S C È NE I I
AT A R, URSON.
J\ T A B rr que ma fête commence ^ Urson, conte-moi promptement Le détail et Tévénement De leur combat à toute outrance.
U a 8 o ir.
Tarare le premier arrire au rendez-vous :
Par quelques passes dans la plaine ^
Il met son cheval on haleine ,
Et vient converser avec nous.
Sa contenance est noble et fière. *'
Un long nuage de poussière
S'avanoe du côté du Nord ;
On croit voir une armée entière ;
C'est l'impétueux Altamort.
[ D'esclaves armés un grand no^U>re ,
Au galop a peine le suit.
Son aspect est farouche et sombrç ,
Comme les spectres de la nuit.
D'un œil ardent mesurant l'adversaire ;
Du vaincu décidons le sort.
Ma loi y dit Tarare; est la mort.
Uxi^^wr r^utre à r4a«tatt^ib&d comme le iosttcrre. Altamort pare 1^ premier.
Un coup affreux de cimeterre Fait Yoler au loin son cimier.
L'acier étincelle, • Le casque est brisé , Un noir sang ruisselle.
Dieux ! Je suis blessé.
Plus furieux que la tempête , A plomb sur la tête , Le coup est rendu , Le bras tenclu j Tarare
Pare
Et tient en Tajir le trépas suspendo.
Je vois qu^ Altamort est perdu.
U IL soir.
Aveuglé par le sang , il s'agite , il chancelier Tarare , courbé sur la selle , Pique en avant. Son fier coursier , Sentant l'aiguillon qui le perce , S'élance , et du poitrail renverse Et le cbeval et le guerrier.
Tarare à l'instant saute à terre , Court à l'ennemi terrassé.
Chacun frémit , le cœur glacé J)vL terrible droit de la guerre.,*..*
ACTiE.IjI 1 565
O d'an noMe ennsmi , saint et'sulilime efïbrt !
^ A.T A Hi en colère.^
Achève donc.
Uii's'6 w.'.
Ne crains rien , ^perbe Âltamort :
Entre nous la guerre est fioia., Si le droit de donner la mort • ;, •
Est celui d'accqrder la vie ^ - •
Je te ia laisse de grand cœur.
Pleure long-tentps U p^rJ^çUe.^ . . ^,\ \.
Sa perfidie X . / . .
Ur,so.v^.
Il s^en âoigne avec douleur^.
A T A H , furieux.
• ' U RS o W. * '
. Iixutfle et vajgae faveur !; . ; , r . ' - Ce^Ldomt les armes trop sûre»
^ Ne fireuit jamais 4cux blçssBTesr^ A peine, hélas ! se rjetirait ,,. i ;
Que son adversaire expirait.
Il est instruite ' ^ i
Partout il a donc-ravantage !
Ah ! mon cœur en frémî't de rage î Quand , par le combat , ACàmort Voulut hi^rrégler leur sorlf, .
Urson , je sentais bien d^avahce Qu'il allait de sa mort Payer cette imprudence.
Sans les clameurs d'un père épouvanté , ' Le temple était ensanglanté :
Mais son pouvoir força le ù6tre D'arrêter un crime opportun , Qui m'offrait , dans la mort de Fun , Un prétexte pour perdre l'autre.
( H voit entrer lés esclaves. ) Tout Iç sérail ici porte ses pas.
Retire-toi : que cette affreuse image , Se dissipant comme un nuage , Fasse place aux plaisirs et ne les trouble pas.
{ Utson sort. )
^.^,^^ !■ I T ffi
se EN E m.
ATAR y ASTAStK en kabà dt Sultane , soutenue par des esclaves , son mouchoir tut lés yeux ; SPINETTE, CALPIGI, EUNUQïJÉiS , ES- CLAYES des deux sexes:
Atae Jhà asseoir jéstasie sur le grand sopha , prvs de lui, et dit au chef des Eunuques :
JltfH hi^n! TOJdt-âls cbanterle Bonheur de leur m/iltre?
CTÀL Y I O I«
Dans le léger essai d'une fêle champétl^e,'
Us ont tous le. noble Aétiv
De montrer Texcès de leur joie.
ÂtaR) ai^ec dédain.
Eh ! qtle m'importe leur plakir , Pouricu que leur art se déploie !
Galfigi» à pari.
De qud monstre y grand Dieu ! cette Asie.est la proie ! ( Il fait signe aux esclaves J^ avancer.) .
.Tarare n'est point prévenu :
S'il arrivait , îl est perdu.
s c EN E 1 V.
Les Acteurs P&éccdznts. Tous les esclairet, en habits cluunpêtresj ouvrent la fête par des danses.
Atak dit à tout le Sérail,
jk LU E K ^ous la belle Irzà.
Je la couronne : eOe est Sultane.
( // lui attache au front un diadème de diamants. )
Choeur uvKT.EiiaEL.
Saluons tous la b^e Iria • L'Amour , du fond d'uké cabane ^
56a TARARE,
Au trône d'Ormus l'âéva. ' ' Du grand Atar elle est âultaxe.
( On danse. )
(Le ballet Jîni ^ des lexhùf es apportent dés itases de sorb^et , des liqueurs et <2e5 fruits deUaut Atar et la Sultane, Spinette reste auprès de sa maîtresse ^ prête à la sentir. )
A T À a , ai^ec foie.,
Calpigi y toli zèle m'enchante !
J'aime un esprit fertile a qui tout obéit.. Des mers de votre Europe, et contre toute attente. Apprends-nous quel hasard dans Ormus t'a conduit ?
Mais pour amuser mon amante y Anime ton récit d'ui»e gaité piquante^
Calpigi à part , d'un ton sombre.
X'y veux mêler un nom )qui nous nendrà la nuit.-
( // prend une mandohné , et chante sur te ton de la Barcariole. )
( La danse figurée cesse ; tous les danseurs et danseuses se prennent par la ntain pour dan$0r /e refrain de sa chanson.)