E MONTMORENCY
pere ; qui fut cause sur ce subject que le roy fil l'edicl que l'on observe encor contre les enfans qui promettent maryage sans le consentement des pere et mere. M. de Montmorency consentil bien à ce maryage pour obeyr au pere, car il l'honnoroil bien fort, autant que pour un si bon et haut parly.
En plusieurs autres bons endroic's il s est trouvé, où il a tousjours bien faict paroistre sa valeur, comme au voyage d'Allemagne et au siège de Metz, à la prise de Calais, et en une infinité d'autres endroicls, et sur-tout à la battaille de Sainct-Denys, à qui on donne réputation d'avoir tenu ferme et rassuré les Suysses qui bransloient aucunement , et arresle aucuns fuyards; et puis après chargea si à propos, qu'il fut un des principaux autheurs et exécuteurs du gaing de la battaille, mettant à vau de routle aucuns des plus asseurés de M. le prince de Condé; ce qui apporta un grand espou vantement à si peu d'infanterie que M. te prince avoit, et d'une rctraicte en desordre un peu; laquelle, pour n'avoir peu suivre M. le prince et M. l'admirai , marchoit pourtant en entretenant l'escarmouche a vecques nos gens de pied catholiques : car noslre infanterie ne s'esprouva trop en ceste battaille, ny ne vint aux mains autrement que de ceste façon, car M. d'Andelot avoit emmené la plus grand part de leur infanterie pour l'entreprise de Ponloise , et en avoit là fort peu M. le prince, mais très-bien menée par le capitaine Valefreniere gentil soldadiu et bon capitaine, nourry et faict autant parmy les bandes espaignolles que les françoiscs. J'en parle ailleurs.
Or, outre que M. de Montmorency fut valeureux il estott sage et advisé capitaine et fort politiq; et pour ce le roy , quand il s'en alla faire le tour de son royaume, il le laissa gouverneur de l'isle de France et de Paris. Et là il monstra bien sa sagesse et bonne conduicte; car ayant trouvé ce peuple de Paris, et de frais ne sorloit que de la guerre civille, encor grand ennemy des huguenots, mutin, séditieux, croulant et bouillant tout de nomination et d'envie d'espandre tousjours du sang, qui ne pouvoit encor bien remettre son poux encor fort mal agité; toulesfois il le mena ores par douceur, ores par temporisement , ores par rigueur, ores par justice, si bien et si beau, qu'il
le remit en sa première force d'obéissance et d'observance des edicts du roy. Ii Icrendit souple et maniable comme un gand de chevrotin de Vandosme; dont le roy en eut un trèsgrand contentement.
Et ne Fut le service si petit que tout le royaume ne s'en ressentist; car plusieurs villes jettoient l'œil sur l'exemple de Paris, qu'il contint ainsy par tel dcbvoir et crainele, que à leur nez et dans leurs rues il fil ceste bravade à M. le cardinal de Lorraine, qui vouloil entrer en armes nonobstant sa defence, ei le chargea tellement devant eux, qiiiauparadvam cryoient tant Vive Guyse! et qui bounoroienl laul ce nom , que , quiconque cusl touclu1. le moindre de leurs valets , ils se metloient tous eu armes et faisoient une sédition et massacre sans aucune considération , et là, se faisant tel affront au chef de la maison (M. son 61s jeune enfant encor), au diable l'un des habiians qui osa crouler, remuer oy sonner le moindre mot du monde , qui fut un grand heur pour luy ; mais plus grand fut le respect qu'on luy porta et la crainte qu'on eut de luy. Aiusy à ccsl exemple se doibvcnl faire plusieurs gouverneurs de nos villes et provinces.
J'estais à la cour à Arles en Provance, venant d'Espaigne, lorsque ces nouvelles arriérent. Leroy, la reyne,M. leconneslal>lc,en furent csmeus et attristés; mais après avoir ouy les raisons d'une et d'autre partie, l'on ailvuia d'appaiser les choses tellement quel liment.
