‹ uvres complètes de Regnard (volume 4)Chapitre 119 sur 181 · LÉCUYER · texte numérisé non relu

LÉCUYER

Oui, que je sois pendu Haut et court par mon col , il vous connoît , madame. Ju[;ez, en ce moment, de l'excès de sa flamme, D'acheter des faveurs trois cents louis comptants, Qu'il pourroit obtenir ailleurs pour quinze francs.

LUCRÈCE

N'étoit tout le respect que j'ai pour votre maître. Vous pourriez bien, seigneur, sortir par la fenêtre. .

l'écuyer.

Moi, madame?

LUCRÈCE

Oui, seigneur; car enfin, pour le roi, Vous vous chargez ici d'un fort vilain emploi.

l'écuyer.

C'est l'emploi le plus sûr pour brusquer la fortune.

LUCRÈCE

Seigneur, votre présence en ces lieux m'importune : Allez, retirez-vous.

l'écuyer.

Voici Tarquin qui vient; Faites votre devoir , je vais faire le mien. Souvenez-vous toujours, beauté trop dessalée, Quand on reçoit l'argent , que l'on est enrôlée.

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