‹ Œuvres complètes de Pigault LebrunChapitre 12 sur 20 · CHAPITRE VIIL · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIIL

La Baronnet entre en exercice ^ et commence

ses fredaines,

Charles et son compagnon descendirent à V Aigle noire i la meiflleure auberge de Berlin^ située sur la place d'armes , assez irapropreroeiit nomméel Jardin du roi, Brandt sentait à mer* veille que les premières impressions sont celles qui restetit , et il ne doutait pas qu'un baron de quinze an$, descendu d'une chaise de poste à V Aigle noire ^ y faisant pendant vingt -quatre heures la dépense d'une»altesse , ne fixât aussitôt l'attention de la ville et de la cour. Il ne se disait pas ces choses-là précisément comme je les rapporte ; mais c'était le fond de ses idées.

Il logea son jeune ami dans le plus bel appar-* teraent, ordonna un dîner de vingt couverts, et demanda le perruquier du roi. Une espèce de petit-maître, à serviette sur le bras, lut répondit en souriant , que le roi se faisait coiffer par son valet-de chambre, a Eh bien ! dit Brandt, qu'on « me cherche un valet-de-chambre pour mon- (c sieur le Baron.»

Pendant qu'on cherchait le valet-de-chambre , Brandt tira de la malle de Charles , son frac galonné en or, son chapeau Ulk'dé, ses bottes cirées, et son épée à monture d'argent. Il étala ces divers objets sur les fauteuils , et regardant

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le petit Barqjii , en riaut dans ^ moustache , il disait tout bas : « Qu^nd le petit drôle aura un «joli cQup de p^gij]^, et tout cela sur le corps, (( les fenamçs de la cour m'en diront dçs nou- « velles. »

Charles, eia^ore tou^ entier à la nature et à U reconnaissance, avait pris^ une p^ume et du pa^pier ; il éci^ivait à sa ipaèi^e. Son stiyle était simple comme sqq cœur; il ne pç:^sait ps^s à avoir de Teii^prit : ^us$i , pas une expression recherchée , et psis un mot qui pe peignît le sentinQ^nt.

L'aiçiiable enfant cachetait sa lettre ^ lorsqM et la porte s'puvrit. Lç garçon servant introduisit un grand d^ôle , qui s^ présenta assez bien , et qui assura monsieur \^ Baron de son dévouement et de son respect. lii'andt le fixa^ , et chercha à retrouver ()es traits 9 que le temps avait un peu altérés, Celui-ci observa le hussard à son tour, et pafut ^proviver une surprise agréable. Ils avaient l'air ^p sç dire : Npus nous connaissons ; xnais où noi^s sommes, - nQus vus ? Enfin le frcUer , ^pnt Jçs yeux étaient les plus sur^ , parce qu'ils étaient les plus jeunes, deniands^ à Branc^t s'U n'avait jamais passé à Marhek ? « Eh ! « sacrel)leu, m'y voici, s'écria le hussard. Vous a êtest le sej'ge^t bavarois qui me fit esquiver « p^r la poterne, après que j'eus jeté un caba- « f etier dans une chaudronnée de tripes. Embras- « sons-nou^, mon cher Hantz. Je suis enchanté « de vous revoir. »

3i8 Lfes jsàrons

On pense biéii que , sans autre examen , Hântz fut invité à entrer au service.de monsieur le Baron. A l'instant même , il mit habit bas , papillota la plus jolie tête du monde, et pendant que ses tortillons refroidissaient , il raconta à son an^ cien comment il avait encore déserté des troupes bavaroises; cohiment il avait passé dans la petite Pologne, où il avait repris son métier de coiffeur; comment enfin il était rentré dans sa patrie, après l'amnistie que Frédéric II publia à son avène* ment. Il ajouta, qu'ennemi de toute contrainte, il n'avait voulu s'attacher à personne; qu'il peignait les barons et autres, qui descendaient à VJigle noire; mais que pour prouver à Brandt le cas particulier qu'il faisait de sa personne, il accédait à toutes ses propositions.

