‹ Œuvres complètes de Pierre de Bourdeille. abbé séculier de Brantome et d'André, vicomte de Bourdeille (volume 3)Chapitre 168 sur 267 · LE CHANCELLIER DE I/HOSPITAL · texte numérisé non relu

LE CHANCELLIER DE I/HOSPITAL

AnMy estoit-il si parfaict en lettres humaines, qu'il sçavoit bien user d'humanité envers ceux qu'il falloit et cognoissoit en esire dignes; et ainsy ces belles lettres humaines luy rabattoient beaucoup de sa rigueur de justice.

Il estoit grand orateur et fort disert , grand historien 9 et sur-tout très-divin poète latin, comme plusieurs de ses œuvres Tont manifesté tel.

Pleust-il à Dieu nous Fust-il encor en vie, et ce grand M. le connestable, pour nous servir de tels censeurs comme nous en avons bien besoing, qui ont esté autres certes qu'un Caton, le censeur romain, qui trouvoit à redire partout, qui censurait et vouloit reformer tout, se fondant plus en une certaine opiniastreté et une morgue austère et dure reprehension , qu'en une modeste et gentille reformation et censeure, de laquelle se sont aydé M. leçon* nestable et M. le chancellier en leur temps, qui estoient sages et de nature et de pratiques, point sévères, si-non que bien à propos, équitables quand il falloit, non point chagrineux et rebarberatifs, ny séparés des douces conversations , entendans les raisons, ny bizarres ny fantastiques comme estoit ce Gaton , qui, par ses mœurs ainsy farouches et paralles barbares, ne fiist esté bon pour nous autres François, ainsy qu'ont esté ces deux grands personnages, que plusieurs années et longues expériences avoient façonnés , et non comme aucuns d'aujourd'hui qui les veulent imiter, qui ne sont esté faicis que du midy jusques au soir Ce M. le chancellier fut pourtant hay de plusieurs, et tout pour estre politicq et tempéré plus que passionné.

Il me souvient que , quand M. le cardinal de Lorraine vint du concile de Trente à Fontainebleau, il voulut fort exorter le roy et la reyne de le faire publier ; et cela fut fort débattu au conseil devant Leurs Majestés. M. le chancellier en prit fort et ferme la parotle, et s'y opposa du tout, alléguant qu'il estoit du tout contre les droicts et privilèges de TEglise gallicane , et qu'il n'estoit raison de les laisser perdre aucunement, ains les maintenir jusqu'à la dernière goutte du sang de tous les François ; et que par trop légèrement les roys passés en avoient laissé perdre un qu'ils n'eussent dea jamais avoir quitté, qu'estoit celuy qu'ils

avoient d'eslireet crerr des papes, que par justice, droici et raison , ils avoient conquis en remeltani les papes en leurs sièges, desquels nen fust esté jamais mémoire sans eux, et que tels persuadeurs en avoient esté cause, comme les prescheurs de la publication de ce concile.

Puis il allégua que venant de sortir de frais d*une guerre, et ayant achepté la paix à bon prix , et faict ceste guerre aux grands cousis de la France, non seulement de l'argent , mais du sang de tant de braves et vaillans François, et mesmesde Monsieur, son frère, qu'il n y avoit nulle raison que le roy rentrast encor en une autre parce beau concile publié, auquel ne falloit nullement entendre ; et que si ceux qui le conseillent alloient aux coups comme les autres , entretiendroient pUistost la paix que la guerre.

M. le cardinal prit la parolle et fort en collere, et respondit que ce n'estoit point luy qui vouloit la guerre ny qui l'avoit jamais signée, comme M. le chancellier, qui avoh signé et scellé l'edict de janvier, et Tavoit làict publier, qui estoit cause de tous les maux et guerres qui estoient advenus en France.

