‹ Œuvres complètes de Pierre de Bourdeille, abbé séculier de Brantôme et d'André vicomte de Bourdeille (volume 2)Chapitre 165 sur 361 · M. DR L · texte numérisé non relu

M. DR L

foire M. de Bourbon et le marquis de Pescayre, et foire place à l'armée du roy , arrivant si furieusement contre eux ; mais en temporisant dans leurs garnisons on en vist la fin qui s'en suivit ; aussy que l'Espaignol n'estoit point Ri fort qu'il peust tant foire en la campagne que les garnisons françoises ne les eussent bien fatigués.

Voilà une des raisons que j'ay ouy dire que le roy François lu y allégua , pourquoy il ne devoit estre si contrainct de donner ceste battaille de La Bicoque , où , s'il eusl pris exemple sur M. de Bayard , il eust bien mieux foict ; lequel estant au siège de Pampclonne, soubs le roy Jean et M. de La Pallice, lu y fut commandé par eux d'aller prendre un chasteau là auprès qui fatiguoit et endommageoit fort l'armée ; où il alla fort bravement avecques le seigneur de Bonne val, qui estoit un vaillant et hardy chevallier et capitaine , et avoit une compaignie de gens d'armes. Ça voit esté un des favoris du feu roy Charles VIII.

Estant donc ces deux braves chefs d'armées devant ce chasteau , après une bresche faicte , M. de Bayard fit commandement aux lansquenets qu'il avoit soubs la conduicte du duc de Suffblk , Anglois 1 , qu'ils allassent à l'assaut ; eux firent response qu'ils n'y iraient point qu'ils n'eussent la double paye , et que telle estoit leur ordonnance et coustume. M. de Bayard fit dire par leur truchement qu'il ne s'estoit jamais desjuné de ceste leur coustume ny ordonnance; mais vrayment , s'ils foisoient bien, qu'il les recompenseroit très bien de quelque honneste et gentille courtoisie.

Sur ce ils y allèrent , mais ils n'y firent rien qui vaille , si non monter et descendre , sans rendre combat. M. de Bayard print après ledict chasteau sans leur moyen , mais par autre ruse de guerre. Retournant de là , ainsy que toute la trouppe marchoit en battaille , il y eut trois ou quatre capitaines qui firent dire à M. de Bayard , par leur truchement , qu'il leur tinst promesse et les fist payer. M. de Bayard respundit : « Dites â vos coquins de lansquenets «que je leur feray plutost bailler à chacun un •licol pour les pendre : les marauts qu'ils sont,

' Capitaine fjénéraï de toi» les lansquenets. Il étoit de la maison de La Poolc en Angleterre.

SRANTOIU. I.

UTREQ. 225

n n'ont jamais voulu combattre à l'assaut, et ils «demandent double paye! J'en parlera) à M. de

• La Pallice et à leur couronnel , mais c'est pour « les foire pendre ou casser, car ils ne valent

• pas putains, »

Leur truchement leur tourna dire cela, dont aussy tost commencèrent à foire rumeur et forme d'amutinement ; mais M. de Bayard, sans s'estonner , aussy tost fit sonner à l'cslendart , et assembla ses gens d'armes, qui pouvoieut monter â deux cens, et les alloit charger uommémeut et mettre tous en pièces s'ils ne se fussent adoucis. Et noltez que M. de Bayard ne pouvuit pas avoir en tout que deux compagnies degens-d'armes. la sienne et celle de M. de Bonneval , et les autres esloient huict mille lansquenets; mais pourtant il n'y avoit là que quatre mille , qui estoit encore beaucoup.

Ainsy devoit foire M. de Uulreq à ses mutins suisses : car jamais le foict ne va bien quand il fout que le gênerai obéisse à ses soldats et combatte à leur volonté. Ce grand Paul Emile, romain, sceut bien en cela corriger et mener beau ses soldats au commencement qu'il prit l'armée à mener, qui ne foisoient que bavarder et parler de la guerre , et comme il la folloit faire , faisant plus des capitaines que des soldats , comment il leur osta tost ces bavarderics, et les rangea bien tous soubs le silence.

