‹ Œuvres complètes de Pierre de Bourdeille, abbé séculier de Brantôme et d'André vicomte de Bourdeille (volume 2)Chapitre 212 sur 361 · LE CHANCELLIER DE L'HOSPITAL · texte numérisé non relu

LE CHANCELLIER DE L'HOSPITAL

«grandement offencé, que ceux qui m'avoient «cassé prenoient une couverture de religion , j «et eux-mesmes estoient sans pilsé et religion ; « mais je vous puis asseurer qu'il n'y avoit rien «qui les esmeust davantage que ce qu'ils pen- « soient que , tant que je serais en charge , il ne « leur serait permis de rompre les edicls du « roy, ny de piller ses finances et celles de ses

• subjecls.

• Au reste, il y a presque cinq ans que je «mené icy la vie de Inertes, sans me souvenir «des miens et sans qu'ils se souviennent de «■ moy ; et ne veux point raFFraischir la mémoire « des choses que j'ay souffertes en ce desparte- «meni de la cour, tant en public qu'en parii- « eu lier; mais aussy ne faut-il pas que je taise «qu'il ne m'est rien advenu de mal de la part «du roy et de la reyne; que s'il m'en est ad- « venu quelque chose , ç'a esté contre leur gré.

«Maintenant, me voyant travaillé d'une ma- «ladie incurable, de vieillesse, et outre, d'une «infinité d'autres maladies despuis six mois, «j'ay pensé de mettre ordre à mes affaires , «comme ont accoustumé de faire les hommes, «et ordonner choses que je veux que mes heri- « tiers tiennent inviulablemcnt, que j espère «qu'ils exécuteront de leur bon gré , eslans plus « induicts de mon amitié que d'aucune crainte «de loix ; car ils ne sont en rien esloignés des «droicls et règles de nature, lesquelles choses «n'ont aussy rien de contraire à leur utilité et v proffict.

« Premièrement, je veux et ordonne que tous «■ mes biens et héritages viennent à ceux aux- «quels ils appartiennent par les loix et couslu- «mes du pays; et ne fais en cela loy ny prero- « gative à aucun.

«Je veux outre, que Marie Morin. ma très- « chere espouse et femme d'une singulière pieté, «gouverne le tout en commun; laquelle, je « ni'asseure, ne diminuera rien des biens, ains « plustost les conservera duement et les accrois- «ira au proffict des enfans:et, pour ce, je « deffeuds qu'on ne luy demande aucun compte «ny raison de la tutelle et curatelle; mais je « veux que toutes choses se facent , se rendent «et se passent ainsy qu'il luy plaira.

«J'ordonne aussy que tout ce qu'elle aura «passé soit non seulement tenu des héritiers

• pour faict , mais pour agréable.

«J'entends semblablement que mes petits fils «nays de ma fille, qui sont de la famille des «Hurauts, ayent un nom adjousté au leur, en «sorte que l'aisné, nommé Charles, escrive «ainsy son nom : Charles H nraut de l'Hos/ti- *tal, lequel nom adjousté servira pour distin- «guer les familles des Hurauls, qui sont en « grand nombre; ce qui a autrefois esté pracliqué «a Rome; et se trouve aussy de semblables « exemples en nostre France.

«Je veux aussy que quelque mémoire de mon «nom demeure en ceste famille, en laquelle «j'ay apporté les plus beaux estais de la re- « publique, mesrnes Testât de chancellicr, la- « quelle chose les encouragera, comme j'es- «pere, à suivre les traces et vestiges de leur « grand pere pour parvenir à pareils degrés « d'honneur.

« Je fais Magdelaine de l'Hospital héritière de a tous et cliascuns de mes biens, et laisse et lègue «par testament toute ma librairie et biblio- «ihecque à Michel Huraut de l'Hospital, qui «me semble plus ydoine et affectionné aux « bonnes lettres que les autres petits.

