‹ Œuvres complètes de Pierre Augustin Caron de Beaumarchais (volume 5)Chapitre 171 sur 199 · R O S I AT B · texte numérisé non relu

R O S I AT B

Àh, ah! pat* distraction.

Ah , sûrement. Tu Tas voir que ce sera quelque

folie.

Rosine à part.

Si je ne le mets pas en colère^ il n'y aura pas moyen de refuser.

Donne-donc , mou cœur.

Rosine.

Mais quelle idée avez vous en insistant ^ Monsieur ? est-ce encore quelque méfiance ?

Bartrolo.

Mais TOUS ! quelleraiionàveî-vousdenepasle montrer?

Je vous répète , Monsieur , que ce papier n'est autre que la lettre de mon cousin y que vous m'avez rendue hier toute décachetée; eipuisqïi'il en est question ^ je vous dirai tout net^ que cette liberté me déplaît excessivement.

Je ne vous entends pas !

Thédùre. I. 5i

Rosine.

Vais-je examiner les papiers qui tous arrivent? Pourquoi tous donnez-vous les airs de toucher à ceux qui me sont adressés ? Si c'est jalousie y elle m'insulte ; s*il s'agit de Tabus d'une autorité usurpée j j'en suis plus révoltée encore.

Bartholo.

Comment révoltée ! Vous ne m'avez jamais parlé ainsi.

Rosine.

Si je me suis modérée jusqu'à ce jour, ce n'était pas pour vous donner ie droit de m'offenser impunément.

Bartholo.

De quelle offçnse me parlez-vous ?

Rosine.

C'est qu'il est inoui qu'on se permette d^ouvrir les lettres de quelqu'un.

De sa femme ?

Rosine.

Je ne la suis pas encore. Mais pourquoi lui donnerait-on la.préférence d'une indignité qu^on ne &it à personne ?

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