On en parloil diversement, selon les raisons cl passions des deux partis, et par la bouche fies parties.
Ceux de M. le cardinal disoient qu'il y avoil long-temps que le roy François II luy avoil donué ses gardes, et permission et toutes fran- ' chiscs de les tenir et mener près de soy, à la 1 cour et partout , dès la sédition d'Amboise, que vis la faire dresser, et en ht son gentilhomme servant La Chaussée, capitaine. Le roy Charles luy confirma ladicte permission, et l'ay veu longtemps la practiquer à la cour, mais non pourtant qu'ils marchassent en armes quand le roy marchoil , comme du temps du roy François , car il avoil lors tout credil,ny aussy qu'ils portassent armes dans le logis du roy, mais l espée seulement.
iiNDS CAPITAINES FRANÇOIS.
Ceux de M. le mareschal disoient qu'il estoit bien vray tout cela; mais si te roy le vouloit ainsy et l'enduroit et l'en dispensoit , que ce n'estoit à luy a l'en dispenser ; car ce que le souverain fait, le subject ne le peut faire; que si le roy peut dispenser la loy de laquelle il est l'auiheur, il ne s'ensuit pas pourtant que le gouverneur et magistrat le puisse faire, estant règle infaillible qu'il appartient seulement à celuy qui ordonne les loix de les casser ou d'en donner privilège; et celuy qui luy-mesme est soubs l'aulhoriié de la loy , encor qu'il en soit ministre, il ne peut rien ordonner ou permettre au contraire de ce qu'elle commande. Ca'r il faut nouer que le roy avoit deffendu toutes armes a feu, et en avoit faict un edictque j'ay veu observer fort estroiciement et rigoureusement contre ceux qui ailoient à rencontre: et lorsque nous tournasmesdeMalte,il nous falloit cacher et rompre tous les fusts de nos belles arquebus que nous y avions porté , et les cmpaquetter qu'on ne les visl point.
Ceux de M. le cardinal disoienl que M. le mareschal le chargea sans dire gare , ny sans premièrement l'avoir adverty qu'il ne vinst à Paris eu armes, et qu'il ne luy souffrirait, veu l'edict du roy, qn il vouloit faire ooserver en son gouvernement, duquel il estoit responsable Ceux de M. le mareschal disoienl qu'il ne faut point d'advertissement A ceux qui doibvent obeyr au roy et a ses loix, car la publication des loix est assez suffisante pour advenir un chascun en son debvoir, encor que M. le mareschal l'eust assez crié haut souvent, que, s'il se meoloii d'entrer en son gouvernement, armé, qu'il le chargerait; et mesmes qu'il en avoit adveriy le roy à Châlons , à Bar et Mascon, et a Lyon , que s'il entrait ainsy avecques ses armes en son gouvernement , qu'il s'essayerait aussy lost de desarmer sa garde. A quoy le roy ne fit aucune response, monstrant assez par son taire qu'il se contentoit; aussy qu'on sçavoit les menées que faisoit ledict seigneur cardinal aver ques M. le prince de Condé, pour le retirer de la religion et faire quelque party nouveau à part , en luy voulant donner en maryage sa niepee , madamoiselle de Guyse , luy venant de frais a estre veuf, ou bien la reyne d'Escosse son autre niepee, à laquelle le prince tendoit fort l'oreille; ce qui fusl esté un grand coup et bon-
M. LE MARESCHAL DE M 0 ÎS'TM 0 R E N C Y.
beur pour teste honnorable reyne, pour la délivrer des maux, misères, lourmens et martyres qu elle endura puis après. Et de faict, disoit-on , cela se fus! faict , si l'entreprise fust esté à vive force poursuivie; mais elle ne se débattit que d'une œsle, ou bien que le destin ne les voulust , ou que les ministres eu destournerent le prince et furent vainqueurs sur le cardinal, ou du tout qu'il aymast mieux la beauté prochaine et sa vo} sine de madamoiselle de Longueville , l'une des belles princesses de son temps, que d'attendre si long-temps l'autre plus csloignée.
