‹ Œuvres complètes de Pierre Augustin Caron de Beaumarchais (volume 5)Chapitre 141 sur 199 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

Figaro.

Brutal y aTare y amoureux et jaloux à l'excès de sa pupille ^ qui le hait à la mort*

Le C o II t b.

Aiosi ^ts moyens de plaire sont...*.

Figaro.

Nuls.

Le Comte.

Tant mieux. Sa probité?

Figaro.

Tout juste autant qu'il en £siut pour n'être point pendu.

Le Comte.

Tant mieux. Punir un fripon en se rendant

Jieureux

Figaro*

C'est £sûre à la fois le bien public et particulier': chef-d'œuvre de morale^ en "vérité, Monseigneur !

Le Comte.

Tu dis que la crainte des galants lui fait fermer sa porte?

Figaro.

A tout le monde : s'il pouvait la calfeutrer ....

Le Comte.

"Ah î diable, tant pis. Aurais-tu de Tacccs chez lui ?

Si j'en ai ! Primo, la maison que j'occupe appartient au docteur qui m'y loge gratis*

Ah, ah?

Figaro.

Oui. Et moi en reconnaissance , je lui promets dix pistoles d'or par an , gratis aussi.

Le Comte impatienté.

Tu es son locataire ?

De plus, son barbier, son chirurgien, son apothicaire; il ne se donne pas dans sa maison un coup de rasoir , de lancette ou de piston , qui ne soit de la main de votre serviteur.

Le Comte V embrasse.

Ail I Figaro , mon ami , tu seras mon ange , mon libérateur^ mon dieu tulélâire.

Peste ! comme rutiliié vous a bientôt rappro-

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