M. de Lautreq fit en cela une grande foule de combattre soubs l'appelit de ses soldats, et mesmes en un lieu si desavantageux pour luy qu'esloit ceste Bicoque. Le roy François luy sceut très bien reprocher quand il le vist à Moulins retournant de sa perte et de sa cheute; lequel il ne voulusl voir du commencement; niais ayant obtenu audience de luy et luy ayant conté toutes ses raisons, et mesmes la tau te d'argent, de ceste foute d'argent l'en excusa après avoir ouy M. de Samblançay. Cela es escrit sans que j'en parle davantage : mais pourtant luy sccut-il bien reprocher que Prospero Colonne, et le marquis de Pescayre, et toute l'armée espaignolle, n'avoient pas plus d'argent que luy , qui sans argent l'avoient chassé et battu , et luy sans argent n'avoit sceu se deflèndre.

On dict qu'avant qu'il fust chassé de Milan venoient au roy plusieurs nouvelles et plaintes de luy , et qu'il estoit trop severeci mal-propre

pour un tel gouvernement. D'eslre hardy , brave et vaillant estoit-il , et pour combattre en guerre et frapper comme un sourd; mais pour gouverner un estât il n'y estoit pas bon. Madame de Ghasteaubriant , sœur de M. de Lautreq, une très- belle et honneste dame, que le roy aymoit et en faisoit son mary cocu , en rabattoit tous les coups et le remettoit tousjours en grâce, si bien que le proverbe en couroit pour lors, Milan a faict Meuillan , et Cliasteaubriant a de f faict et perdu Milan. Gela vouloit dire , ainsy que je tiens d'aucuns seigneurs et dames de ce temps-la, que des gaings et profficts et lucres que fit M. le grandmaistre de Chaumont quand il en estoit gouverneur, en fit faire le chasteau et maison de Meuillan en Bourbonnois, qui est une des belles et superbes que l'on sçauroit voir : et les fautes que fit M. de Lautreq estant gouverneur dudict Milan, rabattues par madame de Chasleaubriant à l'endroict du roy , deffirent et perdirent Milan ; et aussy qu'on disoil que ladicle dame avoit faict avoir le gouvernement à son frère.

Voylà donc la perte de Milan , lequel pour recouvrer nous cousta bon , par la prise du roy François. Certes, et luy et son frère firent de grandes fautes et lourdes pertes, comme la prise de Laudi (où commandoit le seigneur de Bonneval, très brave capitaine pourtant), qui fut faicte sans batterie , ny bresche , ny eschelle, où il y avoit trois cens hommes d'armes et trois mille hommes de pied, par une escarmouche attaquée d'eux et de douze cens Espaignols, qui y entrèrent pcsle-mesle. Les histoires parlent fort aussy de la composition de Crémone , faicte fort mal i propos par M. de Lescun.

De ce temps-là les places ne se gardoient si bien comme l'on a veu despuis; et suffisoit à nos François pourveu qu'ils en sortissent par quelque belle et honnorable composition; les voylà galants! mais qu'ils eussent une plume de coq à leurs bonnets. Toutefois M. du Lude et Louys d'Ars, et autres, ne firent pas ainsy en leurs places. M. de Lautreq se retira en Guienne, où , après quelque temps, fut envoyé quérir et plus honoré que jamais ; car il fut faict lieutenant général de ceste grande ligue faicte contre l'empereur. Que c'est que de la

vertu; car, encor qu'elle ayt eu des traverses, si est-elle tousjours recherchée; comme fut celle de ce grand capitaine qui entreprit le voyage de Naples, et en y allant il prist le Bosquo, Alexandrie et Pavic, toutes par force ou assaut, et mesmes Pavie, à laquelle il ne I pardonna en sorte de cruauté, pour venger ' l'outrage et la prise du roy François, et la mort et deffaicte de tant de braves François qui paslircnl là-devant; et, pour ce subject il ne voulut entrer dedans par les portes de la ville, mais par la bresche, tout à cheval, la faisant un peu esplanir pour manifester plus grand triomphe dominât if. Ainsy voulut entrer ' le pape Jullcs dans la Mirande, s'eslant faict I faire un pont par où il peust passer plus aisément dans sa litière. Grande et bravascue superbeté de l'un et de l'autre!

