‹ Œuvres complètes de Pierre Augustin Caron de Beaumarchais (volume 3)Chapitre 209 sur 279 · ACTE V · texte numérisé non relu

ACTE V

Le Gomte, frappant du fjîed.

Nous laissez-YOus enfin? c'est un supplice de vous voir. ( La Comtesse est' effrayée sur son siège; Florestine et Suzanne la soutiennent; Léon se réunit à elles. ) •

BÉGEARSSy les dents serrées.

Oui morbleu ! je vous laisse ; mais j'ai la preuve en main de voire infime trahison 1 vous n'aveif demandé Tagrément de SaM a jeslé , pour échanger vos biens d'Espagne^ que pour être à portée de troubler sans péril l'autre côté des Pyrénées.

O monstre ! que dit-il ?

Bégearss.

Ce que je vais dénoncer k Madrid. N'y eût-il que le buste en grand d'un Washington, dàus votre cabinet; j'y fais confisquer tous vos biens.

F I G A K o ^ criant.

, Certainement ; le tiers au dénonciateur.

Bégearss»

Mais pour que vous n'échangiç^ rien^ je cour» chez notre ambassadeur arrêter dans ses mains Udgrément de Sa Majesté ^ que Ton attend par ce courrier. ....

Théâtre. II. 5i

48a LA MÈRE COUPABLE,

Figaro^ tirant un paquet de sa poche, s^ écrie

vwement :

L'agrément du roi 7 le Toici ; j'avais prévu le coup ; je viens ^ 4e votre part , d'enlever le paquet au secrétariat d'ambassade ; le courrier d'Espagne arrivait I

Le Comte^ ai^ec vimcité, prend le paquet.

h ÉG E A fiS 8 furieux ^frappe sur son front, fait deux pas pour sortir et se retourne.

Adieu , Ssimille abandonnée ! maison sans moeurs et sans honneur I Vous aurez Timpudeur de con« dure un mariage abominable ^ en unissant le frère avec la sœur : mais l'univers saura votre infamie I

( // sort. )

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