ACTE IV
La| Comtesse.
Le caractère emparté de son frère , son désordre ^ ses godts et sa conduite déréglée nous en donnaient souvent de bien cruels* Le ciel sévère j mais sage en ses décrets, en nous privant de cet enfant y nous en a peut-être épargné de plus cuisants pour Tavenir.
Le Comte, ai^ec douleur.
Ah! ah !.;...
La Comtesse.
Mais, enfin, celui qui nous reste a«t-il jamais manqué à ses devoirs ? Jamais le plus léger rereproche fut-il mérité de sa part? Exemple des hommes de son âge, il a Testime universelle : il est aimé, recherché, consulté. Son
p protecteur naturel , mon époux seul, paraît
avoir les yeux fermés sur un mérite transcendant^ dont l'éclat frappe tout le monde.
Le Comte se promène plus mte sans parler.
La Comtesse^ prenant courage de son silence , continue d^un ion plus ferme y et Vélès^e par degrés.
En tout autre sujet, Monsieur, je tiendrais à fort grand honneur de vous soumettre mon avis , de modeler mes sentiments, ma f.able opinion sur la vôtre ; mais il s'agit d'un fils
Le Comte ^ agite en marchant.
Quand il avait un frère aine \ Torgueil d'un très-grand nom le condamnant au célibat. Tordre de Malte était son sort. Le préjugé semblait alors couvrir ^injustice de ce partage entre deux fils (^timidement) égaux en droits.
Le C q m t e s^agite plus fort, (ji partj d^un
ton étouffé*)
Egaux en droits I.....
Là Comtesse^ un peu plus fort.
Mais depuis deux années qu'un accident affreux les lui a tous transmis y n^est-il pas étonnant que TOUS n'ayiez rien entrepris pour le relever de ses vœux? Il est de notoriété que vous n'avez quitté TEspagne que pour dénaturer vos biens y par la vente , ou par des échanges. Si c'est pour l'en priver ^ Monsieur, la haine ne va pas plus loin! Puis 9 vous le chassez de chez vous,
et semblez lui fermer la maison p par vous
habitée! Permettez - moi de vous le dire; un traitement aussi étrange est sans excuse aux yeux de la raison. Qu'a-t-il fait pour le mériter ?
Le Comte s^ arrête y d^un ton terrible*
Ce qu'U a Cait I