‹ Œuvres complètes de Pierre Augustin Caron de Beaumarchais (volume 3)Chapitre 208 sur 279 · ACTE V · texte numérisé non relu

ACTE V

donnez-les à leur détenteur , si votre cœur l'en juge digne* ( // lui remet le portefeuille. )

Le Comte ,ye lapant , à Be'gearss.

Grand Dieu ! les lui donner ! homme cruel y

sortez de ma maison ; Fenfer n'est pas aussi pro*

fond que tous ! grâce à ce bon vieux serviteur ,

mon imprudence est réparée : sortez à l'instant

de chez moi.

O mon ami ! vous êtes encore trompé \

Le Comte^ hors de lui, le bride de sa lettre

oui^erte*

Et cette lettre y monstre ! m'abuse-t-elle aussi ?

Bégearss la ^oit ; furieux y il arrache au Comte la lettre , et se montre tel qu^il est, ^

Ah !•••• Je suis joué ! mais j'en aurai raison.

Laissez en paix une famille que vous avez remplie d'horreur.

Bégearss furieux.

Jeune insensé ! c'est toi qui vas payer pour tous ; je t'appelle au combat.

lutovi y "vite, yj cours.

48o LA MÈRE COUPABLE,

Le Comte, vite.

Léon !

La Comtesse^ wte.

Mon fibl

Flore sTiNE, vite.

Mon frère I

Léon ! Je vous défends ( à BégearssS) Vous

TOUS êtes rendu indigne de llioûneur que vous démodez * ce n^est pc^nt j^ cette Toîe-là c(u'oii honune comme tous dok terminer sa TÎe.

Bégea ftssycTi'ri/n geste affreux ^ sans parler.

F I o A A o , tirtétant Léon , wpement.

Voii , jeune homme I tous nuirez point ; Monsieur TOtre père a raison , et Topinion est réformée sur cette horrible frénésie ; on ne combattra plus ici que les ennemis de FEtat. Laissez-le en proie à Sa fureur ; et s^il ose tous attaquer , défendcz-Tous comme d'un assassin; personne né trouTe mauTais qu'on tué nue bête enragée ! mais il se gardera de Foser ; 1 -homme capable de eant d'horreurs doit être aussi lâche que tîI !

Begearss hors de lui.

Malheureux l

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