Un élégant fer-à-cheval, cinq à six boucles en aile de pigeon , une longue queue à rosette , prouvèrent bientôt les talens incontestables du sieur Hantz, et embellirent Charles, au point de le rendre méco/nnaissable à ses propres yeux. Le petit bonhomme se regardait avec complaisance dans la plus haute et la plus large glace qu'il eût encore vue, pendant que Hantz lui chaussait ses bottines , lui passait son frac vert , et donnait le coup de vergette à son chapeau.

Charles, rassasié enfin du plaisir de se voir, se disposa à faire deux visites, qu'il jugeait indispensables, parce que sa mère lui avait recommandé de ne les j)as différer d'un instant : la

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pretûière à monsieur àe Spanclock , ancien officier aux cuirassiers, qui devait veiller particulièrement sur lui ; la seconde au général comte de Fersen , à qui il devait son admission dans les pages.

Ni lui , ni Brandt ne connaissaient Berlin. Hantz s'offrit à leur servir de guide. Il marcha en avant, et les conduisit dans le quartier de la Landschaft. C'est sans contredit la partie la plus resserrée et la plus mal-propre de la ville ; mais enfin c'est là qiie demeurait monsieur de Spandock, à ce que disait la suscription de la lettre, et l'on ne dispute pas des goûts.

On arrive à la porte , on frappe , on demande à voir monsieur. « On l'ouvre , répond une vieille « gouvernante. — C'est de la part de son ami « Werner. — On l'ouvre, vous dis-je. — Mais j'ai « une lettre à lui remettre. — Ce jeune homme a est-il fou ? Vous ne savez donc pas l'accident et qui lui est arrivé hier? — Non, qu'est-ce? — « Il est mort d'une goutte remontée. C'est égal , « dit Brandt , en prenant la missive et en la jetant « au nez de la gouvernant» ; voilà la lettre à son « adresse ; faites-en ce que vous voudrez. »

Charles ne fut pas très-fâché de la mort d'un homme qu'il ne connaissait pas , et qui , à le juger par la rue qu'il avait choisie et la mine refrognée de sa gouvernante, ne devait pas être excessivement gai ; et puis , le Baronnet , malgré sa modestie apparente, était quelquefois tenté

de croira qu'il n'avait b^i^iin de perspnpe pour se conduîjre parfaitement.

Il Feslait à voir le général;, que peut-etipe o^ n'ouvrait pasi, et Hant:q conduisit ^n iiioiiYes^H msutre dans la rue de Lieipsick, où était l'hiotel du comte^ Il était. $orti à pied , poi^i* se i^e^ndre à la parade , et nos voyageurs le renoontrèreci^ au détour de la rue. « L€i voilà, dit Hantz,, qui le ff voyait quelquefois.. » Cbarle^ l'abordai 9;i^^tôt , et lui pr^enta respectueusemept \^ p^qii^t ^ Weruer- I^e géuéral l'ouvyit , et après avoi^ re^ coQuu la signature , il examina le jeune homme de la tête aux pieds ^ d'u^ air sévère et froid. <c Combien aye^-voust passé de tf^n^ps à vqtre « toilette f lui deiuanda-t-^il sècheineut ? » Choies interdit , ne savait que répondre, a AUe^ f^ire « couper ce. toupet et çe^ faces y quittez pet ha- « bit galonné , et revenez ipe joindre sur la pl^ce « d'arntes » ; et il continua son cben^in, Cb^irl^Sk , la larme à l'œil , retourna à son. auberge, lï^ntz. 9 fidèle exécuteur dQS» volontés du générf^ 9^ lui ^X en un tour de main uuq tète èi la pru^ien^Ç- I^e modeste babit de yciyag^ remplaça le fr^q ga* lonné, et on sortit pour ^e rendre à 1^ pl^ce d'armes.

