‹ Œuvres complètes de Pigault LebrunChapitre 6 sur 20 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Le Baron meurt , on V enterre ; un Baronnet

le remplace.

Les pressentimens de Brandt n'étaient que trop fondés; Une fièvre d'épuisement se joignit bientôt à la paralysie. Les assassins licenciés de Lunebourg furent mandés. Us questionnèrent madame de Felsheim sur les évènemens de la nuit. Il est une langue que la pudeur n'entend pasr; madame de Felsheim baissa les yeux : genre de réponse qui n'éclairait pas les consultans. Brandt entra dans les plus grands détails, et messieurs, de la faculté prononcèrent à l'unanimité que la Baronne devait se préparer à une séparation prochaine. ^ Elle était bien éloignée sans . doute

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d'avoir de l'amour pour son époux , el cependant sen premier sentiment fut tout entier aux bien-* séances. Le Baron avait des défauts essentiels qu'elle ne pouvait pas se dissimuler ; mais il était son bienfaiteur. Il avait donné pai^ Ëdblesse; mais on lui, devait tout..., tout, jusqu'à l'espoir d'être ^pfin à... On n'osait prononcer son nom; mais son image adorée se montrait de loin en loin , embellie encore des charmes de l'espérance.

Madame de Felsheim combattait ces douces émotions , dont l'ardeur l'effrayait quelquefois. Pénétrée de la sainteté des devoirs qu'elle s'était imposé , elle voulut les remplir avec la plus scrupuleuse exactitude. Assidue auprès du Baron , elle le soignait , elle lui prodiguait ces égards affectueux, qui ne ressemblent pas à l'amour^ mais qui sont satisfaisans. Ses mains préparaient les mixtions, les offraient au malade, et dans ces momens ^ où la nature alarmée sent l'approche d'une totale dissolution , où tout , jusqu'à l'espoir , . s'éteint dans le cœur de l'homme , madame de Felshoim employait cette éloquence douce , ces motifs de consolation , qui ne persuadent pas toujours, mais qu'on aime toujours à entendre. Son époux l'écoutait et ne répondait rien. Il la regardait d'un air attendri qui voulait dire : Elle me plaint , que peut-elle de plus ?

Brandt, qui avait passé trente ans avec le Baron, qui avait partagé ses dangers, ses succès,

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se^ faiblè^s^ ; BraD^lt , qui était né avec tin comr exceUeixt , inaiis absmdonné aux seules impulsions ^e la nsiturç, Brandt, abattu, pâle, égaré, par* cpurait tovites l0s chambres du* château, et partout où il était seul, il s'arrêtait et ouvrait deux sources de larmes, qui ne tarissaient plus. Sa poitrine se gonflait , ses sanglots le suffoquaient , ^t s'il entendait quelque bruit, il fuyait, il portait plus loin les accens de sa douleur. Il se fut cru déshonoré , si elle eût eu des témoins. Brave garçon , tu ne sais que combattre , vaincre ; tu ignores que la sensibilité est le plus précieux des dons , et que , s'il existe un Dieu , l'homme sensible est sa vivante image.

Une semaine était écoulée , et le malade s'éteignait de minute en minute. Madame de Felsheim et Crettle ne le quittaient pas de jour; Brandt les remplaçait la nuit. Il se présenta à l'heure ordinaire. La Baronne refusa de s'éloigner, et voulut renvoyer Brandt. « Je ne le quitterai pas a plus que vous , dit-il ; j'ai vécu avec lui , je l'ai- « derai à moiu'ir. » Et il était debout , les mains jointes et serrées, l'œil fixé sur 'le Baron, qui souleva péniblement la paupière, et lui dit d'une voix éteinte : « Mon ami , viens m'embrasser pour cr la dernière fois. » Brandt tombe à genoux à côté du lit mortuaire ; il saisit un bras privé de sentiment, et le couvre de baisers; la main qu'il presse ne répond pas à la sienne : il ^e relève, ses lèvres s'impriment, s'attachent k celles du

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BajifOn, U $^nibitaît vouloir ranimer de sa vie, lui cpnuuuniqi](av tout son être..