Pour fin, et l'un et l'autre vindrent fort à se fascher devant Leurs Majestés, jusques aux outrages, reproches et desmentys; de sorte qu elles leur firent commandement de leur taire ; mais ce fut après beau jeu l)eau retour. J'estois lors à la cour à Fontainebleau , et nous le sceumes aussy tost.

Pour fin , M. le chancellier fot creu , et son conseil bon approuvé. Du despois ne furent jamais bien; et luy fut très-bien gardé et rendu, et lorsqu'on luy osta les sceaux, lesquels il quitta fort librement , disant aussy bien qu'il n'estoit plus propre pour les aflaires du monde qu'il voyoit trop corrompues; et fort content se retira en sa maison près d'Estampes, sVstant peu enrichy en son estât, qu'il avoit exercé près de douze ou treize ans sans jamais avoir usé de tyrannie ny pilleries, comme d'autres ont faict d'autresfois.

H estoit chez tuy lorsque le massacre de Paris fut faict; quand il l'entendit, o Voyià un c très-mauvais conseil, dict-il; je ne sçayqui d'à donné, mais j'ay belle peur que la France «en pâtisse. » Et ainsy que ses amys luy dirent

qu'il se gardast , «Rien, rien, dit-il, ce sera «ce qu'il plaira à Dieu quand mon heure sera «venue.»

Le lendemain on luy vint dire qu'on voyoit Force chevaux sur le chemin, qui liroient droict vers luy, et s'il ne vouloit pas qu'on leur tirast et qu'on leur fermast la porte. « Non, «non , dit-il ; mais si la petite porte n'est has- « tante pour les Faire entrer, ouvrez la grande. »

11 ne Faut point doubter que c'estoient gens appostés pour luy Faire mauvais lour. Mais ses serviteurs, contre son dire, tindrent très4)ien les portef Fermées; et, quelques heures après, vindrent encor quelques chevaux , dont on advertit M. ie chancellier, qui, ne changeant ny de visage ny de propos à ces premiers , mais monslrani tousjours une grand constance à recevoir la mort, on trouva qu'on luy donnoit advis que sa mort n'estoit conjurée, mais pardonnée. Il respondit qu'il ne pensoit jamais avoir mérité ny pardon ny mort advancée.

Voylà ce qu'un honneste homme de ses amys nous en dit à M. de Strozzc et à moy, au siège de La Rochelle; car nous n'estions, luy et moy, en ce massacre ; et , pour y gaigner dix mille escus , comme plusieurs de mes compaignons , je n'y eusse voulu avoir esté.

Nous estions en Brouage pour nous embarquer sur mer et Faire un beau voyage bien dessigné; au bout d'un an ou davantage (ce croisje) mourut ce grand chancellier, le plus digne qui ayt jamais esté.

J'ay ouy de ce temps Faire comparaison de luy et de Thomas Morus, chancellier d'Anglelerre, le plus grand aussy qui Fust en ces pays , fors que l'un estoit Fort catholique, et l'autre le tenoit-on huguenot , cncor qu'il allast à la messe; mais on disoit à la cour : « Dieu nous « gard de la messe de M. de l'Hospital ! » Enfin , quoy qu'il creust, c'estoit un (rè.s-grand personnage en tout , et un très-homme de bien et d'honneur. Si Faut-il que j'insère icy ce discours, que j'ay recouvert par grand peine d'un de mes amys, où l'on peut voir une partie de sa vie, belle certes, la forme de son testament non vulgaire, et sa resolution à la mort.

