MADAME YOUND DE FRANCE
G^est une chose que j^ay veu noter à de grandes personnes, tant hommes que dames de la cour , que coustumierement les filles de la maison de France sont esté et sont fort bonnes ou spirituelles, ou gracieuses, on généreuses, et du tout bien accomplies; et, pour confirmer leur dire, n^alleguoient celles qui avoient esté du vieux temps ny les antiques, mais seulement celles dont elles avoient eu cognoissance , et qu'elles en avoient ouy parler à leurs pères et ayeuls qui avoient esté à la cour.
Or entre autres, et pour la première, elles alleguoient madame Yoland de France, femme au duc de Savoye et prince de Piedmont.
Elle fut une très-habille et bien sœur de firere, le roy Louys XI. Elle pencha un peu du party du duc Charles de Boui^ongne, qui estoit son beau frère pour avoir espousé sa sœur aisnée Gathe* rine , qui ne vesqnit guieres après avoir espousé son mary , et pour ce ne peut longtemps ses