«Toulesfois, je veux que ma femme et fille «gardent ma librairie, afin que personne n'en «puisse rien soustraire, et qu'elles la donnent «audict Michel quand il sera en aage, soubs

• condition qu'elle sera ouverte pour la comrno- « dité de ceux de sa famille, ensemble des do- «mestiqueset autres qui fréquentent la maison.

« Au lieu dequoy je veux qu'on donne à chasacun des petits fils cinq cens livres, pour une «esgalilé de légitime portion, afin qu'il n'y en « aye pas un qui se puisse plaindre que un autre «ayl esté préféré à luy, et luy postposé.

«Quant aux mémoires d'antiquaille d'or et «d'argent , de cuivre et médailles , et le surplus «de ce qui est à mon logis, je veux qu'elles «soient â celuy que ma femme et ma fille nom- « merout ; ce que je laisse à leur discrétion , «comme je fais toute autre chose.

«Je ne voudrais pas prendre ceste hardiesse

* d'empescher la reyne mere de mes propres «affaires, .sçachant trop mieux qu'elle est d'ail- « leurs occupée à tant d'affaires publicques, si «ce n'est qu'elle- mesme m'cusl déclaré apper- « tement qu'elle aurait le soing de moy et des «miens, tant durant ma vie que après mon «décès, m'asseurant haut et clair que, si elle

«dceedoil devant moy, qu'elle feroil contre «soyent deschirés et bruslés, mais qu'ils soyent «tout debvoir d'humanité si elle taisoit au roy «donnés à l'un de mes petits fils des plus ca- «et autres ses en fans nia fidélité , et diligence , «pables, et qui les pourra, à l'imitation de son «et industrie, et labeur envers eux estant en «ayeul, par advanture parachever, «bas aage, lequel mesmes j'ay employé au plus «Quant à mes funérailles et sépulture, que «fascheux temps entre les grands et moindres «les chrestiens n'ont pas en grande estime, «affaires du roy et royaume; ce que lesdicts «j'en laisse à ma femme et domestiques d'en «enfans ne pouvoient cognoistre pour leur bas «aage : mats, tout ainsy que Sa Majesté m'a «esté liberalle et favorable, aussy est-il raisonnable que je jouysse de sa libéralité et mien «bénéfice, en tant que la raison le requiert.

«Qu'il nous suffise, à moy et aux miens, «qu'elle nous soit propice, et qu'elle et le roy « nous font grande grâce de ce qu'ils ne souf- «frent qu'on nous fasse quelque tort ou injustice, mais qu'ils nous permettent de vivre en «toute droicture et équité : que si à ce bien ils «en adjoustenl d'abondant, nous reputerons «le tout pour un singulier bien et proffict.

«Certes, il ne luy peut tourner à déshonneur

«faire ce qu'ils voudront.

« D'avantage je veux qu'on face la recom- « pense à mes serviteurs et autres, telle que «ma femme adviscra, laquelle je veux qu'on «tienne pour dame et maislresse de tous mes « biens.

«Au surplus, je vous recommande à tous de « vous honnorer l'un l'autre et entr'aymer.

«J'ay soubssigné ces choses de ma main «quand je me sentis approcher de la mort au ■ Seigneur, le 12 mars 1573.»

Voylà la fin du discours de ce grand personnage, qu'il fit tout de sa main. Que pleust à Dieu en peussions-nous voir d'autres qu'il a

«ou vitupère d'avoir salarié son humble servi- ! faict, qui nous sont cachés, dont c'est grand

« teur de quelque honneste recompense.

«C'est à vous, madame Marguerite, duchesse «de Savoye, à qui je m'addresse, ci que je a prie, qui avez tousjours esté cause de mes «biens et estats, et qui ne m'avez dcffailly ja- «mais, ny aux miens, pour mon advancement. «Je vous supplie que l'affection et faveur que «m'avez porté et aux miens en mon vivant, la a veuillez continuer après nia mort envers ma «femme et enfans; en sorte, toutesfois, que «vous employez autant de vostre puissance «et authorité , et tout ainsy que bon vous sera- «blera, tellement que laissiez le maniement de « mes biens à ma femme , et de ceux de mes « domestiques tels qu'il vous plaira.

