‹ Œuvres complètes de Pierre Augustin Caron de Beaumarchais (volume 3)Chapitre 60 sur 279 · ACTE II. i · texte numérisé non relu

ACTE II. i

S u z À N isr E«

Va^mon pauvre Figaro! n'u$^ pas icméloqucuce en défaites ; nous ayons tout ditt

Figaro.

£t quoi dit ? tous ma trait6;E eomioe ua Basile !

Que tu avais écrit le billet de tantôt pour faire

accroire à Monseigneur ^ quand il entrerait^ que

le petit page était dans ce cabinet y où je me suis

enfermée*

Le C o h t b.

Qu'as-tu à répondre ?

LACouTsa^su

Il n'y a plus rien à cacher y Figaro ; le badinage est consommé*

Figaro cherchant à deviner.

Le badinage est consommé ?

Le Comte.

Oui^ consommé. Que dis-tu là-dessns?

Figaro.

Moi ! je dis que je voudrai» bien qu'on en

pût dire autant de mon mariage ; et si vous l'ordonnez

i58 LE MARIAGE DE FIGARO,

Le C o h t e.

Tu conviens donc enfin du billet?

Figaro.

Puisque Madame le yeut^ que Suzanne le veut^ que TOUS le voulez Yous-même y il faut bien que je le veuille aussi : mais à votre place ^ en vérité , Monseigneur , je ne croirais pas un mot de tout ce que nous vous disons.

Le C o h t b.

Toujours mentir contre Tévidence ! a la fin ^ cela m'irrite.

La Comtesse en riant.

£h , ce pauvre garçon ! pourquoi voulez- vous ^ Monsieur ^ qu'il dise une fois la vérité ?

Figaro, bas à Suzanne.

Je Tavertis de son danger ; c'est tout ce qu'un honnête homme peut £sdre.

Suzanne^ bas.

Âs-tu vu le petit page ?

Figaro^ bas*

Encore tout froissé.

Suzanne, bits.

Ah . Pécaïre !

Ml

A C T E I I. iSg

La Contes e.

Allons y monsieur le Comte , ils brûlent de s'unir: leur impatience est naturelle! entrons pour la cérémonie.

Le Cohte^ à part.

Et Marceline 9 Marceline.o*. (haut) je voudrais être au moins vêtu.

La Coûtes b.

Pour nos gens ! est-ce que je le suis ?

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