SUZANNE, CHÉRUBIN
Suzanne sor^t de Palcoue, accourt vers le cabinet ^t parle à tras^ers la serrure.
i^ D Y R £ z y Chériïbin , ouvrez vite , c'est Suzaope ; ouvrez et soirtez.
Chekcbin sort.
Ah, SiTzon ; quelle horrible scène ! OK^mbiD.
Suzanne.
Suzanne.
Sortez ; vous n'avez pas une minute.
Chéaubin effrayé.
£h par où sortir?
Suzanne.
Je n'en sais rien, mais sortez.
Chérubin.
S'il n'y a pas d'issue?
r4o LE MARIAGE DE FIGARO,
Après la rencontre de tantôt ; il vous écraserait ! et nous serions perdues. — Courez conter à Figaro.—
Chérubin.
La fenêtre du jardin n'est peut-être pas bien haute. (^11 court y regarder. )
Suzanne ai^ec effroi.
Un grand étage ! impossible ! ah ma pauvre maîtresse ! et mon mariage ^ ô ciel !
Chérubin retient.
Elle donne sur la melonnière ; quitte à gâter une couche ou deux.
Suzanne le retient et s'écrie : '
Il va se tuer.
Chérubin exalte' •
Dans un goufire allumé , Suzon 1 oui je m^ jetterais plutôt que de lui nuire..... Et ce baiser va me porter bonheur. (// P embrasse et court^sctuter par la fenêtre. )
Suzanne seule , un cri de frayeur*
Ah !... {Elle totnbe assise un moment. Elle va, -péniblement regarder à la fenêtre et revient. ) Il est déjà bien loin. O le petit garnement ! aussi
leste que joli ! si celui-là manque de femmes
Prenons sa place au plutôt. ( En entrant dans le cabinet. ) Vous pouvez à présent , monsieur le comte f rompre la cloison , si cela vous amuse ; au diantre qui répond un mot.
( Elle s'y enferme. )
■ I fi