n'est point-là non pltis Fécrit d'un

nïéeliatrt bommè î Un malheurenl égaremeùt

{Il s^ assied et reste absorbé. ) Je me sens déchiré!

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