« Je veux que toutes mes médailles de cuivre, «marbre, et aussy les monnoyes d'antiquaille

dommage !

Pour fin , quand il mourut , ses ennemys ne peurent luy oster ce los : qu'il ne fut le plus grand personnage de sa robe qui fut ny qui sera jamais, tomme je leur ay ouy dire, le calomniant tousjours pourtant d'est re huguenot.

KKPRI.SK 1)K LA VIE D'ANNR de mo.\t\;orkncv.

M nie faut reprendre maintenant encor mon grand chemin d'où j'avois pris la traverse, que j'ay faietc plus longue que je ne pensois. Je lournc encor à ce grand conneslable, le- «d'or et d'argent et autre matière, soient gar- quel, s'il entreprit la première guerre civille «dées en ma maison par indivis, à la discrétion pour l'honneur de Dieu, il retourna à la sc- «de ma femme, et quatre beaux vases, ouvrage coude de pareille volonté , autant pour l'exal ad' Allemagne, et ceste médaille de taureau talion du nom de Dieu et de son Eglise, que «que madame ma maislresse m'a donné. du despit qu'il eut de la journée de Meaux.

■ Je veux qu'on donne vingt escus de revenu et de l'affront qui fut faict au roy celle fois, «en aumosne à ma sœur Françoise, religieuse, dont il en fut en si grand collcrc qu'il jura la « tant qu'elle vivra. ruy ne des huguenots et de ses nepveux et tout,

«Mon gendre prendra garde et aura soing ou qu'il y mourrait; et, pour ce, leur livra «que mes livres de droict civil , que j'ay rédigé la batiaille d' Saincl-Denys, dont il en prit «eu articles par méthode estant jeune, ne l'occasion bien à poinct, et selon sa prévoyance

et sagesse accoustuméc de guerre. Cela est escril en nos histoires.

Bien diray-je que ce grand capitaine se gouverna là non seulement en sage capitaine, mais en très- vaillant. Et, s'il vous plaist, en quel aage? c'est oit en sa quatre vingtiesme année, car. estant furieuscmcul assailly, comme celuy qu'on avoit remarqué , il combattit et se deffendit très-vaillamment. Il donna un coup d'espée au travers le corps d'un gentilhomme au deffaul de l'harnois, qu'il en tomba par terre; et, en le blessant ainsy, voylà venir un autre qui luy donna un coup de pislollet à travers les raings, qu'il perça aysement à cause de sa cuyrassc qui n'estoit guieresàl'espreuve, pour l'amour de la pesanteur dont son vieil aage ne vouloit qu'il en f'ust guieres chargé.

Toutesfois, luy, ne perdant courage, se tourne aussy tost vers celuy qui l'avoit blessé , et luy donne des gardes et du pommeau de son espée contre sa bouche, qui luy en froissa deux dents, si bien que de long-temps la bouillie luy servit de manger.

De plus il s'opiniastra encor au combat de telle façon , qu'il fut blessé en trois ou quatre endroicis, et, s'affoiblissant par ses playes peu à peu , il tomba par terre; et, estant revenu à soy et relevé, il demanda s'il estoit encor beaucoup de jour, et qu'il ne se falloit amuser là, et qu'il falloit roide poursuivre la victoire, car elle estoit à nous.

Voyez quel cœur et quel jugement en ce brave vieillard! Puis, s'addressant à M. de Sansay, honneste gentilhomme qu'il aymoit fort, luy dit : «Mon cousin de Sansay (car € ainsy l'appelloit- il tousjours), je suis mort; • mais ma fin est fort heureuse de mourir ainsy: a je n'eusse sceu mourir ny m'enlerrer en un a plus beau cymetiere que celuy -cy. Dites à « mon roy et à la reyne que j'ay trouvé à la fin c l'heureuse el la belle mort dans mes playes, «que tant de fois j'avois, pour ses peres et «ayeuls, et pour luy, recherchée.»

