ROGER, FLORIDAN, LE DRUIDE
UNE BERGÈRE, femme de Floridao.
FLORIDAN
En me rendant le jour , Rendez le calme à mon amour.
ROGEB.
^ En quatre mots, dites-moi TOtre affairé.
FLORIDAN
Ayant d'être enchanté, cette jeune bergère, Entre plusieurs amants, me choisit pour épout^
Ce nom, qui vous parott si doux,
Ne peut encor me satisfaire;
Et je sais que, pour l'ordinaire.
L'amant que Ton distingue avec de si beaux nœuds
K'est pas toujours le plus heureux.
Je vous entends, du moins je vous devine; Ou je me trompe, ou vous avez la mine D'être le fils d'un fermier bien rente, Dont le riche mérite a si fort éclaté
Aux yeux d'une avare maîtresse,
Qu'elle a refusé la tendresse . De vos rivaux.
FLORIDAN
Mon père étoit rentier; Mais je n'ai point traité l'amour en fioançiei*^
8o LA 6AGDETTE DE VULCAIN.
Et j'ai gagné son cœur à force de tendresse.
fiOGEH.
J'en doute fort; mais baste, on vous le laisse. Puisque par un contrat Vous Tairez acheté :
Il est à vous, j'entends pour la propriété ;
Car l'usufruit, c'est autre chose;
11 faut que la femme en dispose.
FLORIUAN.
Cet usufruit est encor de mon lot; -^ Pour le céder, il faudroit être un sot.
ROGER
Un sotj d'accord.
FLORiDANi
Oh ! point de raillerie :
Une femme n'est pas comme une métairie; J'en veux être le mattre, et non pas le fermier; Et par la sambleul le premier..* ^
ROGERi
Oh ! tout beau ; respect au druide :
ie ne fais qu'opiner, mais c'est lui qui décide*
LE DRUIDE chante.
Ne craignez rien, rhymefi est Votre asile; Le nom d*époux écarte les rivaux :
De votre Iris la garde est inutile; ^
Ne songez plus qu*à garder vos troupeaux^
È G E R chante sur Fair : O le bon vin ! tu ai endormi ma mère.
O le bon tenjps Où rhymen servoit d'asile t Mais pour à présent,