M. de Lautreq donc , ayant faict plusieurs beaux et grands exploicls guerriers en ceste Lonibardie, fut prest à investir Milan , pour reparer la faute passée , sans la deffense du roy, qui lui commanda la quicter et tirer droict vers Naples , poussant ses ennemis devant luy, non en fuite pourtant , mais en relraicte de loups.

Arrivé là, lieu fatal pour luy, comme Ravenne pour son cousin M. de Nemours , car il y mourut et toute son armée se périt misérablement , estant sur le poinct d'une très glorieuse victoire s'il eust voulu. Mais, comme disoient les Napolitains : Non seppe pigliar la fortuna per gli capelli qu'il avoit à pleine main à prendre; et aussy qu'il estoit si i présumptueux de soy, qu'il ne voulut jamais croire autre conseil que le sien : car, combien qu'on luy conseillas! de battre la ville et Passaillir à outrance, il ne le voulut jamais, disant qu'il ne vouloit point gaster là ses munitions mal à propos, qui luy serviraient bien ailleurs (jamais chef ny général d'armée avare et tendant à l'espargne, ne fist beau faict), et qu'il sçavoit que bien tost il les auroit tous la corde au col, fust par famiue ou d'un long siège. Je Tay ainsy ouy conter dans Naples à plusieurs anciens qui vi voient encor.

Voyez , s'il vous plaist , quelles fantaisies ce seigneur s'alla mettre dans son esprit, de vouloir prendre une telle ville que celle-là, si riche, si opulente , si forte et si fertile en tous biens I 1 U ne «ut pas prendre U Fortune par les cbereux.

M. DE LAUTREQ.

de la terre, et ses environs , et si bien garnie de bons hommes, voyre d'une armée victorieuse de Rome, qui s'esloit allée jeller dedans! ce qui fut le pis pour luy , et qui l'abusa, car d'autant mieux peosoit-il l'affamer. Mais il en arriva bien autrement , car la longueur du siège luy nuisit plus qu'aux autres, qui apporta (elles incommodités et maladies aux noslres, que de cent il n'en reschappa dix.

J'ay ouy dire là dedans qu'il demeura plus de trois sepmaincs sans saluer la ville d'un seul coup de canon; et les premières volées qui s'y tirèrent furent le premier jour de may, d'autres diseut Saint Jacques, en juillet , jour ti feste de Saint- Jacques, le grand patron des Kspaiguols. M. du Bellay dict en tes Mémoires qu'il arriva le propre jour de may; mais je l'ay ainsy ouy conter dans Naples : et pour ce j'adverlis les lecteurs de ne prendre point esgard à ce que je diray, qu'ils verront autrement dans nos livres françois, car je m'ayde plus des estrangers et de leurs dicta et escrils, que des François, dans lesquels on voit et liston assez ce qui est escrit; mais non si bien que dans les estrangers et roesmes les livres espaignols, qui ne sont pas traduicls.

RI. de Lautreq donc fit tirer ces volées de cauon ledict propre jour de may , plus pour perturber leur feste qu'ils célébraient que pour autre chose , doul j'ay ouy conter un miracle d'un crucifix , que j'ay veu à Nostre Dame des Carmes , qui voyant venir une canonnade droicl à luy pour luy emporter la leste, la baissa bas, si qu'il n'en eusl aucun mal , et la balle passa au-dessus. J'ay veu le crucifix , et me l'a-on ainsy asseuré dans Naples : encor aucuns bonnes geus et bonnes femmes asseuroient que ce coup porta ce malheur aux François , qui leur engendra les infections de l'air, la puantîse des eaux et les grandes maladies, qui en un rien desfirent et ruinèrent toute ceste belle armée. Aussy les ennemys leur empoisonnèrent les eaux , en y mettant force bled dedans, ce disoienl les François.

