ACTE PREMIER. 4i
Tendais souTent atix hommes de bonnes médecines de cheval...*
Qui tuaient les sujets du roi I
Figaro.
Ah ^ ah ^ il n'y a point de remède universel : mais qui n'ont pas laissé de guérir quelquefois des Galiciens , des Catalans , des Auvergnats*
L s Comte.
Et
Pourquoi donc Tas-tu quitté ?
Figaro.
Quitté? C'est bien lui-même; on m'^ desservi auprès des puissances.
L'envie aax doigts crochus^ au teiirt pâle et livide.. «. -
Le C o m t e.
Oh gràjcè! graee^ ami! Est-ce que tu fais aussi des vers ? Je t'ai vu là griffonnant sur ton genou , et chantant dès le matin.
Figaro.
Voilà précisément la cause de mon malheur ^ Excellence. Quand on a rapporté au ministre que je fesais, je puis dire assez joliment, des bouquets à Cloris; que j'envoyais des énigmes
4i6 LE BARBIER Dp SÉVILLE,
aux journaux ; qull cour^iit ,des madrigaux de ma façon ; en un mot , quai^ il a. su que j^étais imprimé tout yi(, il a pris la chose au tragique et m'a fait ôter mon emploi^ sOXis prétexte que l'amour des lettreis est incobipatible aVec Tesprit des affaires.
Le C o m t b. ..
Puissamment raisonné ! et \n ne lui fis pas re«
présenter
Figaro.
Je me crus trop hem-eux d^tn être oublié , persuadé qu'un grand nous fait assez de bien quand il ne nous fait pas de* mal^
Tu ne dis pas tout. Je me souYÎ'dnS qu'à mon service tu étais un assez mauvais sujet.
Figaro.
£hmo^Dle^^, Monseigneur y c'est qu'on veut que le pauvre sqit si^t^s dç&ut,.
Paresseux y déra^ngé*:^^ :
Aux v^rtijs. qu'on, exige dans un domestique. Votre Excellence connaît -elle beaucoup de maîtres qui fussent dignes d'être valets?