El là dessus il se mit à faire ses oraisons accoutumées , pensant et voulant mourir en ce champ ; mais ceux qui estoient auprès de luy l'asseurcrent que ce ne seroit rien ,comme cela se fait ordinairement , et qu'avecques l'ayde de Dieu il se pourrait guérir, et qu'il estoit très-nécessaire qu'il s'oslast de là et qu'il se fis'. •

porter dans Paris ; ce qu'il permit fort mal aysement, disant lousjours, le bon homme, qu'il vouloit mourir dans le champ de baltaille , comme il avoit tousjours désiré. A la fin , il fut tant prié, sollicité et requis, qu'il permit d'estre porté.

«Je le veux donc, dit -il, non pour espoir « que j'aye de guerison , car je suis mort, mais « pour voir le roy et la reyne, et leur dire adieu, « et leur porter, par mes playes et ma mort, l'as- « seurancede la fidélité que j'ay tousjours porté «à leur service : » ce qu'il leur sceut aussy tost très-bien dire d'une grande constance, et les larmes à l'œil pourtant ; et leur proffera les mesmes mots qu'il avoit chargé le seigneur de Sansay leur porter , avecques force autres qu'il dit. Leurs Majestés les ouyrent avecques force grandes larmes,ct tous ceux et celles qui estoient en la chambre , qui ne se pouvoient saouler de louer et admirer le grand courage de ce seigneur : et puis, pressé de douleurs extresmes, il mourut en telle et incomparable gloire. Car, qu'on m'aille feuilleter par toutes les histoires du monde, on ne trouvera jamais une telle vaillance , un tel aage, et une telle mort , meslées ensemble en une seule personne.

Nous tenions à l'armée, et ainsy estoit-il vray, que ce fut Stuard , gentilhomme escossois de fort bonne et grande maison , qui luy avoit donné ce coup de pistollet , qui se mesloit de faire des balles trempées de (elle composition, qu'il n'y avoit cuyrasse à preuve ny à si bonne trempe, qu'il ne la percast; et les appelloit on desstuardes, el en faisoit présent à de ses amys huguenots.

11 n'en falloit de celles-là pour percer celle de M. le connestable ; car il s'armoit fort à la légère , comme j'ay dict^ à cause de son aage et la foiblesse de son corps caduc.

Ce Stuard despuis fut pris à la baltaille de Jarnac tout vif , et mené à nostre gênerai , M. le marquis de Villars , qui estoit présent : aussy tost qu'il le vit, ne se peut engarder d'aller à luy , et luy dit : «Ah ! meschant que tu a es , c'est toy qui as tué meschamment M. le «connestable mon frère; tu en mourras! » Et se tournant vers Monsieur, luy dit : « Monsieur, «je vous supplie, donnez le moy, pour les ser- « vices que je vous fis jamais , afin que je vous oie face tuer tout à teste heure devant vous. »

326 HOMMES ILLUSTRES ET GRANDS CAPITAINES FRANÇOIS Monsieur le luy desnia ; mai» , pressé et repressé i estre traicté en prisonnier de guerre, ou du

par longues et importunes prières par ledict tout ne le prendre jamais.

Pourtant luy et Chastellier passèrent par ceslc mesme voye , dont le baron d'Ingrande et Prune, deux très-braves et vaillans gentilshommes, s'en ressentirent à très-bon escient pour contre revanche ; car, estans pris de l'autre costé , passèrent de mesmes après avoir sceu le massacre des autres, selon le droict de la guerre, qui ne veut bailler licence à un ennemy plus qu'à l'autre , si on ne la veut prendre de bravade : mais aussy l'on s'en repent bien pois après. En quoy les gens de guerre quelquefois y doibvent bien ad viser, et à la conséquence qui en sourd.

