A TA A
D*où vient cette voix déplorable ?
C ▲ L p I G 1 y trouUé,
Seigneur y c'est c'est ce miséraUe.
Croyant entendre quelque bruit , Nous faisions U ronde de nuit.
D'une soudaine frénésie
Cette brute à l'instant saisie
Peut-être a-t-il perdu l'esprit !
Mab il pleurci il crie, il s'agite.
Parle y parie, parle si vite.
Qu'on n'entend rien de ce qu'il dit.
AyaR) ^un ton terrible.
Ilj^rle^ ce muet?
G ▲ L p X G X , plus troublé.
Que dis- je !
Parler serait an beau prodige !
D^afïreux sons inarticolës* • • • .
A T ▲ A lui prend /e bras. Tarare est sans mowenèentj prmîemé.
O bizarre aort de ton maître 1
7n maudis quelquefoia ton être
Je venais y les sens agites y L'honorer de quelques bontés ^ Soupirer l'amour auprès d'eDe.
A peine étais->|e à ses côtés ,.
tllle s*ëcliappe, la rebelle ! .
Je l'arrête et saisis sa main :
Tu n'as vu chec nulle mortelle L'exemple d'un pareil dédain !
Farouche Atar ! quelle est donc ton enyie ? A\^ant de me ravir l'honneur, tt faudra niapacher la vie^ . .
Ses yeux pétillaient de fureur.
Farouche Atar ! son honneur ! La sauvage,
Appelant la mort à grands cris
Atar, enfin, a connu le mépris.
( n tire son poignard. )
Vingt fins j'ai vouhif dus ma rage »
Thédtn. II. 57
Épargner moi*inème à son bras
Allons 9 Calpigiy suis mes pas.
C A L p I o I lui présente sa simarre. Seigneur , prenez voti*e ûmarre.
Ratuche aTant mon brodequin Sur le corps de cet Africain. ....
( // méi son pied sur le corps de Té
Je sens que la fureur m*ëgare ! . . • •
( // regarde Tarare. )
Malheureux nègre, abject et un , Au Meu d un reptile inconnu , Que du nétint rien ne sépare , Que n*es-tu Todleux Tarare !
Avec quel jilaisir , de ce flanc , Ma main épuiserait le sang ! . . • • Si rinsolent pouvait jamais connailrc Quels dédains il vaut k son maître !
Et c^est pour cet indigne objet »
CVst pour lui seul quVIlc me bi*a% e ! . . « • « Calpigi , je forme un projet :
Coupons la t<^te à cet esclave ; Déligure-la tout-a-fait :
/ Porte-la de ma part toi-même.
Dis-lui qu*ên mes transporU jaloux , Surprenant id son ëpou)L
( // iire le smhre de Calpigi.
CALPiai toiréia et téloigne de 4on omL
De cet horrible stratagème , Ah ! mon maitre , qu'espëres-Tous 7 Quand elle pourrait 8*y méprendre , . En denendrait^elle plus tendre ?
En rinquiëlant sur ses jours , .
Vous la ramènerez toujours.
Il T k^^ furieux.
La ramener ! Jadopte une antre klëe%
Elle me croit rime enchantée :
Montron»*lui YAma le peu de cas
Que je fais de ses vains appas.
Cette orgueillenae a dédAq^aé son maître !
O le plus charmant des projets ! '
Je punis l'audace d'un tnâtre
Qui m'enleva le cloiar de mes sujets,
Et j'ayflis la superbe k jamais.
Calpigi ?....
Calpioi, troublé.
Quoi- ! Seigneur !
Atae.
Jure-moi sur ton Ame D'obéir.
C A L p I G I , phu troublé.
Ovkiy Seigneur.
Point de «tf e indiscret :
Tout-à4*heure.
5S» TARXRE,
C â & » I • 1 , ftm^ue égaré.
Prenda-iBM ce ni aBd CwJttît b Atx. cOe m KCret :
Apfnada-U qv«H> tendre fliiair La iIiibbi à ce momture pour fcaimc.
Qa'cAe a aor* )!■■■ dTaatvc ëpmt , faMM «mM
Je icmx q«« lljMiM >'Mc«ai|dHM ;
txùT mgmiittmnftinmÀ
STj iénkr, pnaptaJMlM.
Q« a M» Kt k PiMtoat «••dôl,
A*cc cftr il p^MB k mmii ;
Et ^ a Ma* le» y»^ imfoai» , Dtiin , de Moa Sënd , de loit la lÏMe 1 K prcacat , Oipifï , de mot je soi* coat^t- T«î , par us àgmn , fiû ^ne eeCte knu apprtae
Le aMt fortasé qai fattead.
CaLri«li ftmifiuUûe.
Ah! Svîgaear, ce n'est pMbpâac, SU ae pMle pa>, i calcad.
At A a.
Acconpa^e ton maître « U garde prodiatae. (User
ÀCTEIII. 5di
Cài.pi6i> en se 6aiss€mt peur ramasser la sùnarrê
de l'Empereur^ dit tout bas à Tarare.
Quel heureux dënoûiheiit !
( Itsuit Aiar. )
T Ji & A H s 9e fete^e à geneux.
Mair quelle hôriible seène !
( // âte son masque, qui tombe à terre loin de lui. )
Ah ! respirons.
A T ▲ R revient à rappartement ^Astasie , d'un air menaçant, et dit avec une joie féroce.
Je pense au plâirir que j'aurai y Superbe , quand je te verrai Au sort d'un vieux nigi*e1iée , Et par cent cris humiliëe !
( 77 inùte le chant trivial des Esclaves. )
Saluons tous la fière Irza, Qui, regretunt une cabane y Aux vœux d*un roi se refusa :
D*un vil muet elle est Sultane.
Ilein ! Calpigi?
(lï va, il vient. Calpigi, sous prétexte de bd donner sa simarre , se met toujours entre lui et Tarare, pour qu*il ne le voie pas sans masque.
C A L p I c I , effrayé, feint la joie.
Ha ! quel plaisir mon maître aura !
Hein ! Calpigi 1
C AtrP t G K
Quand le Sérail retentira —
ATAA^cCALPiei» en dm:
Salaons tous la fière Irza , Qui I regrettant use cabane.
Aux vœux id*un roi se refusa :
D'un vil muet eDe est Sultane.
( Le même fe^ de scène continue. Ils