‹ Œuvres complètes de Pierre Augustin Caron de Beaumarchais (volume 5)Chapitre 153 sur 199 · ACTE II · texte numérisé non relu

ACTE II

qu'amour sans repos » se présédte de meilleure grâce : et pour moi., si j'étais femme...,

R o s I N B avec èmbarrasi j

Il est certain qu'une jeune pi^rsonne ne peut empêcher un honnête-homme de l'cstimen

F I C A R Ok

Aussi mon parent Tèus estime-t-il infiniment.

Rosine. ^

Mais s'il allait faire quelque imprudence. y,, monsieur Figaro, il nous perdrait. ^ .

Figaro à part» \-, !

11 nous perdrait. ( haut. ) Si vous le lui défendiez expressément par une petite lettre.... Une lettre a bien du pouvoir.

Rosine lui donne la . te tire qu'elle vient

d'écrire.

Je n'ai pas le temips de reconbnencer celle-ci, mais -en la lui donnant, dites «-lui.... dilçs-lui bien.:., (elle .écoute.)

Personne • Madame*

Que c'est par pure amitié tout ce que je fais.

Figaro.'

Cela parle de soi. Tudieu ! l'Aiiiour a bien une autre allure !

Que par pure amitié, entendez-vous? Je crains seulement que rebuté* par ie^diilicukés....

Oui y quelque feu follet. Souyenez-vous , Madame, que le vent qui éteint une lumière, allume un brasier , et que nous sommes ce brasier-la. D'en parler scfulement, il exhale un iel feu qu'il m'a presque enfiévré (0^^ ^ passion , moi qui n'y ^i que voir !

Rosine.

Dieux! j'entends moa tuteur* S'il vous trouvait ici Passez par le cabinet, du clavecin

et descendez le plus doucement que vous pourrez.

Soyez tranquille (• à part, moritrant la lettre ). Voici qui vaut mieux que toutes tees observations. (// entre dans le cabiffet^ )

(i) Le mot enfiévré, qui n'est plus (rançsis, a excité la plus vive indignation parmi les puritains littéraires; je ne conseille à aucun galant homme de s'en servir » mais M; Figaro!...»

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