‹ Œuvres complètes de Pierre de Bourdeille, abbé séculier de Brantôme et d'André vicomte de BourdeilleChapitre 109 sur 119 · DAMB DE SAINT-BONNET · texte numérisé non relu

DAMB DE SAINT-BONNET

Adrienne de Bourdeille , dernière fille d'André, vicomte de Bourdeille, née depuis l'an 1&62, fut légataire de son père de la somme de quinze mille livres par son testament de 1567 , et réduite comme ses autres sœurs à la somme de trois mille trois cents trente-trois écus un tiers revenant à celle de dix mille livres.

Par le dernier testament du vicomte de Bourdeille, de l'an 1681 , elle portoit le nom de damoiselie de Mata, sous lequel la vicomtesse de Bourdeille , sa mère , luy légua la somme de onze mille trois cent trente-trois écus un

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tiers, par ses testament et codicille de 1694 et 1696, pour luy tenir lieu de tous droits paternels et maternels, et de dot pour se marier. Elle étoit encore fille en 1697, qu'elle assista au mariage de l'héritière et vicomtesse d'Aubeterre, sa nièce, avec le baron de la Serre. Enfin, se trouvant dans un âge assez avancé, elle épousa, par contractdu 19 février 1602, noble Léonard d'Escars, seigneur de Saint- Bonnet et de Saint-Ybar, fils atné de feu noble Léonard d'Escars, seigneur de Saint- Bonnet, de Saint-Ybar et de Phialez, et de

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Catherine de Jougoac de Forsac. Les seigneur et dame d^Amblevilie furent les seuls parents de la damoiselle de Mata qui assistèrent à son mariage.

Le seigneur de Saint -Bonnet éloit beaucoup plus jeune que la damoiselle de Mata, sa femme. Le conlract de mariage des seigneur et dame de Saint>Bonnet , ses père et mère, datte du 14 novembre 1670, en donne la preuve. Il avoit été déclaré héritier universel par le tes* tament de son père du 34 avril 1696, après la mort duquel s'étant trouvé impliqué dans le duel où Jacques de Rabenne. seigneur d'Usson, fut tué en 1698, par Charles de Sédièrcs, seigneur de Montamart, il fut obligé de prendre des lettres de pardon. Ces lettres luy furent expédiées le 37 may 1698 , et entérinées le 24 novembre suivant à la prévôté de Thôtel du roy. En conséquence, il sortit des prisons du Fortrfivèque de Paris, où il étoit détenu prisonnier, après avoir payé cent écus d'or au soleil à la veuve du feu seigneur d'Usson pour intérêts civils.

Quoyque les qualifications qu'il prend dans ces différents actes ne soient pas aussy relevées que celles des époux des autres sœurs de la damoiselle de Mata , il ne leur cédoit pas pour cela en naissance , comme on le peut voir par la généalogie de la maison d'Escars, rapportée dans Y Histoire des grands officiers de la couronne de la dernière édition , t. II , p. 227, etc.; mais il étoit d'une branche cadette ; et n'ayant d'ailleurs ny charge, ny employ militaire, il se renfermoit dans les bornes qu'observoit encore alors sur les qualifications Tancienne noblesse, qui depuis s'est trouvée dans la nécessité de les porter jusquà l'abus , pour ne pas parottre inférieure à la nouvelle noblesse, qu'ont produite les charges vénales de différentes espèces.

L'hérédité universelle, qu'il tenoit de son père, lui fut confirmée par le testament de sa mère du 11 juin 1610, dans lequel il est qualifié, messire Léonard d'Escars, chevalier, seigneur de Saint-Bonnet. Peu de temps après, il fut appelle à une succession plus considérable ,

par le testament du 3 décembre 1613, de haut et puissant seigneur messire Jacques, comte d'Escars, son cousin, aine de la maison. Ce comte, se voyant sans enfants, luy légua la jouyssance de la moitié de ses biens, et substitua le fonds à Jacques d'Escars , son filleul , fils aine dudit seigneur de Saint-Bonnet, pour conserver les noms et armes de cette maison.

Eu 1614, il étoit en querelle particulière avec messieurs d'Âutfort, qui formoientdes assemblées pour l'aller attaquer les armes à la main; mais il fut soutenu par le vicomte de Bourdeilie, son beau-frère, qui appaisa cette affaire.

Le seigneur de Brantosme, dans le dénombrement qu'il fit de ses neveux en 1602, se contenta de le reconnottre pour tel, sans en parler d'ailleurs ny en bien , ny en mal, et luy continua la même grâce, quM n'avoit pas faite à ses autres neveux, dans son dernier testament de 1609, par lequel il institua la dame de Saint-Bonnet pour l'une de ses héritières universelles.

La dame de Samt-Bonnet habitoit en Limousin. Elle est qualifiée haute et puissante dame Adrienne de Bourdeille, dame de Saint- Bonnet, dans une procuration qu'elle passa le 28 septembre 1624, pour donner son oon sentement au mariage de Henry de Bourdeille, baron de Mata, son neveu, avec damoiselle Claude Rouault de Thiembnme, qui fut contracté à Paris le 9 janvier 1626. Elle paroissoit alors veuve.

Depuis ce temps, les titres de famille ne font plus mention d'elle. 11 est certain que son mary ny elle na vivoient plus lorsque la comtesse de Duretal, par son testament de l'an 1641, fit des legs à leurs enfants et petits-enfants.

Cette branche des seigneurs de Saint-Bonnet s'éteignit , à la troisième génération , dans la personne de Jeanne d'Escars, filleule et petite-nièce de la comtesse de Duretal. Elle fut mariée avec Charles d'Escars, baron de Gaubon, et aussi comte d'Escars, son parent, qui a laissé postérité actuellement existante, sous les titrés de comtes d^EscarSi marquis de Pranzac, etc.

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HENRY DE BOURDEILLE

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