Voylà ce que l'on en disoit pour lors à la cour: toutesfois, sur ces pour-parlers de la reyoe d'Escosse, l'on en creutou en appréhenda quelque chose ; et moud ici sieur le marcschal de son costé en esloit altéré , en allarmc et en jalousie de son gouvernement, disant cognoislrc assez M. le cardinal pour un grand brouillon , ainsy qu'aucuns de ses compaignons disoient ; et mrsmes M. le cardinal Vilclly, que j'ay veu d'aulresfois bon françois et pensionnaire du roy Henry II, luy reprocha à Rome qu'il brouillerait et descouseroit plus de besoigne que tous les cardinaux du saincl siège ne scauroient coudre.
Voylà ce qui donnoit à M. le mareschal fort à songer en soy et à espier son gouvernement , | et surtout la ville de Paris, qui estoit pour lors j fort guizarde; et plusieurs villes esloicnt au | guet et en sentinelle , je dis les brouillonnes \ et séditieuses à lors, pour voir de loing quel remuement ferait le cardinal à sa venue à Paris : : si bien qu'elles en demeurèrent fort estonnees , et en frayeur quand elles aceurenl ce qui arriva ! pub après.
Ceux de M. le cardinal disoient que, pour \ esviter ce grand affront qu'il receut dans Paris, il luy debvoit avoir faict fermer les portes; qui : ne luy fust esté si grand que l'autre, et en fust , esté quitte , trouvant visage de bois , de s'en I retourner en arrière.
Ceux de M. le mareschal disoient que de fermer les portes à un désobéissant, c'estoit l'office d'un gouverneur couard , qui n'a puis- j sance ny conduicte, ny courage de tel traict pour faire céder la desobeyssancedes rebelles à l'aulhorité de la loy; mais les gouverneurs sages , vailians et vertueux , qui entendent et '
où et quand, et quelle occasion il faut légitimement user de l'aulhorité du roy contre les infracteure de la loy, les mènent et assubjectissent au lieu où ils se vantent avoir plus de puissance pour à jamais faire perdre leur crédit , comme il fit en pleine rue de Sainct- Denys.
D'avantage, si la porte luy eust esté fermée, M. le cardinal , au lieu de se plaindre de la honte , il esloit bien assez presumptueux pour se vanter et dire : «Ah ! qu'il a eu belle peur «que j'entrasse daus sa ville, et que je luy fisse «contrecarre à son authorité qu'il y a, comme « certes je l'eusse faict si j'y fusse entré, cl luy «eusse bien osté son crédit, et luy eusse bien « (aillé de la besoigne : mais il n'avoit garde, le «galant, de m'y laisser entrer; une autre fois «j'y entreray bien sans luy : je la luy garde « bonne, r Et tant d'aun es vanteries qu'il eust peu alléguer là dessus. Voylà pourquoy M. le mareschal fit très-bien d'user de la façon qu'il usa.
