‹ Œuvres complètes de Regnard (volume 2)Chapitre 80 sur 189 · GALAOR, GARDES · texte numérisé non relu

GALAOR, GARDES

t>ÉRtON éïAnUié 6*est unir deux amants , Que de les rissoler ensemble*

LE ROI

Te voilà donc, méchant suborneur, qui, cotiim^ un Sarrasin, violes les droits de l'hospitalité !

PÉfilON.

Que voulez-vous que j'y fasse? Les filles ont tou-> jours eu de Fascendant sur moi; et, quand je le puis ^ je prends ma revanche.

LE ROi, à élizène.

Et toi, fille déloyale, me faire cet affront, à la fleur de mon âge! (à Dariolette^) Pour toi, chienne de pendarde, s'il n'y avoit point de bourreau, je t'étran-' glerois moi-même. Cest toi qui as mené ma fille à la boucherie.

DARIOLETTEi

Quant à moi, je Fai fait à bonnâ intention : j'ai cru que, quand on s'étoit donné la foi, on pouvoit se parler nuit et jour^ safts rien craindre*

SCÈNEîtt; 12^

LE ROI

Vaj va, tu seras brûlée. Allons, officiers^ faites totre éharge; qu'on fasse Fopérationi

PÉRION

Qu'appelez->>yoUs Topération? Je ne suis pas xna^ lade. A cette heure, je vous avertis que je ne vaux rien rôti.

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