a C'fst ^sea, lui dit monsieufr de Felsheim, <c fais appâpo^er mon époiuse. » La Baronne , natUFelle|Q<^t sensible y étendue daiis une dbaise longue, iT^g^daitj. écoutait, autant que sa prc^re émotion pouvait le lui permettre. Brandt la balance dspi^ le cœur du Baron, et elle n'en est pas offensée : elle est l'épouse d'une Buit ; Brandt Ait l'hoonme de toute sa vie. £Ue se lève, elle s'approche. « Madame , lui dit son époux , j'ai « abusé de votre infortUBe, j'ai forcé le don de « votre m^in ; me le pa^donnez-vous ?» Des larmes seules répondirent. «^J'ai du moins la consola- « tion d'avoir assuré votre fortune. Si quelque <f cbosie de moi doit survivre à moirméme, si <c vous êtes mère , parlez quelquefois à votre ence. £^nt d'un père, qui n'aura pas le bonheur de « le presser dans ses bras. Donnez-lui vos vertus , (c vos qualités aimables... Je vous laisse Brandt; <c. acqwttez-moi envers lui... Adieu, madame... <t je... » La mort a frappé.

Monsieur Heidelberg et Crettle- éloignent madame de Felsheim de ces restes inanimés. Brandt l^s .contemple avec avidité ; il soulève cette tête livide , il la caresse , il lui parle ; les heures s'écoulent , et il ne peut s'en détacher. Le ministre du culte se présente ; il va déposer Ferdinand xv dans la sépulture de ses ancêtres. Brandt tire son sabre, détache. la lèvre supérieure, et l'éle-

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vaut au bout du bras : « La voilà , dit-il, cette mousi( tache, dont le seul aspect faisait trembler nos a ennemis; la voilà cette moustache victorieuse «c à Hoohstedt , à Ramillies , à Malplaquet ; cette a moustache et moi nous sommes inséparables. » Il la baise- respectueusement ^ la porte à son cœur , la serre sous sa chemise , et sort à -pas lents , la tête baissée sur sa poitrine , et dans un morne silence.

Brandt avait oublié le faste , dont il s'occupait essentiellement aux cérémonies ordinaires : le convoi fut simple ; mais le cercueil fut arrosé des larmes de Tamitié, honimage pur et vrai que peu de morts obtiennent , et qu'on remplace aujourd'hui par une pompe stérile, insignifiante, et qui ne prouve que l'opulence des héritiers.

Il y avait trois jours que madame de Felsheim av^it rendu les derniers devoirs à son mari. Crettle lui annonça un homme de connaissance. C'était le jardinier, dépositaire fidèle des secrets de son cœur. Il tenait une lettre ^ qu'il présenta d'un air timide, et qu'on reçut avec plus d'embarras encore. On sentait ce qu'on devait aux bienséances; mais pouvait-on ne pas écouter son coeur ? La lettre était décente , et conforme aux circonstances. Le mot amour ne s'y trouvait pas ; mais tout y était ame, sentiment, ivresse. Madame de Felsheim ne savait si elle devait s'en applaudir ou s'en plaindre. « Il n'est plus , ditce. elle après un moment de réflexion. J'honore

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«( sa cendre; mais ne dois-je rien à celui... ?»£lle écrivit à son tour. Elle voulut être réservée ; elle lie sut qu'être tendre.

Oïi: pense ')>ien que le jardinier ne s'en tint pas à ce premier message; on se doute bien qu'on tie le renvoyait pas sans réponse. Art heureux, qui trottipe les ennuis de l'absence , pourquoi le nom de ton auteur n'est-il point parvenu jusqu'à tious ? La reconnaissance et lamour lui élèveraient des autels.

Madame de Felsheim pensa enfin à mettre ordre à ses affaires. Brandt pouvait seul la guidelr dans ce chaos. Point d'économie , point d'ordre; les produits mangés par anticipation; uri château délabré , sans meubles , sans linge ; des gardes et des pages, inutiles au seigneur et à charge à ses vassaux. Madame de Fel^eim songea qu'il fallait réformer d'abord sa lÀaisoh militaire. Brandt y tenait infiniment; mais la Baronne hii dit , d'un air si doux , qu'elle lui saurait gré de sa complaisance, qu'il Ait mettre lui-même sa garnison à la porte. Ces vauriens furent congédié» avec leur habit et dix florins par tête. Le nombre des commensaux se borna donc à la vieille cmsiÀière^ à Crettle, qui continua son service près de ihadame ^^et à Brandt ^ dont elle fit >oti.fectotttm.

