‹ Œuvres complètes de Pierre Augustin Caron de Beaumarchais (volume 4)Chapitre 247 sur 267 · A TA A · texte numérisé non relu

A TA A

D*où vient cette voix déplorable ?

C ▲ L p I G 1 y trouUé,

Seigneur y c'est c'est ce miséraUe.

Croyant entendre quelque bruit , Nous faisions U ronde de nuit.

D'une soudaine frénésie

Cette brute à l'instant saisie

Peut-être a-t-il perdu l'esprit !

Mab il pleurci il crie, il s'agite.

Parle y parie, parle si vite.

Qu'on n'entend rien de ce qu'il dit.

AyaR) ^un ton terrible.

Ilj^rle^ ce muet?

G ▲ L p X G X , plus troublé.

Que dis- je !

Parler serait an beau prodige !

D^afïreux sons inarticolës* • • • .

A T ▲ A lui prend /e bras. Tarare est sans mowenèentj prmîemé.

O bizarre aort de ton maître 1

7n maudis quelquefoia ton être

Je venais y les sens agites y L'honorer de quelques bontés ^ Soupirer l'amour auprès d'eDe.

A peine étais->|e à ses côtés ,.

tllle s*ëcliappe, la rebelle ! .

Je l'arrête et saisis sa main :

Tu n'as vu chec nulle mortelle L'exemple d'un pareil dédain !

Farouche Atar ! quelle est donc ton enyie ? A\^ant de me ravir l'honneur, tt faudra niapacher la vie^ . .

Ses yeux pétillaient de fureur.

Farouche Atar ! son honneur ! La sauvage,

Appelant la mort à grands cris

Atar, enfin, a connu le mépris.

( n tire son poignard. )

Vingt fins j'ai vouhif dus ma rage »

Thédtn. II. 57

Épargner moi*inème à son bras

Allons 9 Calpigiy suis mes pas.

C A L p I o I lui présente sa simarre. Seigneur , prenez voti*e ûmarre.

Ratuche aTant mon brodequin Sur le corps de cet Africain. ....

( // méi son pied sur le corps de Té

Je sens que la fureur m*ëgare ! . . • •

( // regarde Tarare. )

Malheureux nègre, abject et un , Au Meu d un reptile inconnu , Que du nétint rien ne sépare , Que n*es-tu Todleux Tarare !

Avec quel jilaisir , de ce flanc , Ma main épuiserait le sang ! . . • • Si rinsolent pouvait jamais connailrc Quels dédains il vaut k son maître !

Et c^est pour cet indigne objet »

CVst pour lui seul quVIlc me bi*a% e ! . . « • « Calpigi , je forme un projet :

Coupons la t<^te à cet esclave ; Déligure-la tout-a-fait :

/ Porte-la de ma part toi-même.

Dis-lui qu*ên mes transporU jaloux , Surprenant id son ëpou)L

( // iire le smhre de Calpigi.

CALPiai toiréia et téloigne de 4on omL

De cet horrible stratagème , Ah ! mon maitre , qu'espëres-Tous 7 Quand elle pourrait 8*y méprendre , . En denendrait^elle plus tendre ?

En rinquiëlant sur ses jours , .

Vous la ramènerez toujours.

Il T k^^ furieux.

La ramener ! Jadopte une antre klëe%

Elle me croit rime enchantée :

Montron»*lui YAma le peu de cas

Que je fais de ses vains appas.

Cette orgueillenae a dédAq^aé son maître !

O le plus charmant des projets ! '

Je punis l'audace d'un tnâtre

Qui m'enleva le cloiar de mes sujets,

Et j'ayflis la superbe k jamais.

Calpigi ?....

Calpioi, troublé.

Quoi- ! Seigneur !

Atae.

Jure-moi sur ton Ame D'obéir.

C A L p I G I , phu troublé.

Ovkiy Seigneur.

Point de «tf e indiscret :

Tout-à4*heure.

5S» TARXRE,

C â & » I • 1 , ftm^ue égaré.

Prenda-iBM ce ni aBd CwJttît b Atx. cOe m KCret :

Apfnada-U qv«H> tendre fliiair La iIiibbi à ce momture pour fcaimc.

Qa'cAe a aor* )!■■■ dTaatvc ëpmt , faMM «mM

Je icmx q«« lljMiM >'Mc«ai|dHM ;

txùT mgmiittmnftinmÀ

STj iénkr, pnaptaJMlM.

Q« a M» Kt k PiMtoat «••dôl,

A*cc cftr il p^MB k mmii ;

Et ^ a Ma* le» y»^ imfoai» , Dtiin , de Moa Sënd , de loit la lÏMe 1 K prcacat , Oipifï , de mot je soi* coat^t- T«î , par us àgmn , fiû ^ne eeCte knu apprtae

Le aMt fortasé qai fattead.

CaLri«li ftmifiuUûe.

Ah! Svîgaear, ce n'est pMbpâac, SU ae pMle pa>, i calcad.

At A a.

Acconpa^e ton maître « U garde prodiatae. (User

ÀCTEIII. 5di

Cài.pi6i> en se 6aiss€mt peur ramasser la sùnarrê

de l'Empereur^ dit tout bas à Tarare.

Quel heureux dënoûiheiit !

( Itsuit Aiar. )

T Ji & A H s 9e fete^e à geneux.

Mair quelle hôriible seène !

( // âte son masque, qui tombe à terre loin de lui. )

Ah ! respirons.

A T ▲ R revient à rappartement ^Astasie , d'un air menaçant, et dit avec une joie féroce.

Je pense au plâirir que j'aurai y Superbe , quand je te verrai Au sort d'un vieux nigi*e1iée , Et par cent cris humiliëe !

( 77 inùte le chant trivial des Esclaves. )

Saluons tous la fière Irza, Qui, regretunt une cabane y Aux vœux d*un roi se refusa :

D*un vil muet elle est Sultane.

Ilein ! Calpigi?

(lï va, il vient. Calpigi, sous prétexte de bd donner sa simarre , se met toujours entre lui et Tarare, pour qu*il ne le voie pas sans masque.

C A L p I c I , effrayé, feint la joie.

Ha ! quel plaisir mon maître aura !

Hein ! Calpigi 1

C AtrP t G K

Quand le Sérail retentira —

ATAA^cCALPiei» en dm:

Salaons tous la fière Irza , Qui I regrettant use cabane.

Aux vœux id*un roi se refusa :

D'un vil muet eDe est Sultane.

( Le même fe^ de scène continue. Ils

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