‹ Œuvres complètes de Pierre Augustin Caron de Beaumarchais (volume 5)Chapitre 17 sur 199 · ACTE PREMIER. 8i · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER. 8i

loureux pour moi..... {baissant la çoix^ Mou état

Le Coutb lui baise la main. .

Votre état^ Eugénie ! Ce qui met le sceau à mou bonheur 9 peut -il vous affliger ? ( -^ part. ) Infortunée I

Eugénie tendremetU.

Ah qu^il me serait cher I s^il ne m'exposait

pas

Le Comte.

Je me croirai bien malheureux^ si ma présence n'a pas la force de dissiper ces nuages. Mais qu'ex igez-YOus de moi ? Ordonnez.

Eugénie.

Puisqu'il m'est permis de demander ^ je désire que TOUS employiez auprès de mon pèrecet art de persuader ; ah ! que tous possédez si parfaitement.

Ma chère Eugénie !

Je souhaiterais que nous nous occupassions tous à le tirer d'une ignorance qui ne peut durer plus long-temps sans crime et sans danger pour moi.

Théâtre. /. 6

^a EUGÉNIE,

Madame Murer.

Le Comte seul peut décider la question.

Lb Comte apec timidité.

Je suivrai vos Yolontés en tout. Mais à Londres !•«• Si près de mon oncle I... S'exposer... Cette colère si redoutable de yotre père... Je pensais que Ton pourrait remettre cet aveu délicat à notre retour au pays de Galles.

EuGÉNiB vivement.

Où TOUS Tiendrez ?

Le C o X t e.

J^espérais tous y rejoindre aTant peu.

Eugénie tendrement.

Que ne récriviez -tous? Un seul mot de ce dessein nous eût empêchés de Tenir à Londres.

Le Comte vivement.

Quand tous n^auriez pas suiTi d'aussi près la nouTelle que j'ai reçue de Totre résolutiouf, je me serais bien gardé d'y rien changer. Mon empressement égalait le TÔtre. ( D^un ton très-qffec^ tueux. ) Aurais -je touIu suspendre un Toyage qui a mille attraits pour moi ?

Madame M v r b B«

Il est charmant !

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