‹ Œuvres complètes de Pierre Augustin Caron de Beaumarchais (volume 4)Chapitre 140 sur 267 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

BiGEÀRss feint de s^y opposer. Ils tirent chacun récrin de leur côté ; Bégearss fait ouvrir adroitement le double fondy et dit apec colère :

Ah ! Yoilà la boite brisée !

L B Comte regarde.

Non ; ce n'est qu'un secret que le débat a fait ouvrir. Ce double fond renferme des papiers !

BéocARss s^y opposant.

Je me flatte ^ Monsieur y que tous n'abuserez point*

Lb Comte impatient.

H Si quelque heureux hasard vous eût pré- » sente certains £iits , me disais-tu dans le mo- >i ment 9 je tous excuserais de les approfon- » dir.*.. » Le hasard me les ofifre , et je vais suiTre ton conseil. ( // arrache les papiers. )

BAg barss avec chaleur.

Pour Tespoîr de ma vie entière , je ne voudrais pas deTenir complice d'un tel attentat ! Remettez ces papiers y Monsieur y ou soufiVez que je me retire. ( // s'éloigne. )

Le Comte tient des papiers ef lit.

BÉG»EAHS8 le regarde en dessous y et s^ap-^

plaudit secrètement.

L B Comte avec fureur.

Je n'en veux pas apprendre davautage ; ferme tous les autres , et moi je garde celui-ci.

Béceàess.

Non ; quel qu'il soit, Tousa^ez trop dlionneur pour commettre une...

Le C o m t b fièremeuL

Une ?••• Acbevez ; tranchez le mot ; je pu.s l'en tendre.

BÂGEARS8 se courbant.

Pardon ^ Monsieur , mon bienfaiteur ! et n'imputez qu'à ma douleur rindcccnce de mon

reprocbe.

Le Comte.

Loin de t'en saroir mauvais gré ^ je t'en estime davantage. ( // se jciie sur un JauieuiL ) Ak perfide Rosine !... Car , malgré mes légèretés » elle est la seule pour qui jaye éprouvé.... J at subjugué les autres fommes ! Ab ! je sens \

rage combien celte indigne pns>i'ju ! Je

dcicsie Je l'aimer!

Bécearss.

An ii0m de Dieu , Monsieur , rcmettet et

fatal papier.

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