La ligne était formée , les sentinelk^ pl^çéies , et Cbarleg ne savait coinment pénétrer jusqu'au comte de Fersçn. 3randt, qui ne doutait dç rien, se présentait partout, annonçait pi^rtout son Ba- Ton , et trouvait partout des fusils en traV^^a , d^s

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poignets Cermes , et de& figtires rébariiiatives cpii ne permettaient pas d'aller plus loin. Biraïuk, plein de respect pour la consi^ae^ grondait ce**^ pendant entre ses dents « et ne concevait pas( €om*> ment totis les passages ne s'ouvraient pas an seul nom du Baron de Felsheim y présenté par un homme tel que lui.

Un caporal da régiment des gardes s'a|^ocha enfin, le dos de la main étendu sur le coté du chapeau 7 les talons joints^ la poitrine ouverte et la tête fixe. Il demanda à Charies si ce n'était pas lui qu'attendait monsieur le général. D'après sa réponse, les rangs s'ouvrirent, et Brandt, à la faveur de son uniforme y passa avec son jeune ami. Le général s'avança au-devant de son protégé; il le considéra de nouveau, et ne dit rien. Il parut étonné de voir Brandt une seconde fois , et de* manda qui il était, ce C'est, répondit le jeune « homme d'une voix assurée, un brave scrfdat, <t qui a Élit toutes les guerres avec mon père, qui « a sauvé monsieur Werner à Petervaradin , qui a « élevé mon enfance , et qui me sacrifie le rest^ « de sa carrière. — Pourquoi, reprit monsieur de <c Fersen, êtes* vous hardi, quand vous avesi du et bien à dire des autres , et me répondez -vous « à peine quand je vous parle de, vous? » Charles rougit et baissa les yeux. Le général jui frappa sur l'épaule, et le conduisit vers un gpDs d'officiers, au milieu duquel était un homme très<simplement vêtu. « Cet homme que vous voyez

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« là, dit monsieur de Fersen en s'approchaht ^ « est le roi que vous allez servir. Il n'a <ii fer-àa cheval, ni boucles à Taile-de-pigeon , ni habit a galonné.

<i Est-ce là, demanda Frédéric, le jeune homme « que vous m'avez proposé? — Oui, sire, et je « puis répondre à votre majesté qu'il mérite le « bien qu'on m'en a écrit. — Comment se nommea t-il .^ — Felsheim. — Je le sais. Son prénom? — « Charles. — Vous direz à mon adjudant de me « l'amener demain à mon lever » ; et il continua de s'entretenir avec les généraux qui l'entouraient. « Le roi se lève à trois heures, dit mon- « sieur de Fersen à Charles. Vous viendrez trouver (c le commendant de la grand'garde , il aura « des ordres; allez. Ah, un mot encore. Vous « viendrez me voir dans quinze jours. Je serai ce bien aise de savoir comment vous êtes avec « le roi. »

Charles se retirât tout pensif. Il ne savait s'il devait s'applaudir ou se plaindre de l'accueil qu'il avait reçu. Ce n'étaient plus ces douces prévenances, ce tendre intérêt qu'on lui prodiguait à Felsheim. Il ne voyait autour de lui que des maîtres , dont rien ne tempérait la sévérité. U sentit ce que valent de bons parens, et il soupira.

Brandt vint le tirer de sa rêverie, en lui annonçant ifu'il aurait le plaisir de dîner avec tous les pages possibles. Il avait abordé ceux qu'il avait trouvés dans le cercle , et les avait invités à

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venir faire connaissance , le verre à la main , avec leur nouveau camarade. Les pages du roi de Prusse ne font pas une chère splendide : ces messieurs ne furent pas fâchés de se dédommager un peu de leur frugalité forcée, et il se promirent surtout de s'amuser du nouveau débarqué, en buvant son vin. Ils avertirent promptement ceux qui n'étaient pas de service , et le roi était à peine sorti de table qu'une quinzaine de jeunes gens de quatorze à dix -huit ans entrèrent à Yu^igle noire.

