‹ Œuvres complètes de Regnard (volume 2)Chapitre 81 sur 189 · SCÈNE Xlî · texte numérisé non relu

SCÈNE Xlî

(Les §ardes conduisent Périon au bûcher; à Tinstauit il en sort

une ombre.)

LES ACTEURS PRÊCÉbENTS , UNE OMBRE.

. l'ombre chanta.

Ah ! que fais-tu là, téméraire?

Ah ! je défends qu'il soit rôU.

D*Éiizène et de ce compère Il doit naître bientôt un fils Préniatilré cothtne son pèt-é, Et qu'on doit nommer AmadtS.

PÉRION

Comnlentl d'Éiizène et d^ moi il doit naître lia fils qu on nommera Amadis, et vous \ovlet me faire brûler! Ah ! vieux pehard^ je veux te faire mettre à ma place. Alloué, qu'on le saisisse^

LE ROI

Ah! seigneur, je vous demande pardon; et puisque vous mWez sauvé la vie tantôt contre un lion, je consens que vous épousiez ma fiUe^

i3t) Là NAISSANCE D'AMADIS.

PÉRION

Allons, je vous pardonne; et, puisque les destins Fordonnent, j^épouse votre fille. (^ Ëllzène. ) Écoutez, la belle\ voilà un oracle qui me lanterne les oreilles : il dit que j'aurai bientôt un fils; je vous avertis que je n aime pas le^ enfants précoces.

ÉLIZÈNE.

J aimerois mieux être morte, que d'avoir faOli et prévariqué.

DAHIOLETTE.

Seigneur, il ne faut pas que Toracle vous étonne) les filles dans les Gaules sont fort expéditives.

PÉfilON.

C'est à peu près la même chose chez noua, et souvent les pères et mères sont plus tôt avertis de lamul-* tiplication de leur famille, que de la noce de leurs filles.

LE ROI

Allons; qu'en faveur de ce mariage, le triste appa^ reil de funérailles se change en des marques de ré* jouissance.

( Le bâcher se ckaB|^ en une pyramide enflanmée, et forme UQ feu de joie. )

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