M. de Lautreq lui-mesme en eusl sa bonne |iart, et telle qu'il en mourut ; car , ainsy qu'il estoit en son licl malade, il s'enqueroit tous les jours aux capitaines et gentilshommes qui le venoient visiter, ensemble à ses médecins, vai , comment se portoît le camp ,

et si les maladies commençoient à laisser. Ceux auxquels on avoit faict le bec respondoient que, grâces à Dieu , les maladies n'alloient plus en empirant , et qu'elles n'estoient si grandes. Mais luy pourtant, se doutant , a leurs mines et cares non si allègres et joyeuses comme elles dévoient estre, qu'il n'en estoit rien, il prit un jour deux de ses pages qui estoient en sa chambre, et leur dit qu'il les feroit fouetter devant luy jusques au sang s'ils ne luy disoienl vray de poinct en poinct. Eux, craignana le fouet autant que race qu'on voye, luy déclarent le tout et comme tous mouraient sans en peu esebapper , et que tout le camp estoit en perdition; ce qu'il prist A si grand despit et contre-cœur , que le fiel et le cœur lui en crevèrent et mourut.

Mort bien différente à celle de son cousin RI. de Nemours, qui mourut laissant son armée assez entière et non trop ruinée : cl M. de lautreq laissa la sienne si perdue et ruynée, que, des grands qu'il avoit avec luy, peu s'en retournèrent, ayant demeuré là comme luy le marquis de Saluce, don Pedro de Navarre, le prince de Navarre, M. de Yaudeniont, le plus beau prince que je vis jamais en portraict chez M. de Vaudemont d'aujourd'huy , en lorraine, et tant de seigneurs et gentilshommes, comme les sieurs de Candalle, de La Chastaigncrayc , Pompera nt , et une infinité d'autres dont les histoires en sont pleines cl les cimetières et champs de là sont encore bossus.

Et toutefois ce fut un grand heur à luy de ne survivre point son malheur; car, s'en retournant en France pour la seconde fois drsbaralé 1 de là, comme il fit de Milan, il estoit pour jamais deshonnoré, au lieu qu'il mourut avecques une telle gloire, que le pape luy fit faire des obsèques solcmnelles et très pompeuses; outre, luy en ordonna un anniversaire continuel à Saint- Jean de Lalran. Cela ne luy cousla guieres. I* roy son maislrc luy en fit faire un tout pareil, et tout semblable à reluy qu'il cust faict à uu de ses propres enfants ou autre grand prince du sang , à Nostre-Dame de Paris.

Tout cela fut très beau; mais plus beau cent fois fut l'office pie, sainct cl vénérable, duquel

1 DesbartUè : desbit, mil eu déroule : de l'iulien

I sbarato.

228 HOMMES ILLUSTRES ET GRj

luy usa l'espaignol son ennemy, à luy faire ériger ce lumbeau superbe de marbre à ses pauvres os, qui traisnoient et vautroient misérablement et chelifvement dans une cave, où ses gens l'avoient enterré sans aucune forme de pompe funèbre, sinon comme le plus simple soldat de son camp. Mais après il fut desensepveli par aucuns marauts , et puis porté à Naplcs , et enterré par quelques gens de bien à l'église. Ainsy l'ay-je ouy dire là.

Le tumbeau parest très bien encor à Naples, en Santa Maria délia Nwa, en la chapelle du duc de Sessa , à main gauche en entrant , avec ces beaux mots que moy-mesme j'y ay leu et recueilly.