La figure et le maintien de Charles plurent au premier coup d'œiL II parut timide et même embarrassé un moment; mais quelques mots heureux , et le ton du grand monde firent avorter les projets de persiflage. On se disait à l'oreille que la nouveau venu avait l'air bon enfant ; on lui fit des avances avec cette cordialité qui distingue cet âge heureux, et au bout de dix minutes on se parla comme si l'on s'était connu depuis dix ans.

On servit un dîner tout-à-fait différent de celui que Brandt avait dirigé au château de Felsheim , seize ans auparavant. La somptuosité et l'élégance de celui-ci surprirent agréablement le hussard, et les éloges de messieurs les pages mirent le comble à sa satisfaction. Charles joua parfaitetement le rôle de maître de maison. Il fit les honneurs avec une grâce, une amabilité. et une politesse qui lui méritèrent des applaudissemens unanimes. A chaque mot flatteur, Brandt versait

à la ronde et assaisounait son vin <le quelque tTHit plus ou moins plaisant. On y répandait, il allait son train, et bientôt la conyersatîoja ^e monta sur le ton le plus gai.

Les vitis étrangers ajoutèrent à la belle bumeur. On rit^ on parla , on chanta tout ensemble. Les espiègleries ^ucédèrent aux chansons. On se faisait des niches, on s échappait, on se. poursuivait , on renversait les meubles; rien n'était joli icomBAe cela.

Le temps s'écoolait ; on ne pensait pais que le Toi montait à cheval à quatre heuves : il en était trois et demie. L'écuyer cherchait les pages , et ne les trouvait pas. Il sortit sur la place d'armes, et les éclats de voix qui partaient de l'aigle noire le -mirent d'abord au fait. U tremblait >que ces •étourdis ne fussent ivres ; ils n'étaient bjeuse^sement qu'échauffés. U entra dans la chambre, où se passait l'orgie, avec le sérieux ^t la morgue d'un officier subalterne. A son aspect <la gaîté ^'évanouit ; on se lève , on se heurte , on se priasse , c'est à qui sortira le -premier. On entraîne après soi les tréteaux, la table, les bouteilles, les porcelaines, les cristaux; tout eetrenversé, toiUest en pièces; mais qu'importe? on a franchi l-escalier, volé à travers la place; onenire à l'écurie, on bride son cheval, on saute en selle, et ;le roi n'a pas paru encore.

Brandt n'avait pas entendu faire les choses avec autant de magnificence. Il comptait simplement restaurer ces messieurs, et il n'était pas disposé

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à renouveler les lïsteïxsileà de la maison. H resta pétrifié à la vue des débris qui couvraient le parquet. Son œil se porte douloureusement sur un àinéùblémerit de damas gris-de-lin. Les Hqueurs, les sàùcéS en ont couvert une partie ; tes bottes oiit mis le reste au ttôîr de fumée. A 'cet aspect, "BranAt trépigne , jure , sacre , tetnpètè , il a des crispations. « Ne te fais pas de peitte , tnbn ami , « lui dit Charles , cela ne riemédie à rien. Je ne « vois (^u*un parti à pt^endre , 'c'est de payer et « dé se taire. — ï?i Tan ni l'autre , corbleu. — « Prends donc garde que tu vas me compromet-^ a tré. Ijè roi, dît -on, n^efntend pas 'raillerie sur « tés sottises de ses gerls. » Brandt né savait pas répliquer, dès qu^il s'agissait des intérêts de son ïtàroh , et il demanda la Ckrte.

