‹ Œuvres complètes de Pierre Augustin Caron de Beaumarchais (volume 3)Chapitre 54 sur 279 · SCÈNE XVI · texte numérisé non relu

SCÈNE XVI

LE COMTE, LA COMTESSE rentrent

dans la chambre.

Le Comte^ une pince à la main y qu'il jette

sur le fauteuil.

1 ouT est bien comme je Tai laissé. Madame y en m'exposant à briser cette porte , réfléchissez aux suites : encore ime fois voulez-YOus Fourrir?

i44 LE MARIAGE DE FIGARO,

LaComtesse.

Ce ]eune...« Chérubin.... . .

Le C o h t e.

Chérubin ! l^insolent ! voilà mes soupçons et

le billet expliqués.

La Comtesse, joignant les mains.

Ah ! Monsieur , gardez de penser....*

Le Comte, frappant, du pied.

( A part.) Je trouverai partout ce maudit page !

( haut. ) Allons , Madame , ouvrez ; je sais tout ,

maintenant. Vous n^auriez pas été si émue , en le

congédiant ce matin ; il serait parti quand je Tai

ordonné ; vous n'auriez pas mis, tant de fausseté

dans votre conte de Suzanne ; il ne se serait pas

si soigneusement caché , s'il n'y avait rien de

criminel.

La Comtesse.

Il a craint de vous irriter en se montrant.

Le Comte, hors de lui y et criant tourné a)ers

le cabinet.

Sors donc , petit malheureux I

La Comtesse le prend à bras le corps , en

. . ^éloignant.

Ah ! Monsieur, Monsieur, votre colère me

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