SCÈNE PREMIÈRE
FIGARO, seuly agité j regardant de côté et
d^autre.
JlL lle me dit : a viens à six heures au cabinet ;
c'est le plus sûr pour nous parler » Je brusque
tout dehors , et je rentre en sueur! Où est-elle? (// se promène en s' essuyant.) Ah! parbleu , je ne suis pas fou! je les ai vus sortir d'ici. Monsieur le tenant sous le bras ! Eh bien ! pour
un échec, abandonnons-nous la partie? Un
orateur fuit-il lâchement la tribune, pour un argument tué sous lui ? Mais , quel détestable endormeur! (Fixement») Parvenir à brûller les lettres de Madame, pour qu'elle ne voye pas qu'il en manque; et se tirer d'un éclaircissement! C'est l'enfer concentré, tel que Miltoa
nous l'a dépeint! (D^un ton badin.) J'avais
4a8 LA MÈRE COUPABLE,
raison tantôt , dans ma colère : Honoré est le diable que les Hébreux nommaient Légi< et 9 si Ton y regardait bien, on Terrait le lutin avoir le pied fourchu^ seule partie^ «lisait ma mère , que les démons ne peuvent déguiser. ( A ni. ) Ah ! ah ! ah I ma gaité me revient ; d'abord, parce que j^ai mis For du Mexique en sureié chez Fal; ce qui nous donnera du temps; [li frappe d'un billet sur sa main ) et piiis..««« Docteur en toute hypocrisie ! Vrai major dlntemal Tartuffe! grâce au hasard qui régit toot, à ma tactique ^ à quelques loub semés ; voici qui me promet une lettré de toi, où , dit-on , tu poses le masque y à ne rien laisser désirer! (// oamr te billet et dit:) Le coquin qui Ta lue en vem cîn*
quante louis? eh bien ! il les aura, si In
les vaut; une année de ipes gages sen bien ployée 9 si je parviens à détromper un maître à qui nous devons tant..... Mais où es^tu. Somme. pour en rire? O che piacerel...: A demûi donc ! car je ne vois pas que rien périclite ce
soir Et pourquoi perdre un temps? Je m*(&
suis toujours repenti ( Très^^yemeni. ) Pùmt
de délai; courons attacher le pétard: doraooi dessus ; la nuit porte conseil , et demain matin nous verrons qui des deux fera sauter lautre*