‹ Œuvres complètes de Pierre Augustin Caron de Beaumarchais (volume 3)Chapitre 15 sur 279 · MARCELINE, BARTHOLO · texte numérisé non relu

MARCELINE, BARTHOLO

Bartholo le regarde aller.

V^E drôle est toujours le même ! Et à moins qu'on ne Técorche vif, je prédis qu'il mourra dans la peau du plus fier insolent*....

Marceline le retourne.

Enfin f TOUS voilà donc , étemel docteur? tou« jours si grave et compassé, qu'on pourrait mourir en attendant vos secours , comme on s'est marié j|adis , malgré vos précautions.

JBartholo.

Toujours amère et provoquante ! Hé bien , qui rend donc ma présence au château si nécessaîre? Monsieur le comte a-t-il eu quelque accident ?

Marceline.

Non , docteur.

Bartholo.

La Rosine, sa troippéuse comtesse , est-elle incommodée > Dieu merci?

ACTEPREMlERt 71

Mail6ëline.

£Ue languit.

Bartholo»

Et de quoi ?

Mabcelipïe.

Son mari la néglige.

Baktholo açec foie.

Ah p le digne époux qui me venge !

Marceline.

On ne sait comment définir le comte; il est. jaloux et libertin.

Libertin par ennui , jaloux par Tanité ; cela va sans dire.

MARéELINE.

Aujourd'hui , par exemple , il marie* notfe Suzanne à tfon Figaro qu'il comble eu £siTeur de cette union

Bârtholjo.

Que Son Excellence a rendue nécèsèaii^é !

MAReaiiiitE.

Pas tout à fait; nais dont ScBi'ExceUeiicevcu^

drah ^ayer -en secret l'événement avec Tépousée

De monsieur Figaro ? C'est tin marché qu^on peut conclure avec lui*

Bazile assure que non»

Baetholo.

Cet autre maraut loge ici 7 C'est une caverne ! Hé qu'y fcit-il ?

Marceline.

Tout le mal dont il est capable. ; Mais le pis que j'y trouve est cette ennuyeuse passion qu'il a pour moi depuis si Iong*temps.

Barïholo.

Je me serais débart-assée vingt fois de sa poursuite.

Marceline.

De quelle manière ?

En l'épousant.

MAHeSLINE.

Iliilteiir £ideet xmel » que ne vous débarras-

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