Michel de l'Hospital, chancellier de France, aagé de soixante huict ans , a Faict son testament en la manière que s'en suit :

«J'ay tousjours esté en doute de mon aage t

«par ce que mes amys disotent en avoir ouy «tenir propos à mon père en diverses sortes «lequel maintenant disoit que j'eslois nay «devant la guerre esmeue contre les Genevois, « tantost maiotenoit qne j'avois pris naissance «lorsqu'elle Fut mise à fin par le Feu roy « Louys XII , à laquelle mon père se trouva , seravant de médecin à Charles duc de Bourbon , «duquel alors ledict Charles se servoit, et s'est «servy puis après plus de conseiller que de me- « decin, et n'avoit aFFaire de si grande importance «qu'il ne la communiquast à mon père et ne la « passast par son advis ; car long-temps après que «Charles de Bourbon, estant chassé de France «par envie, et privé de tous ses biens, se Fut «retiré vers Charles d'Austrie, empereur, «mon père le suivit, ayant laissé tous ses en- «fans, tant fils que filles , ne les pouvant mener «avec soy pour leur bas aage, et pour la crainte «qu'il en avoit. Moy, qui estois pour lors à «Tholose, aagé de dix huict ans. Fus enlevé « par soupçon, et enFermé aux prisons publiques, «jusqu'à ce qu'on m'eust relasché et Faict sortir « par mandement exprès du roy, pour ce qu'on «ne m'avoit en rien trouvé coupable.

« Incontinant après survint ceste Fascheuse et «renommée battaille de Pavie, où ayant esté le «roy François vaincu, et peu de temps après « mené prisonnier en Espaigne , Bourbon , com- « mauçant estre odieux aux Espaignols, à cause «de sa vertu et majesté, vint en soupçon à «Charles empereur; d'autant que nos ambas- «sadeurs le Frequentoient et conFeroient de « pnipos délibéré avec luy : qui Fut cause qu'il «ayma mieux retourner en Italie, se voyant «Frustré de l'espérance qu'il avoit du maryage «de la sœur de l'empereur.

«A son retour en Italie, il trouva toutes les «choses changées; car le roy François , y estant «ligué avecques les princes , assiégeoit Miiaii ; «auquel tempsje vins voir mon père; lequel, « voyant que le siège sembloit prendre trop long « traict , ne voulant que je perdisse mon temps , «donna charge à quelques voituriers de m'em • «mener; avec lesquels, estant sorty de Milan «en habit de muletier, je passay, non sans «grand danger de ma vie, la rivière d'Abdua . «au-dessous de la ville de Assan, où il y a>oit «garnison de gens de guerre. Ayant passé la criviere d'Abdua, jarrivay en la rivière de

LE CHANCELLIER DR L'HOSPlTAl cMartinangue, qui est la seigneurie des Veni- i

«tiens , et de là à Padoue, où de toute antiquité des estudes de droict fleurissoienl ; auquel lieu «ayant demeuré six ans , mon père m'appella à «Bouloigne et à Rome , où Tempereur Charles «estoit allé pour se faire couronner roy des «Romains, à la suite duquel mon pereestoit «après la mort du duc de Bourbon.

« De Bouloigne il vint à Rome, puis à Maraseille, où le pape Clément et le roy François «estoient assemblés : là se firent les nopces de «Catherine de Medicis, de la Famille du pape «Clément, de la part de son frère, avecques «Henry, fils du roy François

«Alors, estant à Rome, je fus tant honnoré «que d'avoir une place des juges qu'on nomme «les auditeurs de la rothe : de laquelle nf estant «deffaict par Tadvis de mon père, à cause des «promesses que luy faisoit le cardinal de Gram- «mont de m'advancerau pays à plus grands «estats , je Fus frustré en mesme temps de Tes- «perance que j'avois d'une part et d'autre; car « Testât d'auditeur fut donné à un autre ; et «estant demeuré en arrière par la mort du «cardinal de GranAnont, qui m'avoit iaict re- « venir en mon pays soubs ceste espérance, je « me mis à suivre le palais, où , ayant demeuré « trois ans, je pris à femme Marie Morin , fille «du lieutenant criminel Morin, qui eut pour «douaire un estât de conseiller au parlement ; «lequel ayant exercé environ neuf ans, je fus «envoyé pour ambassade à Bouloigne par le «roy Henry, auquel lieu le conseil universel de «tous les evesques avoit esté jestably et publié « pour reformer la religion : auquel lieu ayant «faict séjour de seize mois entiers, je trouvay, «au lieu d'eslre recompensé de Testât que j'escperois, de grandes picques et altercations «entre les princes et grands seigneurs qui es- «toient pr^ la personne du roy; car, comme «on dit vulgairement : la vertu rencontre «beaucoup d'embusches et empeschemens à sa « naissance.