Le seigneur de Ruffet , gouverneur d'Angoulesme, ferma la porte à M. de Montpensier. qui alloil pour la mettre entre les mains de Monsieur, ou un autre pour luy. et en prendre la possession , parce que, par accord fa ici , le roy la luy avoit donnée. Ledict seigneur de Montpensier demeura à la porte, qu'il trouva fermée, et luy fit-on parler pardessus la muraille, que M. de Ruffet n'y estoit point , lequel pourtant faisoit parler le truchement. Il fut coniraincl s'en retourner à Poicliers. d'où il esloit venu trouver la reyne, à laquelle conta tout ; il sembla en estre aucunement faschéel despité, et eslois dans la chambre quand il en faisoit rapport à la reyne, qui l'asseura que le roy luy en ferait raison. Mais, après avoir songé un peu à soy, il dit : « Madame , j'en auray bien raison «sans que le roy et vous vous en mettiez en «peine. Il luy semble m'avoir faict un affront a et opprobre que de m'avoir fermé la porte, de «m'avoir faict parler par-dessus la muraille, «et par une vieille, sans avoir eu le courage •de comparoistre ; mais comme poltron et «craintif, il s'est caché , et a faict dire qu'il n'y «estoit pas. Tels (raids se font par telles gens «qui le ressemblent; car, s'il fust esté brave et a généreux, il debvoit estre monté à cheval avec- «ques ses gens, et venir parler à moy en brav«
«et asseurée contenance, et jiie dire tout à plat «et en parolles, fustou modestes ou audacieuse», •que je n'y entrerois pas ; car ainsy doibvcnt « procéder en telles actions les braves et vail- « lans capitaines , et parler en lyons , et non «cachés comme renards dans leurs tasnieres : «mais, en quelque part qu'il soit, je l'auray «bien.»
On trouva que M. de Montpensier disoit fort bien en cela ; et plusieurs à la cour avecques luy disoient qu'il esloit bien mieux séant à un gentil cavallier et brave capitaine user de telles façons cavalcrcsques que poltronnesques, encor que ledict Ruffet eusl réputation d'aucuns de valoir quelque chose.
Au bout de quelque temps, le roy le pria d'oublier le tout ; mais il y eut force difficultés , que je me passera) bien de dire : mais pourtant, quand la reync emmena la reyne sa fille en Guyenne au roy de Navarre son mary, jamais M. de Montpensier ne le voulut voir, non pas d'entrer dans Coignac qu'il y fust, où il rstoit lieutenant du roy au pays; autrement, que s'il se presentoit devant luy, il luy donnerait de la dague dans le sein. Parquoy la reyne fut contraincte, de peur de scandale, de commander audict sieur de Ruffet de partir et s'en aller.
Ainsy parla M. de Montpensier, et ainsy aussy M. le mareschal de Montmorency ne voulut point fermer les portes à M. le cardinal, estimant estre acte d'un gouverneur craintif et poltron de ne se faire craindre et respecter autrement que sans fermer une porte.
De cest affront y eut M. le prince qui en fut fort fasché, et pour ce envoya un gentilhomme à M. le mareschal pour luy en parler. M. de Montpensier en fit de mesmes, qui en prit plus au vif l'affirmative, d'autant que M. le cardinal luy avoil faict entendre que cela touchoit à tous les princes de France, et aussy bien à M. de Montpensier qu'à luy, et pour ce luy envoya un double de lettre faict de sa main , qu'il prioit de la signer et l'envoyer à M. le mareschal.
Elle esloit un peualliere et assezbrave, car il ne faut doubler qu'elle avoit esté bastic de bonne matière et escrite d'ancre bonne cl bien noire, puisqu'elle venoitd'un fort habile artisan grandement offencé; aussy que M. de Moot-
pensier avoit esté fort gaigné : mais M. le ma reschal y respondit très-pertinemment, et qu'il sçavoit bien quelle différence il falloit mettre entre les princes du sang cl estrangers; que, quant à luy, il le recognoistroit tousjours et le respecterait en toutes choses; mais , quant aui princes estrangers, il les recognoistroit en ce qu'il luy plairait , n'estans plus en France que luy.