ODETO FlIAXlO LABTRECO , COKSALVUS FeR-

dinandos , Ludovici filius Corduba, magni Consalvi nepos ; cum ejus ossa , quamvis hostis, in avito sacello, ut belti /ortuna tulerat , sine tonorejacere comperisset , Immanarum miserarium memor , gallo duci hispanus princeps posuit.

Le francois tourné est tel :

« A Odet de Foix , Seigneur de Lavtreq , «Consalve Ferdinand, fils de Louys de Cor- «dova, du grand Consalve nepveu , combien «qu'il fut ennemy, ayant sceu que ses os gi- « soient peu honorablement en la chapelle de «ses prédécesseurs, ainsy que la fortune de la «guerre l'a voit porté, luy, mémoratif des hu- «maines misères, à un capitaine francois un «prince espaignol et estranger a mis. »

Le latin a plus belle énergie. Voyla un prince digne de grande louange, luy, prince estranger, à son ennemy estranger faire une si belle , saincte et honorable courtoisie ! Les courtoisies se font ordinairement d'ennemys à ennemy s vivans; et se font-ils plus, possible, pour en recevoir la revanche, bien souvent, s'ils tumbent en leurs mains , que pour un autre subject; mais de vivant au mort peu souvent le voit - on. Nous trouvons bien qu'Annibal honora les cendres de Marcus Marcellus d'une urne très belle et très riche. Nous voyons ordinairement aussy, et l'a -on veu souvent, les ennemys envoyer les corps morts de leurs ennnemys à leur camp , ou aux

NDS CAPITAINES FRANÇOIS.

parens, ou aux amis, pour les enterrer; et si les envoient avec pompe et convoy magnifique et honnorable : c'est un office fort doux et qui plaist fort ; comme fit M. le marquis de Pcscayre celuy de M. de Bayard. Mais de trouver que l'ennemy ait faict à son ennemy une telle despense pour un si superbe tumbeau , qu'a faicl ce magnifique duc à M. de Lautreq et i don Pedro de Navarre qui est près de luy, je voudrais bien que l'on me trouvast et enseignas! un , pour le mettre ici en mémoire perpétuelle comme l'autre.

Vivez doneques , vivez , brave et magnifique prince deSesse, immortellement ! Encor que vous soyez mort , vous vivrez éternellement avec l'immortalité , autant pour ce bel œuvre, pie , libéral et magnifique, comme par vos valeurs, et de vous et des vostres ! Aussy de son temps a - il esté le plus splendide et libéral prince et despensier qu'on eust sceu voir.

Il y eut un evesque de Tarbes, à qui M. de Lautreq avoit faict avoir l'evesché de là , qui le gouvernoit, et trop, ayant tous les affaires du gênerai en main de la duché de Milan , et n'y fit rien qui vaille : il s'appeloit Manaud , qui , ne pouvant recouvrer les os de son maistre et de son bienfaicteur et ne luy ériger un lumbeau superbe, fit à ses propres cousts et despens, bastir et achever cestc belle maison de Coustras, qui n'estoit qu'aux fondemens élevée lorsque sou maistre mourut; et en continuant le dessain , la fit ainsy parachever belle comme elle est , qu'on peut dire le plus beau corps de logis cl la plus belle vis qui soit en France, ainsy que j'ay veu et ouy dire aux grands seigneurs et dames qui l'ont veue, et aux grands architectes , ne voulant point qu'on s'en arreste à mon dire. Ce bel œuvre ainsy paracheva cet bon nés te et recognoissant evesque , pour servir d'un second monument à la postérité de son maistre, ne luy restant marque en France que celle-là, fors la mémoire de ses hauts faites.

Il y a plusieurs evesques et gens d'église qui n'ont garde d ésire ainsy recognoissans , ny qui l'aient esté à l'endroicl de leurs bienfaiteurs qui leur ont faict avoir les eveschés, bonnes abbayes , que , lorsqu'ils sont morts , plantent là leur mémoire et en sont ingrats envers eux , non pas à leur faire bastir un seul

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