‹ Œuvres complètes de Regnard (volume 2)Chapitre 82 sur 189 · GA^AOR · texte numérisé non relu

GA^AOR

Seigneur, puisque vous êtes «n trahi, de marier, voilà Dariolette : tandis que vous jouez gros jeu avec la princesse, ne pourrois^je pas earabioet* avec la soubrette?

SCËNS XIL ï^i

Est-ce que tu perds f^sjyrtt? Ctôîs'-tti tfcte je me soucie beaucoup d un cafalbin eôihtnè toi"?

G AL À OR chante.

Ahl Dariolette^ Si blanchette, si douillçttc, Je connois sut Tétiquette Que tu ne t'en feras prier ; (W fôrscjûé le chevalier De la damenlilit^iÉiplefte, C est la raison que la s<mb<«nè S'ébaudisse avec Vêtxtftip,

DIVERTISSEMENT

UN BEtlGER chante sur ua air de menuet.

Dans le bel âge Où Ton s'engage, L'hymen est doux^ Fille fringante, Que l'amour tente, Sans en rien dire demande un époux.

Mais quand fm |ièr« Trop lent diffère, »

L'amant sincère Doit cependant Prendre d'avance Quelque hcéftcte, Sauf à déduire quand il sera temps.

UN GAULOIS chante.

Au bon vieux temps , On s'aimoit d'amour sincère;

t3a LÀ NAISSANCE D'AMADIS.

Qui pins aimoit, savoit plaire :

Las amants étoient constants

Au bon Yieoz temps.

L'amonr à présent dégénère ; Ce n'est qne feinte et mystère :

Ne verronsiions de nos ans S*aimer comme on souloit faire

Au bon yieax temps ?

(On joae une gavotte, et tout le monde danse. )

UN GAULOIS diante^ On ne peut bien garder les filles ; Elles s'échappent quelque joor :

Les limaçons de leurs coquilles Sortent bien pour faire Famour.

DABIOLETTE.

Quand on est et jeune et gentille, Il est bien fâcheux de mourir; Mais de rester encore fille, C'était mon plus grand déplaisir.

PÉRION, au partent D'Amadis voilà la naissance^ Assez suspecte, à mon avis ; Sans trop médire , U est en Fruact Encore bien des Amadis.

^IN DE LA NAISSANCE D'aMADIS^

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