‹ Œuvres complètes de Pigault LebrunChapitre 17 sur 20 · IL · texte numérisé non relu

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Charte», Brandt et le barbier, passèrent la nuit Qfia^niJ^le.. Au point ciu jour , le page monta à c^val , et se rangea auprès du ro4 , qui se mit à 1^ tête de son régiment des gardes^ La hussard et le barqu se serrèrent encore la main ; on partit^ ^%\^ brave bomrae suivit son jeune ami des yeux, aus$i long-temps qu'il put le distinguer.

Dqmx mots sur la situation politique de TEurop^. L'empereur Charles YI n'était pius. Si la mopt du roi de Pologne, Auguste 11, avait causé dei^ troubles , celle du dernier prince de la maison il' Autriche dev^t, amenai? de grandes révolutions. Les états de cette maison semblaient devoir être déchirés.

Marie^Thérèse,. fille aînée de Charles VI , réclamait l'héritage de sou père. L'électeur de Bavière, le nouveau roi de Pologne, celui d'Espagne, établissaient leurs prétentions sur des testamens, ou sur les di^oits de leurs femmes, qui descendaient des branches aînées, Louî^ XY aurait pu y prétendre è d'aussi justes titres que personne, puisqu'il descendait en droite ligne de la bran* çhe aînée masculine d'Autriche , par la femme de Louis XIII et par celle de Louis XIV.

Frédéric, CQUime nous l'avons déjà dit, prétendait à quatre duchés en SUésie. Il avait prévu dès long- temps la confusion générale, et avait toutf préparé pour en profiter.

Il commença par faire proposer à AfarierThérèse de lui céder la Basse-Silésie. II offrait, en échanj^i

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son crédit , de l'argent et ses armes. Il kit garan*tissait le reste de ses états, et promettait îa couronne impériale à son époux. Des ministres habiles prévirent que si la refaie de Hoij^prie refusait de telles offres, F Allemagne serait embrasée: Cette princesse était sans trésor, et presqfue sans armée. Quelques faibles corps étaient dispersés dans SCS vastes états.

Cependant elle ne put soutenir l'idée de démembrer son patrimoine : elle était impuissante et intrépide. Le roi de Prusse , voyant qu'en effet cette puissance n'était qu'un graxid nom , et que l'intérêt de dijfférens princes lui donnerait infait* libiemont des alliés , se nrii en marche pour attaquer la Silésie.

On avait voulu mettre sur ses A*apeaux pro Deo et patriâ. Il raya pra Deo , en disant que Dieu ne se mêle pas des querelles d!es btnnmes, et qu'il s'agissait d'une province et non de religion. Il eût pu aussi rayer pro pctbiâ : un nr absolu n'a point de patrie, et quand il feit la ^erre , c'^est pour son compte pwticuUer.

On portait, devant son régiment des gardes, Faigle romaine en relief, au haut di'une pique dorée. Cette nouveauté hii imposait la néces* site d^étre invincible. Enfin, il harangua sofi armée, pour ressembler en tout aux anciens Rof mains^ Mais il eut conquis toute l'Allemagne, qu'il eût été aussi loin de la puissance de* Césae

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qu'un gouverneur de TAnjou ou du Maine Tétait de celle de Louis XIV.

Nous rapporterons maintenant les évènemens de cette guerre , auxquels Charles eut quelque part , et nous renvoyons le lecteur qui veut en connaître les détails, à l'histoire de Frédéric.

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