‹ Œuvres complètes de Pierre Augustin Caron de Beaumarchais (volume 4)Chapitre 146 sur 267 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

Le Comte.

Jr uisqu'enfin je suis seul ^ lisons cet étonnant

écrit y qu'un hasard presque inconcevable a fait

tomber entre mes mains. ( Il tire de son sein

la lettre de lécrin ^ et la lit en pesant sur tous

les mots.) (( Malheureux insensé ! notre sort est

» renapli. La surprise nocturne que tous ayez

» osé me faire y dans un château où vous fûtes

» élevé , dont vous connaissiez les détours ; la

« violence qui s'en est suivie ; enfin votre crime ^

M — le mien.... ( fl s^ arrête ) le mien reçoit sa

» juste punition. Aujourd'hui , jour de Saint -

» Léon y patron de ce lieu et le vôtre ^ je viens

>} de mettre au monde un fils ^ mon opprobre et

» mon désespoir. Grâce à de tristes précautions y

» rhonneur est sauf; mais la rertu D*est fihu»^ » Condamnée désormais à des lanlies incaoîséo* » blés , je sens qu'elles n'efiaceroni poim b » crime..** dont Tefiet reste subsisianu Ne se » voyez jamais : c'est Tordre irréfocable de h » misérable Aosine... qui n'ose plus signer m » autre nom. » ( Il porte ses mains at'ec Li tcurt à son front, et se promène ).••. Qui n*ose phs signer im autre nom !..... Ah ! Rosine ! où est le temps ?.... Mais tu t'es avilie !.... {lls^agite. ^ Ce n'est point là l'écrit d'une méchante fenune ! l z.

misérable corrupteur Mais voyons b rcpoi ^

écrite sur la même lettre. (// lit.) « Puisque je » ne dois plus vous voir , la vie m'est odiens^ » » et je vais la perdre avec joie dans la vive attaque » d'un fort où je ne suis point c«ouitaBdé«

» Je vous rcuvoie tous vosrtpvoehes ; le pt-r- M trait que j'ai fait de vous , el la boucle <lc <Le- M veux que je voue dérobai. L'ami qui vous m* M dra ceci quand je ne serai plus , est sûr* Il j >i vu tout mou -désespoir. Si la mort d*UB infortoKe » vous iospiraîi im reste de pilié; parmi lea noiL« M qu*Ott va doaoer à 1 béritier».^ d'un autre pk ^^ » heureux !.•••• puis-je espérer, que le noo ^ » Léon vous rappellera quekpidois le «>iiv«s«r » du nulbeureuK....» qui expire en vous adonai» M et signe pour la dernière iois, Cnûicaiiv Laa> • M d'Astorga.M

Puis» en caractèrea sanglants !•... « Blessé

» a mort , je rouvre celte lettre , et vous écris » avec mon sang , ce douloureux , cet éternel » adieu. Souvenez-^ous »

Le reste est effacé par des larmes..^. ( // ^a<gite.»*^) Ce n'est point-là non plus l'écrit d'un mécbani homme ! Ua malheureMX égarement*.»** ( Ils^assiedaet reste absorbé. ) Je me sens déchiré I

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