Dix frédérics d'or (i) pour un dmer ! Brandt rie concevait pas que douze à quinze jeunes gens éûàsérit pu manger autant d'or : cependant il paie les dix frédérics. ' On lui présente aussitôt lin second mémoire pottr effets cassés, meubles gâtés , etc. le tout réglé en conscience à ^trente frédérics. « Sa:cré mille canons, s'écrie-t-il en res- « serrant son or, si je paie cela, que le diable « m'extermine ! Je casserai plutôt ce qui reste c< dans là maison. — ^ ïoli expédient ! pensé donc ff que le roi... — ^Leroi... — ^Le roi!... — ^C*est bien

(i) Le frédéric d'or "valait io livres.

33G LES BAROjyS

a pour ne pas vous brouiller avec lui que je lâche « mes espèces. Pauvre bourse ! elle était si ronce delette tout-à-l'heure, et il n'y reste presgue « rien. J'avais bien besoin de vous faire jouer c( l'altesse ! Imbécille ! avec les meilleures intentions <( du monde, je ne fais jamais que des sottises. »

L'hôtellier s'était retiré en faisant de profondes révérences, que Brapdt n'avait pas seulement aperçues. Il était étendu sur un canapé , tenant toujours , sa pauvre bourse ; il la tournait la retournait, et la regardait en soupirant. Il tire enfin un petit sac de peau de la doublure de son gilet ; il l'ouvre, pousse encore un profond soupir et le vide dans la bourse. — « Que faisrtu là? dit Charte les ? — Je répare mes extravagances. — Cet arec gent.... — Il est bien à moi; ce sont mes pe- « tites épargnes. — Mon ami, lui dit Charles en « pleurant de tendresse , je ne le souffrirai pas. « — Seriez-vous humilié de faire bourse commune « avec moi ! ai-je rougi de vivre dix-sept ans des a bienfaits de votre famille ? Moin.$ de fierté, jeune a homme ; ménagez le compagnon d'armes de « votre père. » Charles ne le heurtait jamais que dans les choses où il pouvait se compromettre. Il l'embrassa avec une effusion d'ame, bien naturelle .en un pareil moment, et il se promit de dédommager un jour son vieux ami de ce nouveau sacrifice.

Quand on fut un peu calmé, on se consulta sur ce qu'on allait faire. Il n'y avait pas d'apparence

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de rester plus long-terafps dans ime auberge^ où an dépensait quarante frédérics en deux heures : on ifcortit pour aller d^rchèï* im logement , qui ne fîjkt pas meublé de daùias, et où on ne lût |>as s6rvi eit porcelaine.

Chai^les et son Talet-de--chambre devaient log;er an diâteàu. il ne allait k Bratndt qm'une eh^mbre modeste et un bon lit. On trouva cela justement ch^ un cbareutâer, qui débitait du vin, situa* tiiôn tout-^à-£ait convenable aux habitudes dit bonhomEâe. On y fit transporter les paquets et la aDaUe, et osa soupa, aussi modestement qn'oÉi avaîi; fait de fracas à (Huer.

a douchez-votis , dit Brandt à son Baroii , en « te leVaiit de fiable. — Mais tu n'as qu'un M. — <x ie dormirai deiq||M% — rMais... — Hé, sacrebleu « que de raisoi»s ! Couchez- voos , vous dis-je. Vous <(.fbf^afeiklere2%vous devant le roi avlec les yeux a abaltus, la figure allongée, et lui répondrez* a VOUS en lu) bâillant au nez ?» Il fallut, bon.gi^é , mal gré, que le jeune homidese laissait mettre au li^^ Hânts «t Brandt prirent une table et des taréts, ils murent un pot de vin à oôté d'eux, et commeaeërent une {Partir, qui* dura jusqu'à deux heures et denaie.

« A.lk>ns, jeune homm>e, debout »v cria le hu»-. s^?d^ des qu'il eut entendu l'horloge. Ûkarleâ ouvrit 1«& je^çÈL , étendit les braâ , se tournai du coté du mur et se rendormit : de sa vie il ne s'était levé ai matin, firandt prend le matelas, et le tire au

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