Or, pour encor retourner à ce M. le grand connestable, vous avez veu la belle mort qu'il fit et les beaux mots qu'il prononça d'avoir trouvé ce qu'il avoit tant cherché. Certes il disoit vray, et l'avoit bien faict paroisire souvent ; car, outre une infinité de combats et de rencontres qu'on ne sçauroit particulariser qu'avecques un long temps et une grande peine, il s'est trouvé en sa vie en sept battailles signalées , que l'Espaignol en propres mois appelle jornada, o bataila campai, auxquelles il a commandé en grandes charges , et y a esté pris ou blessé , ou mort , qui fut en la dernière, et en toutes acquis un très-haut renom.

La première fut la battaille de Ravenne, où là il ne commandoit encor, pour son jeune aage, mais il esloit pour son plaisir, suivant l'eslendard gênerai, sous lequel bien souvent se trouve de la noblesse volontaire, qui fait aussy Aucuns tenoient pour lors que ce dicl Stuard bien ou mieux que celle qui est en charge, ne debvoit point avoir esté tué ainsy pour ce La seconde est la battaille de Marignan contre subject ; car , quand l'on est en une meslée de les Suysses , où là (il me semble l'avoir ouydire, combat furieux, on ne s'advise point qui Ton ou je suis bien trompé) il commandoit en qirafrappc,ou à tors ou travers, ny si c'est un roy, lité de lieutenant à la compaignie de cent un prince, ou un grand ; car chascun est là pour hommes d'armes du bastard de Savoye, frerc son escot , pour luer, pour se deffendre et ga- à madame la régente et oncle du roy, et despuis rantir de mort , et acquérir gloire. Mais aussy son beau pere , qui estoit une très-digne charge il faut pardonner à l'amitié d'un frère à l'autre, I pour son aage et de ce temps. Pour le moins, et au sang qui ne peut mentir, et y commande s'il ne commandoit alors, bien tost après il y la vengeance en quelque façon que ce soit. Mats commanda: et s'il n'y commandoit, il avoit tels coups se doibvent faire sur la chaude colle, quelque autre honnorable charge : ainsy l'ay-je et non de sang froid. ouy dire , mais il ne m'en souvient pas bien.

Il y avoit alors à discourir beaucoup , dont I a troisiesme battaille fut cel le de la Bicoque, n'y avoit faute de gens pour cela , et pour dire on il estoit couronnel des Suysses, ayant, à la aussy que luy, ayant este pris en guerre, debvoit teste , une picque au poing ainsy qu'il faut . et

marquis , Monsieur, en se tournant la leste de l'autre coslé : «< Eh bien! soit. — Ah! Monsieur, «s'ecria Stuard, vous estes prince si magnanime « et généreux , que vous ne voudriez souiller « vos yeux ny vostre belle ame d'un spectacle « si vilain. » Mais ayant esté mené un peu loing à l'escart de Monsieur, et non si loing aussy qu'il ne le peust ouyr , fut desarmé et tué de sang froid.

Ainsy l'immola le frère aux mânes de son frère, en signe de pieté , pensant les en rendre plus heureux et mieux en repos , comme fit Achilles , pour son confident Patroclus, le corps d'Hector, croyant que cela luy servit à quelque chose, pour le moins autant de contentement.

On disoit que ce Sluard, quelques années avant , avoit tué le président Minard , le soir tournant du palais à son logis, fut ou pour quelques procès qu'il luy avoit mal jugé , ou pour la religion ; mais on ne peut jamais scavoir le vray.

C'estoit un gentilhomme qui pouvoil faire de tels coups, car il estoit fort de la religion, et très-brave et vaillant, de bonne grâce et belle apparence, et très-determiné, et qui s'est bien faict redoubler pour ici, et mesmes de M. le cardinal de Lorraine; dont fut faict un petit pasquin :

Garde loy, cardia», que lu ne toit IraicW A la

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