‹ Œuvres complètes de Pierre de Bourdeille, abbé séculier de Brantôme et d'André vicomte de Bourdeille (volume 2)Chapitre 143 sur 361 · M. DE LA PALLICE · texte numérisé non relu

M. DE LA PALLICE

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Monsieur de La Pallice fut le contraire ; car il fut un très sage et très vaillant capitaine quand

il falloit ; et s'il ne fust esté tel, il n'eust eu les sons. Si bien qu'ilest très nécessaire -.Quenues-

grandes charges et grades de ses maistres qu'il Ira gente ( j'useray de ce mot espaignol , dict

eut, et raesmes du roy Louys XII, qui l'ayma le livre) gana fuerça con el espacioy tar-

fort et plus que tous: el se fia en sa suffisance. : dança; y al contrario el enemigo se debi-

II fut lieutenant du roy au royaume de Na- Uta regiamenfe; y los consejos se envejecen

pics après la mort du comte d'Armagnac, et y se liazen inciertos ,quando faitan pagas ,

tout le monde l'en esleut et luy défera et luy vituallas y vohmtades de hombres : c*est-à

obeyt. Il le fol avecques l'empereur Maximilian i dire, «que nostre genl gaigne la force avecques

se retirer, tarder et temporiser, l'cnnemy se deffera luy-mesmcs par faute d'argent, que tous crient après , tant ceux de leur armée que dedans Bouvye; car résolument si on ne leur donue prestement de l'argent, ou ils feront une révolte et amutinement entre eux si dangereux, que les capitaines auront beaucoup affaire à se sauver d'eux ; ou bien ils se retireront tous, qui deçà, qui de là, en leurs pays et mai-

contre Padoue et les Vénitiens.

Il fut en Italie après la mort de M. de Ne-

« l'espace et la tardance ; et au contraire, la leur «se débilitera du tout; et les conseils ne valent

mours, par l'eslection de toute l'armée et des plus ' «plus rien quand les payes, les vivres et les

t volontés des hommes taillent.» Tant d'autres raisons alleguoit M. de La Pallice, si apparantes,

grands capitaines de là s'il y en eust au monde.

Il le fut en Navarre et autres endroicts. Tousjours fut en très bonne et grande réputation et . que l'Espaignol mesmes dict que , trè> heureuse fortune. la battaille , il le disoit bien contre son naturel,

Les Espaignols l appeloient souvent el ca- i u capitaine La Pallice, B«n<i mareadial de ti

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