Cela s'adoucit un peu par les providences et sagesses de la reyne , mais non pourtant qu'il n'en restast quelque dent de laid, et mondict sieur le cardinal ne brassast à moodirt sieur le mareschal soubs couvert tout ce qu'il pouvoit de sinistre , jusqu'à ce qu'il fut un des principaux solliciteurs de sa prison avecques. une dame de la cour, et fort brouillonne, que je ne nommeray point. Elle-mcsme meTadictyavoir du tout poussé ; et est assez grande et fort partialle, de la maison de Guyse, et fort ennemye de celle de Montmorency, sur le subjecl qu'on luy fit accroire estre l'un des principaux autheurs d'avoir faict prendre les armes pour le mardy gras, et persuadé à Monsieur et au roy de Navarre faire les remuemens que le comie de Goconas et La Molle déclarèrent. J'en parlera}' à part dans le discours de Monsieur, moy estant lors à la cour, et comme le scachant bien.
On se donna donc la garde que pour un malin M. le mareschal de Montmorency et mareschal de Gossé furent encoffrés et faicls prisonniers au bois de Vincenncs , et puis par un beau malin menés par les gardes françoises ei suisses, tambourins battans , dans un coclie, a Paris, dans la Bastille, où ils demeurèrent près d'un an et demy, et n'en bougèrent jusqu'à te que Monsieur s'en alla de la cour la première fois mal content, cl qu'il prit les armes, qui les demanda et voulut avoir avant touteschoses pour le iraiclé de paix ; et en sortirent sans autre procédure de procès.
On disoit à la cour que, sans madame de Montmorency sa femme, que le roy son frère aymoil uniquement , aussy losl qu'il vint de Poulongne eusl faict faire le procès à mondict sieur le mareschal; car ou disoit qu'il avoit quelques preuves coulre luy, et que M. le mareschal de Cossê, qui aymoil quelquesfuis i causer, dit : «Je ne x;ay pas ce que M. de «Montmorency peut a.oir faict, mais, quanta
M. LE MARESCH
«moy, je sçay bien que je n'ay rien faict pour «estre prisonnier avecques luy, si-non pour luy « tenir compagnie quand on le fera mourir, et ■ moy avecques luy ; que l'on me fera de mesmes «que fou fait bien souvent à de pauvres diables » que Ton pend pour tenir compagnie seulement « à leurs compaignons , en< or qu'ils n'aycnt rien « niesfaict. »
Or il se sauva ainsy ceste fois, comme il fit aussy au massacre de Paris, car il estoil proscrit ; mais il s'en estoil allé deux jours devant à la vollerie, qu'il aymoit bien fort.
Or, soit que ce soit qu'on luy en voulust tant, je ne sçay que dire, sinon que je l'ay cognu pour un fort homme d'honneur, de bien et valeur, et qui estoit bon serviteur du roy, et l'a bien servy.
IjCS passionnés luy en vouloient , parce que c'cstoit un seigneur fort politicqet sage, et qui ne vouloit nullement aymer les brouillons ny les séditieux.
M. LK MARESCHAL IVAMVILLE.
Or le roy Charles, en mesme temps, ou, pour mieux dire, un peu auparadvanl, pour jouer son jeu à tout reste contre ceux de la maison de Montmorency , avoit depesché M. de Maugiron et M. de Villeroy en Dauphiné et Languedoc, pour prendre M. le mareschal d'Amville ou mort ou vif ; car desjà M. de Meru s'estoil sauvé avecques les huguenots , et M. de Thoré en Allemaigne, qui fit penser qu'ils estaient tous de la consente de La Molle et Coconnas; mais il eut bon vent, et sentit la fricassée deladiclc entreprise, et pour ce il se garantit très-bien ; si bien que j'en vis de fort estonnés à la cour lorsque des nouvelles y vin- j drent qu'ils l'avoieot failly;car les entrepreneurs avoient faict l'affaire fort facile , et en parloieni fort diversement à la cour : ce que j'escrirois bien icy, mais cela serait trop long.
Le roy pourtant resla tousjours ferme en son opinion : qu'aussy toslqu'il serait guery il dresseroit une bonne grosse armée vers le Languedoc, et ferait audict mareschal d'Amville si ouverte guerre et si à fer esmollu , qu'il le ruy-