On fit venir un architecte de Lunebourg. Aptes Une visite exacte de toutes les parties du château; il fut ieconnu que, graœ à la néfh- //. 8

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gence dés propriétaires depuis Witikind jusqu'à Ferdinand xv, il fallait sacrifier en réparations cinq à six années du revenu. L'architecte leva la difficulté en proposant de démoli/ le château. La proposition effraya d'abord; mais l'architecte ajouta qu'avec le produit du plomb, du fer et des autres matériaux, il se chargeait de bâtir une maison agréable , saine et commode : ce qui ne pourrait servir à rien comblerait les fossés et la mare. La cour deviendrait un parterre varié qu'ombrageraient , ici l'odorant tilleul , là des touffes de lilas , d'aubépine et de seringat. L'esplanade serait remise dans son preriiier état ; des légumes, des arbres fruitiers en rendraient l'aspect riant, et le rapport en serait utile. Monsieur Heidelberg , expert et laborieux , se chargerait exclusivement de la culture , Br^dt d'arroser , et Crettle de faire des bouquets à madame.

Ce projet accepté, le plan de la maison tracé et arrêté, les accessoires réglés, on ne s'occupa plus que de l'exécution. Il fallait que madame de Felsheim choisît un domicile , au moins pour un an. Elle paraissait embarrassée sur le choix; elle ne l'était que sur la manière d'annoncer celui qu'elle avait fait. On lui nommait Lùnebourg, Battesen , Harborg. Lùnebourg était trop dispendieux, Harborg mal-sain, Battesen si triste! Crettle, en pinçant la bouche , laissa échapper Blekède ; Blekède Convenait à tous égards. La ville était gaie , les fortunes modérées , les habitans affables ;

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d'ailleurs monsieur Heidelberg y avait ses connaissances; il serait bien aise de les revoir, et Ton était flatté de faire quelque chose qui lui lut agréable. Il rappela b scène que Brandt avait eue avec le commandant, et les suites désagréa* blés et même funestes que l'impétueux hussard pouvait y donner. Déjà Brandt enfonçait son bonnet sur ses yeux , et caressait de la main la poignée de son sabre. Madame de Felsheim se tourna vers lui, et dit avec un sourire enchanteur : « Mon père vous prie de ménager le com- « mandant, de lui marquer même des égards. « Promettez-le-moi, mon cher Brandt, ou vous « le priverez du plaisir d'embrasser ses amis. » Mon cher Brandt, répétait le hussard, que flattait la douceur de ces paroles, que désarmait le charme du sourire ! Il promit, il jura par les charmes de madame , et l'on partit pour Blekède. Le premiei» deuil était passé, et l'on craignait encore de se livrer à ces idées délicieuses , qu'on ne saurait éloigner, mais qu'on a la cruauté de combattre. Cependant en approchant de cette ville, berceau des plus douces affections, on démêlait les toits des différentes maisons où on s'était vu, où on s'était parlé , où on allait se voir et se parler encore : on pouvait faire et recevoir des visites. On ne se chercherait pas sans doute ; mais on se rencontrerait chez madame la comtesse, chez madame la baronne. On n'y parlerait que de choses indifférentes; mais on s'entend si bien, même en

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parlant une langue étrangère ! Et puis un vêtettient qu'on touche par hasard ; un pied , qui en rencontré un autre ; une fleur qu'on a réspirée et qu'on laisse tomber; un gand qu'on oublie; un coup*d'oeil rapide comme l'éclair , que la pensée , plus prompte encore, saisit, entend, apprécie: combien ces adorables niaiseries ressemblent au bonheur ! Il faut vraiment aimer pour sentir ce qu'elles valent. Heureux, trop heureux lecteur, si tu les as connues à l'aurore de ta vie.

En entrant dans la ville , le sang coula avec plus de rapidité, le cœur battit avec plus de force, le contentement se peignit dans tous les traits. On respirait le même air , on allait habiter la même enceinte : que ce voyage était différent dli premier !

On n'avait pas de maison à Blekède ; il fallut descendre à l'auberge^ Il y en avait deux , où s'arrêtaient les gens d'une certaine façon, l' Aigle- Noir et le Grand-Monarque. Vis-'à-vis l'hôtel de FAigle-Noir demeurait la mère de certain officier... On eût été aussi-bien au Grand-Monarque ; mais on préféra ?Aigle-Noir.

Il n'y restait que deux appartemens dont on pût disposer. L'un très-beau sur la cour ; l'autre très-petit, et^ assez mesquinement meublé , qui donnait sur la rue ; on prit ce dernier : une veuve de dix-neuf ans , qui veut rétablir l'ordre dans ses affaires ^ doit avoir des vues économiques.