«Cependant Marguerite, sœur du roy Henry, « et princesse très-vertueuse, me receut , n'estant «pas seulement contente de m'avoir sauvé du « danger, mais me donna un estât de souveraine «authorité en sa maison , et de grands moyens «envers le prince. Par sa bonté et faveur, bien- «tost après, ordonné chef et surintendant des

«finances du roy en sa chambre des coin pies, «et esleu du privé conseil après la mort du roy «Henry; et despuis fus choisy pour conduire «madame Marguerite, sœur du roy, ma mais- « tresse, en la maison de son mary nommé «Philibert. Là je fis tout debvoir, estant près de «la personne de ma maistresse très-illustre, qui «estoit griefvement malade.

«En ces entrefaictes, arriva un courier en «grande diligence de la part du roy François, «qui m'appella pour estre chancellier, qui est le «premier et seul estât de gens de robe longue, «vaquant par la mort de très- noble personnage « François Ollivier.

« J'arrivay à la cour fort troublée et esmeue «d'un grand bruict de guerre, incontinant «après le tumulte d'Amboise, qui ne fut pas « tant de soy dangereux que pour le remue- «ment des partiaux qui bientost après s'ena suivit.

« Alors j'eus affaire à ces personnages non «moins audacieux que puissans, voire qui «aymoient mieux ordonner les choses par « violence que par conseil et raison ; dont pour ^ «roit donner l)on tesmoignage la reyue mère «du roy, laquelle fut lors reduicteen tel estât «qu'elle fut presque debouttée de toute Tadnii- «nistration du royaume; à raison dequoy se. «complaignant souvent à moy, je ne luy pou- «vois autre chose proposer devant les yeux que «Taulhorité de Sa Majesté, de laquelle, si elle «se vouloit dextrement servir, elle pourroit «aysement rabattre et affoiblir l'ambition et «cupidité de ses adversaires.

«Advint que le roy Charles succéda au «royaume par la mort du roy François, son «frère aisné. Le parly de ceux qui pou voient te «plus du temps du roy François fut affaibly, «et la puissance de la reyne mère du tout aug- «meutée : et néanmoins, pour tout cela l'envie «ne se cessa point, car le roy de Navarre, «induict par fauce opinion, tiroitàsoy toute la « puissance de commander, s'usurpant le nom «de tuteur du jeune roy, selon les loix des «Gaulois. Au contraire, la reyne mère se def «fendoit par mesmes loix et coustumes, ad- «joustant à ce les exemples -auxquels on avoit «donné lieu et authorité en semblables ma- «tieres.

«Ce débat estant rapporté aux estats du

a royaume, et iceui induicis ou par équité (car «qui est plu8 équitable que de donner la charge cet tutelle du fils à la mère ), estaus donc iceux «Induicts ou par équité, ou noslre continuelle opoursuitte, donnèrent à la reyne mère la «charge et tutelle du roy et de ses biens, luy «associant pour ayde et conseil le roy de a Navarre.

«H nous sembloit par ce moyen avoir reuny « les cœurs des princes , et aucunement restably «en tout le royaume un vray repos et tranquilalité. Mais la faction et ligue qui avoit manié «les affaires du temps du règne du roy Franttçois, ne pouvoit endurer que d'autres manias* a sent les affaires. Partant , ils suscitoient le roy ado Navarre et les autres seigneurs de la cour «(lesquels se complaignoient que leur puissance «et aulhorité estoit diminuée par Tauthorité «d'une seule mère) à prendre les armes soubs «preteite de religion.

