LA COMTESSE, LE COMTE, LÉON
caché.
Le Comte, sèchement.
IVIàdame, on dit que vous me demandez?
Là Comtesse, timidement.
J'ai cru. Monsieur» que nous serions plus libres dans ce cabinet que chez tous.
L B Comte.
M Y voilà. Madame, parlez.
Là Comtesse, tremblante.
Asseyons-nous, Monsieur , je vous conjure , et prêtez-moi votre attention.
Le Comte, impatient.
Non, j'entendrai debout; vous savez qu'en parlant je ne saurais tenir en place.
446 LA ItfÈRE COUPABLE,
La Comtesse s^ asseyant ^ açec un soupir,
et parlant bas.
Il s'agit de mon fils Monsieur.
Le CoMTEy brusquement.
De votre fils ^ Madame ?
La Comtes b.
Et quel autre intérêt pourrait vaincre ma répugnance à engager un entretien que vous ne recherchez jamais ? Mais je viens de le voir dans un état à faire compassion : Tejsprit troublé ^ le cœur seçré de Tordre que vous lui donne» de partir sur-le-champ; surtout du ton de dureté qui accompagne cet exil. Eh! jcopiment a-t-il
encouru la disgrâce d^un p d^un homme si
juste? Depuis qu'un exécrable duel nous a ravi notre autre fils*.*..
Le Comte lès mains sur te ^visage, avec un
air de douleur.
Ah !
La Co^mtesse.
Celui-ci y qui jamais ne dut connaître le chagrin ^ a redoublé de soins et d'attentions pour adoucir l'amertume des nôtres !
Le CoMTE^^e promenant doucement.
Ah!