L'arrivée de madame de Felsheim fut bientôt

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la nouvelle de Blekède. Dès le lendemain elle eut chez elle de vrais amis , enchantés de la retrouver, et des curieux, qui grillaient de voir comment lui allait le deuil. Elle reçut les uns avec l'abandon de l'amitié, et les autres avec cette froide aisance qui veut dire : Si j'avais moins d'u«age , je vous prierais de rester chez vous.

Up seul homme , le seul qu'on attendît , le seul qu'on put désirer , ne s'était pas présenté encore. La porte s'était ouverte cent fois, cent fois on s'était tourné vers cette porte , cent fois on avait fait la mine à celui qui entrait , quelque aimable qu'il pût être d'ailleurs. Quoi que vous en disiez , mesdames, il n'est qu'un homme vraiment. intéressant pour vous : c'est celui que vous attendez.

Madame Werner parut enfin, introduite par son fils. Madame de Felsheim courut au-devant d'elle et l'embrassa... Elle l'embrassa !... Était-ce bien elle qu'elle embrassait ?

Werner salua profondément , et on lui répondit par une grave révérence. On ne se dit pas un mot : deux de ces coups-d'œil , dont je «parlais tout-à-l'heure , partirent à-la-£ois , et trompèrent •l'attention maligne des observateurs. Les gens fi^oids ne savent rien saisir.

On proposa des parties. Monsieur Heidelberg fit apporter des cartes , et en un instant tout le Hionde fut occupé , à l'exception pourtant de madame de Felsheim , qui fut prise tout-à-coup d'un violent mal de tête , et de monsieur Wes^er ^ qui

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ne jouait jamais. On se trouva donc en tête-àtête au milieu d'une assemblée nombreuse; on put se parler enfin , et on n'était pas observé : l'intérêt était le dieu du moment.

S'être cru séparés sans retour, se trouver réunis par un de ces coups impossibles à prévoir, pouvoir se dire tout ce qu'on pense , et pouvoir penser d'après son cœur, quel moment pour Wemer ! Réparer envers un bomme charmant les torts de la fortune, contribuer à son avan-

cément, lui consacrer ses. sensations, son être, toute sa vie; quel avenir pour madame de Felsheim ! « Vous me rendez ma Sophie , vous me « rétablissez dans mes droits, lui dit Wemer ^ « voilà les bienfaits inappréciables qui me pénè- « trent, qui me transportent. Laissons la fortune ; « elle n'est rien pour nous. — Mon ami, avez- « vous oublié ce billet ? le voici , il ne m'a pas « quittée. Lisez : Foilà tout ce que j'ai pu faire. « Je ferai aussi tout ce que je pourrai. J'ai en- « core les deux pièces d'or ; je les ai reçues sans « difficulté , et j'en dois les intérêts. L'amour « ennoblit tout , et l'on ne doit pas rougir de re- « cevoir , lorsque l'on n'a pas craint d'offrir, »• Que répondre à cela? Werner prit là main de madame de Felsheim , qui la retira doucement , en lui disant à demi-voix : « Le temps n'est pas « venu ; je vous adore ; mais je n'outragerai pas « la mémoire de mon mari. » Werner fut s'asseoir près d'une table de jeu ; madame de Fel-

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sheim se mit à l'autre extrémité de la salle, et sans se chercher, sans y penser, ils se retrouvèrent l'un à côté de l'autre. Madame dé Felshèim entra en conversation réglée avec une dame , qui n'était pas sans mérite; Werner se mit en. tiers d'un air sans conséquence, qui en a beaucoup quand il est affecté , et l'on ne se quitta plus de la soirée.

Depuis quelque temps madame de Felshèim avait remarqué des irrégularités , qui lui faisaient présager un nouvel état. De fréquentes indispositions, et des indices certains terminèrent enfin ses doutes. Elle n'éprouva d'abord que ce sentiment naturel, mélange touchant d'anxiété et de tendresse , qui attache une mère à l'objet innocent qu'elle n'a pas vu encore , mais dont l'existence la pénètre et la prépare aux douleurs et aux délices de la maternité. Son cœur se reporta bientôt sur Werner. Elle avait pour lui l'estime la mieux sentie , et elle n'était pas sans une sorte d'inquiétude. S'il refusait son amitié , sa compassion à l'enfant de son amante ! si cet enfant lui rappelait qu'un autre... Cependant il était indispensable de l'instruire ; ce secret allait cesser d'en être un. Tous les soirs elle voyait Werner; tous les matins elle se proposait de lui confier son état : il paraissait , elle voulait parler , et les mots expiraient sur ses lèvres. Werner, inquiet lui-même des incommodités continuelles qu'éprouvait madame de Felshèim , alarmé d'une

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