«Or, ce n'est pas icy le lieu ny oostre inten- «tion de dire comment ces choses ont esté tra- «mées et conduictes, et quelles issues elles «ont eues. Je puis seulement asseurer que, cjaçoit que les armes ayent esté prises par «quatre ou cinq fois, j'ay tousjours conseillé et «persuadé la paix, estimant qu'il n'y avoit rien «si dangereux en un pays qu'une guerre ci ville, «ny plus proffictable qu'une paix, à quelque «condition que ce fust.

«De là , tous se prindrent presque à se moc- «quer de moy, qui ne deroandoient que nou- « veaux changemens d'affaires, et qui disoient « haut et clair que ceste guerre se pouvoit mettre «à fin sans difficulté.

«Pour cela ils incitèrent contre moy toute la «noblesse, les princes, magistrau et juges, « lenans conseil de la guerre et de la paix en « particulier, non en public; ce qui ne se pouvoit «faire sans en demander l'advis et conseil du a chancellier, ou autrement le debvoient eux exe- «culer d'eux mesmes, sans en demander con- «seil à autruy, ou bien en attendre l'advis des «parlemens , qui sont souvent juges des aHaires «qui se présentent.

« Ainsy, nous avons presque perdu le roy et «le royaume, toutes choses estans changées à cla ruine de la patrie. Et, non contens de faire «combattre les forces du pays les unes contre ties autres , firent approcher jusques au cosur

a du royaume des estrangcrs de diverses parties a de PEspaigne, Italie et Allemaigne.

ttllelasl nous avons veu, ce que je ne puis « presque dire sans larmes et sans gemissemens, a que les soldats estraugersse jouoient de nous, a de nos corps et de nos biens, quand ceux qui les «debvoient empescher les premiers enestoienl «eux-mesmes lesautheurs et conducteurs, et «qui trouvoient bons tous les maux et mcschan- «cetés qui se commettoient en la France.

«Quant à moy, voyant que mon labeur n'es- «toit agréable au roy ny h la reyne, et que le «roy estoit tellement pressé qu'il n'avoit plus «de puissance, voire qu'il n'osoit dire ce qu'il «en pensoit , j'advisay qu'il me seroit par trop «plus expédient de céder volontairement à la «nécessité de la republique et aux nouveaux «gouverneurs, que le débattre avecques eux , «avecques lesquels je ne pou vois plus demeurer.

«Je fis place aux armes, lesquelles estoient les «plus fortes, et me retiray aux champs avecques «ma femme, famille et petits enfiâns, priant «le roy et la reyne, à mon partement , de ceste «seule chose, que, puisqu'ils avoient arresté de « rompre la paix et de poursuivre par guerre ceux «avecques lesquels peu auparadvant ils avoient «traiclé la paix, et qu'ils me reculoient de la «cour pour ce qu'ils avoient entendu quej'estois «contraire et mal content de leur entreprise ; «je les priai , dis-je, s'ils n'acquiesçoient à mon «conseil, à tout le moins, quelque temps après «qu'ils auraient saoulé et rassasié leur cœur et «leur soif du sang de leurs subjects, qu'ils cm- «brassassent la première occasion de paix qui «s'offrirait, devant que la chose fust reduicte à «une exlresme ruine; car quelque chose que «couvoit ceste guerre, elle ne pouvoit estre que « très-pernicieuse au roy et au royaume.

«Ayant faict ceste remonstrance avant que « partir de la cour en vain, je m'en allay avecqut h « une grandissime tristesse de quoy le jeune roy «m'avoit esté ravy et ses frères, en tel aage et « temps auquel ils avoient plus affaire de nosii*e «gouvernement et ayde; auxquels si je n'ay peu «assister ny d'ayde ny de conseil si long-lemps «que j'eusse bien voulu, j'en appelle Dieu à «tesmoing, et tous les anges et les hommes, ique ce n'a pas esté ma faute, et que je n'ay «eu jamais rien si cher que le bien et salut du «roy et de ma patrie ; et en ce me sentant

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