‹ Œuvres complètes de Pierre Augustin Caron de Beaumarchais (volume 3)Chapitre 210 sur 279 · SCÈNE VIII et dernière · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII et dernière

LES PRÉCÉDENTS , excepté BÉGEARSS.

Figaro follement.

l^u'iL fasse des* libelles ! dernière ressource des lâches r il n'est plus dangereux ; bien dé« masqué , à bout de voie ^ et pas vingt-cinq louis dans le monde I Ah M. Fal I je me serais pot-» gnardé s'il eût gardé les deux mille louis qu'il

avait soustraits da paquet ! ( // reprend un ton grwe. ) D'ailleurs , nul oe sait mieul que lui , que'par la nature et la loi, ces jeunes gens ne se sont rien ; qu'ils sont étrangers Tun à Tautre.

Le Comte P embrasse et crie •• 0 Figaro !••••• Mada^ne , il a raison.

Léon très^vite.

Dieux I mamai^ I quel espoir I

FLORESTiNEau Contte.

£hquoi! Monsieur, n'^ètes^vous plus ,

Le Comte ivre de joie*

Mes enfants v nous y reviendrons ; et nous consulterons, sous des noms supposés , des gens de loi , discrets , éclairés , pleins d'honneur. O mes enfants ! il vient tin âge où les honnêtes gens se pardonnent leurs torts , leurs anciennes faiblesses I fout succéder un doux attachement auxpassions orageuses qui les avaient trop désunis^ Rosine! (c'est le nom que votre époux vous rend) iallons nous reposer des fatigues de la journée. Monsieur Fal ! restez avec nous. Venez , mes deux

enfants I Suzanne , embrasse ton mari I et

que nos sujets de querelles soient ensevelis pour toujours I ( à Figaro ). Leê deux mille louis qu'il

avait soustraits , je te les donne , eu attendant la récompense qui t^est bien due !

FiGA&o. vivement.

A moi , Monsieur ? Non s'il, vous plaît; moi, gâter par un vil salaire le bon service que j'ai fait ! ma récompense est de mouri)* chez vous. Jeune , si j'ai failli souvent , que cç jour acquitte ma vie I O ma vieillesse ! pardonne à ma jeunesse, elle s'honorera de toi. Un jour a changé notre ^tat ! plu5 d'oppresseur , d'hypocrite indolent ! Chacun a bien fait son devoir : ne plaignons point quelques moments de trouble ; on. gagne assez dans les familles quand on en expulse un méchant*

FIN DU CINQUIÈME ET DEKMEK ACfB.'

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